100 millions de bijoux volés à Saint-Tropez est un article qui raconte un hold-up qui a défrayé la chronique.
» Vers minuit, alors qu’une partie des pensionnaires dormait, un hold-up a été commis dans l’hôtel « Aïoli » de Saint-Tropez.
Profitant de l’obscurité et de l’accès facile du balcon de la chambre occupée par Mme Clos, gérante de l’hôtel et où se trouve le coffre- fort, deux voleurs armés se sont hissés sur le toit d’une voiture pour s’introduire dans la pièce.
Surprise dans son sommeil, Mme Clos aperçut l’un des assaillants braquant son revolver, tandis que l’autre lui intimait l’ordre d’ouvrir le coffre contenant d’importantes sommes d’argent et des bijoux de valeur déposés par des estivants.
L’opération terminée, elle n’avait duré que quelques secondes, les deux voleurs ligotèrent et bâillonnèrent Mme Clos, puis reprirent le même chemin et s’enfuirent au volant de leur voiture.
La victime demeura étourdie jusque vers 4 heures du matin, heure à laquelle elle réussit à faire glisser le bâillon et à appeler au secours.
Il ne fait aucun doute que les voleurs connaissaient parfaitement les lieux ainsi que les habitudes de Mme Clos qui gardait dans sa chambre le coffre-fort.
Cette dernière, qui est âgée d’une soixantaine d’années et qui a une mauvaise vue, n’a pu donner que des indications vagues concernant ses agresseurs.
105 millions de francs de bijoux, dont 100 millions appartenant à Mme Hayat Volterra, plus de deux millions en espèces, tel est le montant du vol.
Les inspecteurs du groupe de répression du bandistisme de Marseille ont procédé durant toute la journée à l’enquête en collaboration avec le commissaire de Saint- Tropez. «
100 millions de binjoux volés à Saint-Tropez est un texte extrait du journal « Le Petit Marocain » du 27 août 1953.