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"Le Jardinier"

Le jardinier de Nice
FRANCE

Le jardinier de Nice

par JMS 28 juillet 2022

Le jardinier de Nice est un récit qui décrit la vie et l’environnement de l’écrivain Alphonse Karr sur les côtes ensoleillées de la Riviera française.

 » La promenade des Anglais conduit au jardin public, dessiné en triangle et planté d’arbres de toutes les essences : oliviers, vernis du Japon, magnolias, bruyères arborescentes, altéas, palmiers, rosiers en fleurs, géraniums, etc., qui tous y réussissent à merveille.

La musique de la garnison y joue deux fois la semaine ; les autres jours, l’orchestre est composé de virtuoses allemands.

La mode anglaise domine dans les toilettes de ville, qui sont plutôt étriquées que tapageuses. Pas la moindre crinoline. La brise de la mer seule enfle par moments les blanches tuniques des filles d’Albion.

Le consulat de France fait face au jardin public.

Le rez-de-chaussée de la maison est occupé par la boutique d’un fleuriste, marchand de légumes et de primeurs.

Sur une plaque de marbre, servant d’enseigne, on lit : ALPHONSE KARR, JARDINIER.

L’ex-romancier part tous les matins de son jardin, qu’on appelle la ferme Saint-Etienne, à un kilomètre du centre de la ville, et vient, monté sur un petit cheval blanc, donner des ordres à sa boutique.

Puis il s’en retourne greffer ses rosiers et tailler ses arbres. »

Le jardinier de Nice est un extrait du livre « Baigneuses et buveurs d’eau » de Charles Brainne, publié en 1860.

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L'Impératrice et les fraises de Nice
FRANCE

L’Impératrice et les fraises de Nice

par JMS 20 août 2025

L’Impératrice et les fraises de Nice est un récit qui raconte une anecdote amusante à propos de ce fruit particulièrement apprécié par la souveraine de Russie.

 » L’impératrice douairière de Russie était très friande de fraises.

Son maître d’hôtel devait, coûte que coûte, lui en procurer.

En 1860, elle fit un séjour à Nice à la villa de Orestis, promenade des Anglais et, naturellement, ce fut la ferme d’Alphonse Karr qui alimenta la table impériale de ce délicieux fruit.

Un curieux incident faillit tout gâter. L’anecdote est savoureuse. Goutez-là.

L’impératrice visite un jour avec une nombreuse suite, le jardin Alphonse Karr, alors en pleine splendeur, jardin qui occupait- le vaste quadrilatère dont les boulevards Gambetta et Tzarevitch forment l’angle principal.

On n’avait pas prévenu l’écrivain-jardinier qui s’en offusqua. Il se retira dans son cabinet.

Des voisins accourent pour le prévenir de se présenter à l’impératrice.

Il refusa :

— Pas le moins du monde, dit-il.

Si Sa Majesté m’avait fait prévenir qu’elle désirait visiter mon jardin, je serais allé la recevoir à la porte de la ferme avec tous les respects qui lui sont dus comme femme et comme impératrice.

Et il ne bougea pas.

Le soir, on en parla dans les salons de la résidence impériale. L’écho en arriva jusqu’à l’office.

Aussi, le lendemain matin lorsque la paysanne de la ferme y porta, comme chaque jour, sa corbeille de fraises, on la renvoya sous prétexte qu’on n’en avait nul besoin et que, d’ailleurs, elles étaient trop chères.

Alphonse Karr consola la jeune fille éplorée et défendit ne plus rien vendre aux gens de la maison de l’impératrice.

Deux jours après, à l’aube, le maître d’hôtel accourait tout penaud à la ferme pour s’excuser et insister qu’on lui vendît des fraises à n’importe quel prix, l’impératrice en voulait absolument.

Il n’obtint rien, Alphonse Karr ayant donné des ordres formels.

Au moment du déjeuner, le maître d’hôtel, pâle et ému s’approchait de l’impératrice pour lui expliquer l’absence des fraises qu’elle avait demandées, lorsqu’il, aperçut sur la table impériale un panier de ces fruits savoureux qu’une main discrète avait placé là.

Le panier portail épingle un carton sur lequel l’impératrice amusée lut ces mots :

 » Le jardinier refuse formellement d’en vendre, mais M. Alphonse Karr vous prie de lui accorder la permission de vous en offrir tous les matins durant votre séjour à Nice. »

L’Impératrice et les fraises de Nice est un texte extrait du journal « La Semaine à Paris » du 17 octobre 1930.

