La République populaire de Monaco

par JMS
La République populaire de Monaco

La République populaire de Monaco est un article qui rappelle que la disparition du régime princier a été envisagé par certains à la fin de la seconde guerre mondiale.

 » Le 28 août 1944, Nice est libérée par les forces de la Résistance, dans une région où les Francs-tireurs et partisans (FTP) jouent un rôle majeur. La Wehrmacht se replie vers l’Italie, abandonnant notamment la principauté de Monaco.

À Monaco, le prince souverain, Louis II de Monaco, s’est éloigné du Rocher durant les derniers mois de l’Occupation. Plusieurs figures de la bourgeoisie locale, compromises avec le régime d’occupation, disparaissent ou se mettent à l’écart.

Dans ce contexte de vide du pouvoir, certains militants locaux proches du Parti communiste envisagent de proclamer une république.

Cependant, les responsables communistes de la région niçoise interviennent rapidement pour freiner toute initiative unilatérale. La direction nationale du Parti communiste français refuse également toute action de type insurrectionnel ou symbolique visant à transformer Monaco en “république populaire”, et appelle à la retenue.

Sur le plan administratif, l’autorité de la nouvelle administration de la Libération s’impose progressivement dans la région sous la coordination du commissaire de la République, Raymond Aubrac.

Le maintien de la dynastie des Grimaldi est finalement confirmé, à condition que Louis II transmette le pouvoir à son petit-fils, le futur prince Rainier III de Monaco.

Celui-ci hérite alors d’un territoire en reconstruction, incluant notamment des infrastructures radio installées pendant l’Occupation allemande, qui serviront plus tard de base au développement de la radiodiffusion monégasque. »

La République populaire de Monaco est un texte inspiré par un article paru dans le blog de l’ULC de Bagnolet du 28 septembre 2008.

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