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Triste fin au Cap Brun à Toulon
FRANCE

Triste fin au Cap Brun à Toulon

par JMS 3 septembre 2025

Triste fin au Cap Brun à Toulon est une histoire qui raconte un tragique fait divers.

 » Vendredi dernier, au petit jour, des pêcheurs découvraient, sous le cap Brun, à Toulon, derrière un petit rocher formant ilot, à 25 mètres de la plage, le cadavre d’un homme dont la tête était détachée du tronc.

Cette tète gisait.en morceaux informes près du corps; une corde nouée autour du cou sanglant fit d’abord supposer que la mort avait été le résultat de la strangulation, et que les assassins, pour empêcher que leur victime fût reconnue, lui avaient littéralement broyé la tête.

Les pêcheurs qui avaient fait cette découverte s’empressèrent d’aller en instruire la justice.

Elle se rendit sur les lieux, et, après un minutieux examen, ne douta plus que la mort fût le résultat d’un suicide, suicide incontestablement sans précédent.

En effet, à la ficelle qui serrait le cou était suspendu un sac d’étoffe noire, devant contenir de la dynamite ou toute autre matière explosive plus puissante que la poudre, car aucune noircissure n’indiquait l’emploi de cette dernière.

Ce qui confirma la justice dans cette certitude, c’est que les pêcheurs se souvinrent que, dans la nuit où ils découvrirent lo cadavre, ils avaient entendu vers minuit une détonation semblable à celle d’un coup de canon.

Ce bruit était évidemment l’explosion qu’avait produite la substance dont s’était servit celui qui s’était suicidé.

Le cadavre a été transporté aussitôt à la morgue. Jusqu’à présent son identité n’a pas été établie. On va procéder incessamment à l’autopsie du cadavre. »

Triste fin au Cap Brun à Toulon est un texte découvert dans le journal « La République » du 7 août 1877.

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L'homme sans tête de Toulon
FRANCE

L’homme sans tête de Toulon

par JMS 28 août 2025

L’homme sans tête de Toulon raconte l’étrange vie d’une maison hantée sur les hauteurs de Toulon.

 » Dans une bastide située sur la pente du Faron, près de Toulon, et qui resta longtemps sans locataire, il y a une cinquantaine d’années, il y avait, pendant mon enfance, un esprit familier qui éloignait les paysans de l’idée d’y habiter.

Cet esprit se livrait, dès que la nuit était venue, et même parfois pendant le jour, à des ébats qui se traduisaient par des bruits étranges.

Était-on dans une des chambres du rez-de-chaussée ? on entendait dans le grenier des bruits et des chocs qui auraient fait jurer qu’on jetait un sac ou un coffre par terre.

Montait-on au grenier ? on entendait, dans la cuisine, la vaisselle s’entrechoquer.

A chaque instant, les meubles de la chambre à coucher étaient changés de place par une main invisible.

L’âne et la chèvre étaient trouvés attachés ou vaguant dans un champ voisin, alors qu’on les avait remisés, avec soin, dans l’écurie, peu avant. Ou bien on les trouvait à l’écurie, lorsqu’on était sûr de les avoir fait sortir déjà.

Un jour, quelques individus, désireux d’avoir le mot de ces étrangetés, s’en allèrent dans cette bastide pour s’y livrer à des recherches minutieuses.

Ils entendirent des bruits divers, mais ne purent surprendre celui qui les faisait.

A un moment donné, un des investigateurs crut entendre des soupirs sortir d’un puits voisin.

Il alla y regarder et revint pâle comme un mort, disant à ses compagnons qu’il venait de voir surnager, dans l’eau, le cadavre d’un corps d’homme sans tête.

On alla aussitôt pour vérifier le fait, et on ne vit plus rien d’insolite cette fois.

Au même instant, les fenêtres du grenier s’ouvraient avec fracas.

Aussi nos enquêteurs prirent-ils le parti de déguerpir. »

L’homme sans tête de Toulon est un texte extrait du livre « Superstitions et survivances » de Laurent Jean Baptiste Bérenger-Féraud, publié en 1896.

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De la prostitution à Toulon
FRANCE

De la prostitution à Toulon

par JMS 7 mars 2025

De la prostitution à Toulon est un article qui reprend une déclaration de M. Gouzeau, adjoint à la police.

