Exécution du chef niçois de la Milice

par JMS
Exécution du chef niçois de la Milice

Exécution du chef niçois de la Milice est un article qui revient sur la vie de l’officier de la Waffen SS Joseph Darnand.

 » Joseph-Aimé Darnand, né le 19 mars 1897 à Coligny (Ain), s’engagea en 1915 pour la durée de la guerre. Plusieurs fois blessé, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec huit citations, il reçoit la Légion d’honneur aux Invalides des mains du général Gouraud,

Il finit par s’Installer à Nice.

Engagement politique à Nice

A partir de 1925, devenu entrepreneur de déménagements, il adhère à l’Action Française et commence son activité politique. Il se rend fréquemment en Italie, d’où il ramène des armes qui sont livrées à divers groupements clandestins.

Darnand fréquente alors des Cagoulards notoires, mais Il n’appartient pas lui-même au C.S.A.R.

Le 13 juillet 1938, il est inculpé de complot contre la sûreté de l’Etat et arrêté.

Arrive la guerre, Darnand est bientôt chargé de la constitution d’un groupe franc de la 29ème D.I, avec lequel il effectue de nombreux coups le main.

Le 8 février 1940, à Forbach, l’un de ceux-ci, effectué avec son ami Agnelly, lui vaut d’être promu officier de la Légion d’honneur et de voir son courage célébré.

Fait prisonnier le ]9 juin 1940, il s’évade le 23 juillet du camp de Pithiviers et revient à Nice où Il reçoit trois nouvelles citations.

Dès son retour, Darnand a repris son activité politique.

Chef de la Milice

Bien que des rapports de police le présentent comme un aventurier et assurent que, durant la guerre d’Espagne, il fournit des armes aussi bien aux républicains qu’aux franquistes, il prend la tête du mouvement légionnaire, est nommé successivement membre du Tribunal d’Etat, inspecteur général des S.O.L., puis chef suprême de la Milice.

En 1944, Darnand devient membre du Conseil National, puis secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Une de ses premières activités sera de créer les forces du maintien de l’ordre, qu’il va employer à combattre par tous les moyens la Résistance.

Il devient alors le meilleur auxiliaire de la Gestapo.

Puis, vient la débâcle de la Wehrmacht. Avec 10.000 miliciens et leurs familles Darnand part pour l’Allemagne et devient un des membres du « gouvernement » formé par de Brinon à Sigmaringen. »

Extradé, il fut condamné le 3 octobre 1945 par la Haute Cour à la peine de mort, à la confiscation de ses biens et à la radiation de la Légion d’Honneur et de la Médaille Militaire.

Son exécution eut lieu le 10 octobre au fort de Châtillon.

Exécution du chef niçois de la Milice est un extrait du journal « France-Soir » du 4 juillet 1945.

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