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Le baron Haussmann à Nice
FRANCE

Le baron Haussmann à Nice

par JMS 25 mars 2025

Le baron Haussmann à Nice est une histoire qui rappelle que cette personnalité avait une villa sur les hauteurs de la ville.

« Après son brusque renvoi de janvier 1870 par Napoléon III, le baron Haussmann avait, durant quatre mois, vécu hors de la capitale.

Ce n’est point à Cestas qu’il s’était retiré, dans la propriété du pays bordelais que Mme Haussmann avait héritée de ses parents.

Ulcéré, il avait senti la nécessité d’un autre décor.

Sa colère, il était allé la confronter, dans sa villa Mont Boron près de Nice, avec les paysages ardents, le choc de la montagne et de la mer, l’élégance hautaine de la villa qu’en 1867, au temps de sa fortune, qu’il avait accrochée à un flanc de coteau, sur le rivage méditerranéen.

Sur ses indications d’éternel créateur, son architecte avait transformé là un ancien moulin à huile.

C’était une simple maison de deux étages, rehaussée d’une tour. Mais elle représentait une victoire que le célèbre préfet affectionnait.

Les terrasses avaient été conquises par la mine sur 25.000 mètres carrés de rocher.

Dans un horizon gris d’oliviers, l’éclat soudain des roses, des œillets, des narcisses, des mimosas, disposés par le jardinier Jean-Charles Adolphe Alphand, dès l’acquisition du terrain, comme un hommage de Paris.

Des lataniers balançant leurs éventails. Une allée d’orangers à grands frais transplantés de Monaco, et cette allée conduisant au domaine voisin, c’est-à-dire chez son ami le banquier Jules Frémy.

Du sommet, un admirable panorama ; à droite, le port de Nice, la colline du vieux château coupant de son dos sombre la ville étendue, puis, par la brume peu à peu estompée, la baie des Anges, le golfe Jouan, les îles Lérins ; à gauche, des rades aussi, des presqu’îles dont les formes harmonieuses se déroulaient de Villefranche à la rivière de Gênes ; et, en deçà, l’arc des collines, unissant les deux extrémités de la grève.

Il s’était réfugié dans sa villa Mont Boron, le seul cadre qui fût digne de son orgueil et du rang auquel l’avait voué sa carrière.

Pendant des semaines, il s’était replié sur lui-même en ce nid d’aigle. »

Le baron Haussmann à Nice est un texte extrait du livre « Le baron Haussmann » de Georges Laronze, paru en 1932.

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Le roi de Belges joue les monte-en-l’air à Antibes
FRANCE

Le roi des Belges joue les monte-en-l’air à Antibes

par JMS 10 mars 2020

Le roi des Belges joue les monte-en-l’air à Antibes raconte comment le souverain s’est retrouvé enfermé dans une propriété qu’il visitait.

« Au retour d’une visite au Cap d’Antibes, chez l’homme politique français Pierre Waldek-Rousseau, le roi des Belges, Léopold II, qui chemine en direction de la gare avec son escorte, longe les murs d’une grande propriété qui paraît abandonnée.

Apprenant qu’elle appartient à un anglais qui n’y vient jamais, il demande que l’on appelle le jardinier pour la visiter.

Ce dernier étant introuvable et la grille du portail étant ouverte, le roi s’introduit dans la propriété et la visite de long en large, la trouvant fort à son goût.

Mais, au retour, la grille est refermée à clé.

Le temps presse car l’heure du train approche. Que faire ?

Quelqu’un aperçoit un hangar, s’y rend et revient en portant une échelle.

Elle est appliquée contre le mur de la propriété et le roi des Belges, tel un monte-en l’air, grimpe les barreaux de l’échelle pour se retrouver juché au sommet du mur.

De là, on fait la courte échelle au roi pour lui permettre de rejoindre la rue. Et tout le monde se précipite vers la gare pour prendre le train.

Léopold II, qui avait de la suite dans les idées, devait quelques années plus tard acquérir ladite propriété. »

Le roi des Belges joue les monte-en-l’air à Antibes les monte-en-l’air à Antibes est Inspiré par le livre « Leurs Majestés » de Xavier Paoli.

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Nice est le sourire de la France
FRANCE

Nice est le sourire de la France

par JMS 24 octobre 2025

Nice est le sourire de la France est un récit qui vante les mérites de la ville pendant la saison hivernale.