 » Je vais, dès à présent, dit-il, m’occuper très activement de la prostitution et je ne désespère pas d’arriver à refouler toutes les filles soumises dans le quartier réservé du Chapeau rouge, à Toulon.

Les rapports de police que j’ai consultés accusent une notable diminution du nombre des filles en carte, durant ces dernières années : le quartier réservé ne compte plus que 54 maisons dont 50 ouvertes et renferme environ 250 femmes.

En ville, il n’en reste guère que 70.

Je ferai surveiller activement les bars et cafés à femmes, les garnis, et m’efforcerai d’empêcher l’abominable raccrochage exercé dans la ville de Toulon.

Je verrai ensuite la question des bars du quartier réservé.

Jje sais, d’autre part, que l’on va m’adresser une pétition en vue d’obtenir pour les filles soumises, l’autorisation de sortir en ville : je la refuserai. »

De la prostitution à Toulon est un texte soutenu dans le journal « Petit Var » du 25 mai 1904.

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Ordre d'évacuer Toulon
FRANCE

Ordre d’évacuer Toulon

par JMS 7 mai 2024

Ordre d’évacuer Toulon est un récit qui rappelle une décision du roi de France, François 1er.

 » Avec l’alliance franco-turque, le comte d’Enghien, à la tête des galères françaises, Barberousse à la tête des galères musulmanes, s’emparèrent de Nice, mais se retirèrent de devant le fort de Montalban, fuyant devant la flotte de Doria et devant les secours qu’amenait le marquis del Guasto.

Les Français, poursuivis par l’insultant mépris dont n’avaient cessé de les accabler les Turcs, vinrent déposer à Toulon l’armée du Grand Seigneur Barberousse pour y prendre ses quartiers d’hiver.

Et pour contenter son allié, le roi de France, François 1er, donna l’ordre à toute la population d’une ville française de déserter pendant six mois ses propres foyers, d’abandonner, corps et biens, son domicile, sous peine de mort, sans avoir pourvu au déplacement, au transport et à l’asile des plus malheureux d’entre ces habitants, et cela pour qu’ils laissassent aux mortels ennemis de leur foi, la jouissance pleine, libre et entière de leurs maisons.

Ce fait est un point d’histoire avéré, attesté par les archives de la ville de Toulon. »

Ordre d’évacuer Toulon est un texte découvert dans le « Bulletin trimestriel de la Société des sciences, belles-lettres et arts du département du Var » de 1847.

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Des Troyens à Toulon
FRANCE

Des Troyens à Toulon

par JMS 19 février 2024

Des Troyens à Toulon est un récit qui raconte la naissance de cette ville du Var.

 » Des Troyens échappés au sac de la ville de Priam, après avoir longtemps erré sur les mers, s’établirent sur les côtes d’Italie.

Une partie d’entr’eux, sous le commandement du capitaine Coron, vinrent se fixer sur nos bords et relevèrent les murs de Turrena, qui deviendra un jour Toulon, en l’an 1163 avant JC.

Attaques des Liguriens

Soixante et quatorze ans après l’établissement des Troyens dans la cité de Turrena, l’an 1089, les Liguriens vinrent pour la troisième fois avec les Etruriens porter la désolation dans la Provence.

Ils saccagèrent Toulon, Hyères et Nice, et emmenèrent leurs habitants prisonniers.

En l’an 1052 avant JC, Albans, chef d’une armée de Francs, revenant d’Italie où il avait porté ses armes, débarqua sur les côtes de la Provence.

Turrena fut par ses soins entièrement rebâtie et entourée de fortes murailles.

Pendant une paix qui dura plus de cent cinquante ans, Turrena avait perdu le souvenir de ses malheurs.

Elle s’était embellie et vivait dans une profonde sécurité, lorsqu’elle fut surprise, en l’an 897, par ses plus cruels ennemis, les Liguriens, jaloux de sa prospérité.

Ils en restèrent les maîtres pendant 35 ans.

Arrivée des Phocéens

Mais à l’approche d’une grande armée de Celtes, commandée par le duc Odon, les Liguriens prennent la fuite après avoir livré la ville aux flammes, et emmènent en esclavage hommes, femmes et enfants.

