Bataille au fort Thaon à Nice est un récit qui raconte un fait d’armes pendant le guerre opposant les troupes franco-espagnoles aux armées austro-sardes.
» Au seizième siècle, le duc Emmanuel Philibert fit construire , près de la forteresse de Nice, les forts du Mont-Alban, de Villefranche et de Saint-Hospice.
Ces citadelles archaïques qui font encore imposante figure, connurent des épisodes savoureux.
Le 20 avril 1744, les hauteurs du Mont-Alban furent âprement disputées par les Sardes et les Espagnols : les munitions faisant défaut on se battit à coup de pierres.
Dans la soirée, quelques Niçois s’étaient rendus en curieux dans une modeste maison de campagne du voisinage, appartenant à Guillaume Thaon.
Le capitaine Heller, arrivant avec un détachement de l’armée austro-sarde pour surveiller les mouvements des troupes franco-espagnoles, s’installa dans la maison.
Un corps d’attaque franco-espagnole ne tarda pas à se présenter avec 2.000 hommes.
Un jeune tambour sarde courut d’un endroit à l’autre, battant sa caisse.
Les Espagnols s’arrêtèrent, croyant avoir affaire à un corps considérable.
Le capitaine Heller capitula dans les conditions les plus honorables. Bien que la méprise fût reconnue, un Te Deum solennel fut chanté à Madrid pour célébrer la prise du Fort Thaon. »
Bataille au fort Thaon à Nice est un texte tiré du journal « L’Éclaireur du dimanche » du 25 décembre 1927.