 » De la gaîté, une animation prodigieuse, le soleil éblouissant, des fleurs embaumées, des femmes exquises, un climat adorable, des palmiers, la mer bleue .. et tout cela au milieu du confortable et du bien-être le plus raffiné, telle est Nice « Nizza la Beüa » dont le renom s’étend dans le monde entier.

De toutes les capitales, accourt à Nice, au moment de l’hiver, la société la plus élégante et la plus choisie.

Nice est comme le sourire de la France.

Douceur du climat

Le voyageur quitte Paris ou Londres noyés de brouillards, couverts de neige ou inondés de pluie et il descend de son wagon au milieu des roses, dans un air parfumé de violettes et de mimosas, sur cette féerique Promenade des Anglais où se presse une foule aristocratique et brillante.

Nice abonde en plaisirs variés : sur son théâtre se succèdent des troupes de comédiens célèbres et plusieurs de nos Etoiles les plus connues tiennent à venir s’y faire applaudir chaque hiver.

On y donne des concerts très suivis et des bals masqués « veglioni où l’entrain est extraordinaire.

A l’époque du Carnaval a lieu la fameuse Bataille des fleurs ; sur la Promenade des Anglais vont et viennent, dans un poudroienient de soleil, des équipages fleuris depuis les roues jusqu’aux harnais des chevaux et, de voiture à voiture, la société la plus choisie se jette des brassées de fleurs, au milieu des rires et de la joie d’un peuple en liesse.

Les sports attirent également à Nice le Public élégant : c’est en janvier les grandes Courses de chevaux, qui commencent la saison, et les grandes Régates, qui terminent en avril la longue série des fêtes de cette ville enchantée.

Belle ville à vivre

En outre de sa Promenade des Anglais, Nice possède un Jardin Public planté de palmiers et de lauriers-roses.

Citons encore la Place Masséna, avec ses maisons à arcades et un curieux marché aux fleurs où il est peu de touristes qui ne viennent le matin s’approvisionner de bouquets magnifiques qu’ils envoient aux amis restés dans les brumes du Nord.

Le quartier maritime, avec son joli port de Limpia, est peu connu des étrangers ; il ne possède plus aucune construction qui rappelle son antique grandeur. C’est ce petit village de pêcheurs qui fut pourtant la vraie Nice de l’histoire, le seul qui en ait porté le nom jusqu’à l’époque des Bourbons. »

Nice est le sourire de la France est un texte charmeur extrait du « Journal des voyages et des locations » du 1er décembre 1900.

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La Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat
FRANCE

La Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat

par JMS 24 septembre 2025

La Villa Ephrussi de Rothschils à Saint-Jean-cap-Ferrat est une histoire qui raconte la construction de ce superbe palais.

 » Un beau jour où le XXème siècle était jeune, les impôts plus ou moins inexistants, et les atomes et l’hydrogène à leur place, la fabuleusement riche baronne Ephrussi de Rothschild quitta les tables de roulette de Monte-Carlo et partit se promener le long de la côte.

S’éloignant de la route principale, elle suivit un chemin rustique jusqu’au sommet de la presqu’île du Cap Ferrat, alors presque inhabitée, et tomba soudain sur une vue qui lui fit reprendre son souffle.

À l’est, le golfe de Saint-Hospice et la côte montagneuse sinueuse s’étendaient jusqu’au Cap d’Ail et à Monaco.

Plus près à l’ouest se trouvait le port de Villefranche, entouré d’une colline de maisons multicolores.

Tout droit, au large de la Méditerranée bleue, la silhouette de la Corse se détachait sur l’horizon.

« Voilà », dit la baronne, « c’est ici ! ».

Avec ses millions d’or et l’influence magique de son nom, la terre lui appartint bientôt, malgré la concurrence du roi des Belges.

Vingt-cinq architectes et paysagistes, tour à tour embauchés et licenciés ont transpiré de 1904 à 1912 pour créer le paradis des femmes riches.

Une fois le palais et les jardins étonnants achevés et ses énormes collections d’art installées, l’intérêt de Madame Ephrussi semble s’être atténué de 1920 à sa mort en 1934.

Lorsque l’Académie des Beaux-Arts en a hérité. , la propriété, laissée aux soins d’un seul jardinier, était devenue une jungle oubliée.