Les Turréniens qui avaient pu échapper à la mort ou à l’esclavage, se rapprochèrent peu à peu et à de longs intervalles de l’ancienne demeure de leurs pères, et y assirent quelques maisons isolées, de manière à ce que la plage semblait inhabitée, lorsque des Phocéens, détachés de la colonie qui fonda Marseille, en l’an 600 avant l’ère chrétienne, vinrent se réunir à eux et créer en quelque sorte une nouvelle ville. »

Des Troyens à Toulon est un texte extrait du « Bulletin trimestriel de la Société des sciences, belles-lettres et arts du département du Var » de 1839.

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Trafic d'esclaves à Toulon
FRANCE

Trafic d’esclaves à Toulon

par JMS 17 mars 2023

Trafic d’esclaves à Toulon est un récit qui rappelle que le cité s’est livrée à cette activité lucrative pendant plusieurs siècles.

 » On ne saurait mettre en doute que Toulon n’ait été un centre actif de vente d’esclaves.

C’est un fait incontestable que l’esclavage pur, avec le droit exorbitant, dans une société chrétienne, de vendre et acheter des esclaves, de les laisser par testament en forme de succession ou de legs, a subsisté en Provence jusque vers la fin du XV° siècle.

Un marché d’esclaves à Toulon

Il est permis de supposer que les premiers esclaves furent les vaincus sarrasins du Fraxinet épargnés par l’épée de Guillaume Ier de Provence en 973, et que leur postérité forma longtemps le fond de la race soumise à la servitude.

Il est certain, d’autre part, que lorsque la Provence eut une marine de commerce, la population esclave s’accrut de tous les captifs faits dans des rencontres sur mer entre les corsaires provençaux et les corsaires des côtes d’Afrique, de Syrie, de Grèce et des îles de l’Archipel.

Avec le temps, le trafic des esclaves devint un commerce lucratif, et les navigateurs d’Arles, de Marseille, de Toulon et de Nice achetèrent sur les marchés du Levant des esclaves qu’ils revendaient ensuite avec un grand bénéfice en Provence.

Les femmes et les jeunes filles esclaves qui figurent dans nos actes notariés de vente avaient toutes ou presque toutes cette origine.

Hommes et femmes, qu’ils provinssent d’une prise, d’un rapt sur les côtes levantines ou d’un achat régulier, étaient donc versés dans nos villes maritimes et y devenaient l’objet de transactions suivies.

Le premier soin des traficants en touchant une terre chrétienne était de faire baptiser les esclaves qu’ils avaient à bord, aussi ne les trouve-t-on jamais désignés dans les actes de vente que sous les noms d’un saint ou d’une sainte.

Des ventes d’esclaves codifiées

La vente comportait certaines responsabilités pour le vendeur, et l’usage avait prévu des cas de nullité de la vente donnant même lieu à des indemnités pour l’acheteur.

Ainsi, entr’autres, lorsque l’esclave était atteint d’épilepsie, ou bien si, sa qualité d’esclave n’étant pas bien établie, il pouvait devenir plus tard sujet à des réclamations entraînant l’éviction.

En voici un exemple.

Le 30 mai 1326, Marquet Franquer, de Toulon, capitaine d’une galère appelée le Saint-Victor, vendit à Arnaud, de Marseille, deux esclaves d’origine grecque, dont l’un, âgé de trente ans, se nommait Pierre, et l’autre, âgé de vingt-quatre ans, se nommait Georges.

Le prix de vente fut fixé à quarante-cinq livres royales les deux.

Comme il aurait pu s’élever quelques doutes sur la question de savoir si Pierre et Georges étaient réellement esclaves et avaient été acquis « de bonne guerre sur les côtes de la Roumanie », Marquet Franquer, sous sa garantie pécuniaire et celle de trois témoins, s’engagea à restituer à Arnaud le prix soldé des deux esclaves et les dépenses faites pour eux, « en cas de péril d’éviction ou d’atteinte du mal caduc ».

Trafic d’esclaves à Toulon est un texte tiré du livre « Histoire de Toulon » de Gustave Lambert, publié en 1886.

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Surprises à Toulon
FRANCE

Surprises à Toulon

par JMS 29 décembre 2022

Surprises à Toulon est un article qui écrit les étonnements de touristes dans ce grand port militaire de la France.

 » Toulon est dominé par la montagne Faron, le fort Rouge Sainte-Catherine et le fort la Marquise.

C’est une assez jolie ville, mais bâtie irrégulièrement ; mille ruisseaux descendant des rochers et des montagnes auxquels elle est adossée, circulent de toutes parts dans les rues, et une multitude de fontaines les recueillent.

Son port est magnifique et prend tous les jours les plus grands développements.

Tout l’arsenal est magnifique ; on y voit une belle scierie à vapeur ; dans le port, est une quantité de vaisseaux, de frégates, de goélettes.

Cinq mille forçats et cinq mille ouvriers civils y sont constamment occupés : Toulon est une place de guerre de première ligne.

Le bagne compte parmi les forçats des colonels, des avocats, des prêtres, des notaires, etc.

La nourriture des forçats consiste dans du pain sec, de l’eau et une mauvaise soupe de fèves.

La vie à Toulon est fort chère. Les petits pois étaient rares lors de notre séjour, ils valaient trois francs la livre, les sardines, cinq sous la livre, le vin, trente francs la barrique tout se vend à la livre, même le poisson. »

Surprises à Toulon est un texte trouvé dans le livre  » Souvenirs de voyage », par M. et Mme Mercier-Thoinnet, publié en 1838.

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histoiredetoulon
FRANCE

Barberousse attaque Toulon

par JMS 28 octobre 2021

Barberousse attaque Toulon raconte comment ce pirate barbaresque a razzié la côte de la Provence avec son armada.

« En juin 1530, une lettre des consuls de Bormes informa les consuls de Toulon que Barberousse courait la côte avec une grande flotte, composée de douze trirèmes, dix-sept galiotes et quarante-deux autres bâtiments.

La ville de Toulon se mit en défense, et les Barbaresques n’ayant pu s’en emparer s’en vengèrent en ravageant la côte jusqu’au golfe de la Napoule.

L’année suivante, Barberousse fît une nouvelle tentative contre Toulon.

Il mouilla avec une flotte nombreuse dans le golfe de Carqueiranne, et ayant débarqué ses équipages, il s’avança dans l’intérieur du pays.

Il pilla la Garde et campa à la Valette.

On ne saurait douter que cette expédition n’eût Toulon pour objectif. Mais renseigné sur l’état des défenses de Toulon, Barberousse préféra renoncer et ne tarda pas à regagner sa flotte.

Les Algériens brûlèrent la Valette et revinrent à Carqueiranne, chargés de butin et poussant pêle-mêle devant eux les troupeaux et les captifs.

Ils appareillèrent le lendemain et vinrent mouiller aux îles d’Hyères, lieu ordinaire de leur station, où ils paraissent avoir fait un assez long séjour. »

Barberousse attaque Toulon est un récit extrait du « Bulletin de l’Académie du Var » de 1882.

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Bataille au large de Toulon
FRANCE

Bataille au large de Toulon

par JMS 9 août 2021

Bataille au large de Toulon raconte un épisode de la guerre maritime entre la France et l’Angleterre à l’époque napoléonienne.

« Les hautes falaises de Sainte-Marguerite à Toulon ont été les témoins d’un épisode glorieux de nos annales maritimes.

Le 12 février 1814, le vice-amiral Emeriau détachait de son escadre une division composée des vaisseaux le Sceptre, le Romulus, le Trident et des frégates l’Adrienne, la Médée et la Dryade.

Cette division commandée par le contre-amiral Cosmao devait aller à la rencontre du vaisseau français le Scipion, armé à Gênes, qui ralliait le port de Toulon.

A la hauteur du cap Bénat, Cosmao fut averti par les sémaphores qu’une escadre anglaise, forte de quinze vaisseaux et de trois frégates, se trouvait à cinq lieues dans le Sud.

Cosmao ordonna aussitôt le branle-bas de combat.

Mais déjà la flotte anglaise, qui avait reconnu nos bâtiments, s’était rapprochée afin de chercher à couper la retraite.

A l’ouvert de la grande rade de Toulon, le Sceptre, le Trident, l’Adrienne et la Médée parvinrent à franchir la ligne anglaise ; mais la Dryade et le Romulus furent isolés de leur division.

Au risque d’être coulée, la Dryade passa à quelques brasses de l’avant du vaisseau-amiral anglais, le Calédonia, qui, confondu par tant d’audace, la laissa filer tranquillement.

Le Calédonia s’avance alors sur le Romulus, commandant Rolland, et décharge sur lui sa première bordée.

Duel près du Cap Bénat

Un duel terrible d’artillerie s’engage aussitôt bord à bord. Deux autres vaisseaux anglais ne tardent pas à s’approcher du Romulus et à l’attaquer à leur tour avec fureur.