Si tout est à nouveau en ordre aujourd’hui, c’est en partie grâce au colonel Jules François, l’administrateur bénévole qui gère la propriété avec amour et …avec un budget limité. »

La Villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat est un texte retrouvé dans le journal « The New York Herald Tribune » du 28 février 1950.

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Mariage de Français à Nice
FRANCE

Mariage de Français à Nice

par JMS 8 août 2025

Mariage de Français à Nice est un article qui reprend un document officiel pour rappeler que Nice n’a pas toujours été une terre française.

« Nous, chevalier Masclet, consul de France à Nice, faisant fonctions d’officier de l’Etat-civil, certifions et attestons qu’une célébration de mariage a eu lieu aujourd’hui dans toutes les formes voulues par la loi, en la chancellerie de notre Consulat, entre M. Auguste-Grégoire Pierrugues, né à Moscou (Russie), de parents français, fils de feu Joseph Pierrugues et feu dame Marie-Antoinette-Éléonore Forget, d’une part, et de demoiselle Marie-Françoise-Ursule Pascal, de Cagnes, fille du sieur Jean-Joseph Pascal, docteur en médecine et dame Marie-Françoise Scudier, d’autre part.

En foi de quoi nous avons délivré le présent.

Nice, le 26 novembre 1831.

Chevalier Masclet. »

Mariage de Français à Nice est un texte découvert dans le livre « Généalogie de la famille Forget de Barst, en Lorraine » par Antoine-Dominique Pierrugues, publié en 1882.

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Le Carnaval de Nice innove
FRANCE

Le Carnaval de Nice innove

par JMS 28 février 2025

Le Carnaval de Nice innove est le dix-huitième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

« En 1877 fut créée la bataille de fleurs, fête charmante qui ne pouvait naître qu’à Nice et qu’on imite un peu partout aujourd’hui, mais qui ne peut produire son maximum d’effet que dans une ville comme la nôtre où les jardins fournissent des fleurs à foison, ainsi que le constate Alphonse Karr, l’illustre écrivain-jardinier, dans le morceau de ses Promenades hors de mon jardin.

En 1881, un changement important eut lieu dans le Comité qui fut désormais présidé par M. le Comte de Cessole avec toujours M. Andriot Saëtone comme Secrétaire-général.

De 1882 datent les réceptions triomphales de Carnaval précédant la série des fêtes.

En 1884, l’inauguration de l’Exposition de Nice coïncida avec les réjouissances carnavalesques. Dans le cortège de cette année ou admirait le char des Commerçants, représentant Mercure planant sur le Monde ; c’était une gigantesque œuvre d’art d’après le Mercure de Jean de Bologne.

En 1889, le programme s’augmenta du défilé des chars, cavalcades et masques sur l’avenue de la Gare, innovation excellente, sorte de vernissage où les multiples acteurs de cette immense pièce qu’est le Carnaval s’exhibent dans les meilleures conditions de fraîcheur et de nouveauté, sans craindre les dépréciations que leur fait subir forcément le passage à travers la grêle des confetti.

Cette même année 1889 vit une innovation intéressante : une Fête Niçoise fut organisée sur les Terrasses, et donna lieu à la reconstitution des vieilles traditions et des anciens costumes de notre pays.

Les pittoresques vêtements de nos grand’ mères, lou caireou, la scouffia, la capeline, etc., triomphèrent ce jour-là sur de charmantes personnes qu’ils embellissaient davantage.

Hélas ! cette fête éclose de l’ingéniosité du cerveau de M. Saëtone, sœur donc de la Bataille de fleurs, s’achevait à peine que son auteur succombait après une courte maladie. Ce fut un deuil public. Toute la population, recueillie, défila dans la rue Masséna, devant le corps de celui qui avait doté Nice d’une institution durable. »

Le Carnaval de Nice innove se poursuit avec l’épisode intitulé « Le Carnaval de Nice innove toujours ».

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Le jardin botanique de Grimaldi
FRANCE

Le jardin botanique de Grimaldi

par JMS 16 décembre 2024

Le jardin botanique de Grimaldi est une histoire qui raconte comment ce jardin a été créé par le docteur Bennett.

 » J’achetai, à Grimaldi, quelques terrasses plantées de citronniers et d’oliviers, quelques rochers nus, et une vieille tour en ruines, la tour de Grimaldi.

Tout cela se trouve à cent mètres au-dessus de la mer, sur les flancs des rochers qui dominent la route de Gênes, à quelques centaines de mètres au-delà du pont Saint-Louis, la frontière italienne.