Privé de secours et foudroyé par 300 canons, le Romulus continue à se défendre bravement dans ce combat inégal.

Tout à coup, un projectile vient blesser le commandant Rolland très grièvement et le renverse sur le pont de son navire, tandis qu’un boulet traverse de part en part la sainte-barbe.

Le pilote, Pierre Reboul, voyant le Romulus près d’être entouré, s’approche du commandant et lui dit propose une manœuvre hardie pour rejoindre le port de Toulon.

Ce dernier accepte.

Manœuvre audacieuse pour échapper aux Anglais

Reboul qui sait par expérience que la mer est très profonde sous le fort de Sainte-Marguerite, s’empresse de gouverner sur les falaises, autant pour éviter l’abordage que pour amener les vaisseaux anglais à s’échouer sur les bancs de rochers entre lesquels son navire glisse avec un bonheur inouï .

Puis, virant habilement de bord, à quelques mètres seulement de la côte, le pilote fait passer le Romulus si près de terre que les bouts-dehors de bonnettes du mât de misaine se plantent dans les crevasses des falaises, s’y brisent et y restent enfoncés.

Pendant que ces manœuvres s’exécutaient à bord du Romulus, les trois vaisseaux anglais poursuivaient toujours, en le criblant de projectiles, le bâtiment français.

Mais lorsqu’ils le virent piquer droit sur les rochers, ils cessèrent d’avancer dans la crainte d’un échouage.

Ce moment de stupeur chez ses adversaires permit au Romulus de continuer sa route sur Toulon sans être inquiété.

Il rentra en rade au milieu des applaudissements frénétiques de tous les équipages de l’escadre, n’ayant plus que ses voiles de misaine et sa brigantine.

Le reste de sa voilure avait complètement disparu dans le combat qu’il venait de soutenir si héroïquement pendant vingt minutes.

Le Romulus avait eu 16 hommes tués, dont 3 officiers, et 68 blessés.

Les pertes des bâtiments anglais dépassaient de plus du double celles du vaisseau français. »

Bataille au large de Toulon est un récit découvert dans le livre « Toulon, sa rade, son port, son arsenal, son ancien bagne » de Laurent Mangin, publié en 1904

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Privilèges des pêcheurs de Toulon
FRANCE

Privilèges des pêcheurs de Toulon

par JMS 1 juillet 2021

Privilèges des pêcheurs de Toulon est une histoire qui raconte l’action qu’ils ont menée pour préserver leurs droits de pêcher dans la rade.

« Jusqu’au commencement du XVIIe siècle, les pêcheurs de Toulon avaient joui du droit de pêcher dans la rade où bon leur semblait.

Droits de pêche ancestraux

Plusieurs privilèges concédés et certains droits acquis leur faisaient considérer la rade comme, pour ainsi dire, leur propriété personnelle.

En 1603, l’exploitation de la pêche du thon et des autres poissons, faite par les pêcheurs toulonnais, reçut la plus grave des atteintes.

Le 20 décembre, Henri IV fit don à M. de Boyer, seigneur de Bandol, gentilhomme de la chambre du roi, « de toute la « pesche du thon, depuis le lieu de la Ciotat, le long de la côte, jusques à Antibes, pour la faire faire par qui bon luy semblera, sans que cette permission puisse nuire ni préjudicier aux pesches qui ont accoutumé d’être faites par ses sujets aux dites mers. »

M. de Bandol, au lieu de se conformer aux clauses formelles de l’acte de concession, c’est-à-dire de n’installer de madrague qu’aux endroits qui ne pourraient gêner la pêche ordinaire, en plaça une dans la rade des Vignettes, à l’entrée de la Petite Rade.

Bataille contre une madrague

Les Consuls de Toulon s’empressèrent de protester contre la création de cette madrague qui était un véritable obstacle pour les navires.

De leur côté, les pêcheurs de cette ville adressèrent les plus vives réclamations au sujet de ce même établissement qui, non seulement constituait un monopole à leur préjudice, mais encore était de nature à dépeupler la rade.

Un jugement, rendu en 1663 et faisant droit à la requête de la corporation des pêcheurs de Toulon, ordonna que la madrague serait placée au Pin de Consauve, près de la pointe de Sainte-Marguerite.

Ce jugement fut exécuté. »

Privilèges des pêcheurs de Toulon est une histoire extraite du livre sur Toulon de Laurent Mongin, édité en 1904.

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