Mon jardin est donc en Italie, au-delà du ravin de Saint-Louis. Il est tourné au sud-ouest, protégé contre tous les vents du nord, et présente peut-être la plus belle vue de l’amphithéâtre de Menton qu’on puisse trouver.

Dans cet endroit charmant, je commençai mon jardin comme un Robinson Crusoé moderne.

Mon Vendredi était un paysan intelligent et tant soit peu philosophe, natif du village voisin de Grimaldi, qui avait passé sa jeunesse à naviguer dans la Méditerranée, et avait tenu un magasin dix ans à Tunis, au milieu des Maures et des Arabes.

Je réussis à lui inculquer la passion des fleurs, et, à nous deux, nous commençâmes nos travaux, moi dirigeant, assis ou couché sur les rochers, lui exécutant ou commandant la manœuvre en mon absence.

Peu à peu, nous créâmes un vrai jardin au milieu des rochers.

Il me fallut alors des serres de travail, et un lieutenant horticole sérieux et capable.

Mon pauvre Vendredi aussi devenait vieux, et il dut céder la place à un homme instruit, capable d’aller franchement en avant. »

Le jardin botanique de Grimaldi est un texte découvert dans le livre « La Méditerranée, la rivière de Gênes et Menton » de James Henri Bennet, publié en 1880.

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Séjour à Nice (5)
FRANCE

Séjour à Nice (5)

par JMS 8 novembre 2024

Séjour à Nice est un récit, en plusieurs épisodes, qui décrit les agréments de cette ville de la Méditerranée.

 » Il y a quatre choses qu’on ne peut guère oublier en parlant de Nice.

C’est là qu’est venu mourir le violoniste Paganini après avoir ému l’Europe entière par l’accent inimitable de son merveilleux archet.

C’est là qu’Alphonse Karr, après avoir longtemps cultivé sa revue Les guêpes, dont l’essaim bourdonnant et redouté a fait tant de cruelles piqûres, s’est mis à cultiver les fleurs.

Le touriste, en suivant le quai du Paillon, voit tout à coup une enseigne se dresser avec ces mots qui font sourire les Parisiens : Alphonse Karr, jardinier.

Si c’est une fantaisie, elle est lucrative. En tout cas, j’aime mieux le second commerce d’Alphonse Karr que le premier : il vaut mieux fournir aux abeilles leur miel qu’aux guêpes leur poison.

Le troisième souvenir de Nice qu’il est impossible d’omettre, c’est le Paillon lui-même.

Les Niçois lui ont construit un beau quai, sous prétexte que le Paillon est un fleuve, et ils se fâchent contre les voyageurs qui prennent ce lit sans eau, où les marchandes de fruits viennent étaler leurs tréteaux, pour une route, demandant pourquoi on s’est donné la peine de rejoindre par deux ponts les deux bords de ce ravin aride, qu’il faudrait arroser pour y faire pousser quelque chose.

Il faut convenir que pendant la plus grande partie de l’année le Paillon est un fleuve problématique ; sans doute il mérite le nom de fleuve en tant qu’il a une issue ouverte sur la mer ; il pourrait donc mêler ses flots à la Méditerranée, mais il ne profile ni de ce droit, ni de cette issue, par une raison très simple et très péremptoire, c’est que la plus grande partie de l’année, il n’a pas d’eau.

Cependant, ni les quais destinés à le contenir, ni les ponts qui traversent son lit ne sont des objets de luxe.

Le fleuve problématique devient, en effet, à la fonte des neiges, un torrent très-réel.

Quand la débâcle arrive, et que les eaux descendent en nappes brillantes du haut des montagnes, alors on peut prévoir d’une manière certaine que le Paillon va paraître.

Aussitôt un messager entre dans le lit du fleuve el exécute une fanfare ; c’est un avis donné aux marchands qui ont usurpé le domicile du fleuve absent de déguerpir au plus vite, parce que le Paillon, de retour des montagnes, va rentrer chez lui.

Il y rentre, en effet, et en maître. Il remplit en un instant de ses flots bouillonnants son lit un moment auparavant vide, précipite son cours torrentueux, qui souvent franchit les quais, et va déraciner au loin les orangers et les aloès qu’il entraîne vers la mer, où il se jette avec furie. »

Séjour à Nice (5) se poursuit avec l’épisode Séjour à Nice (6).

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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