Maisons de tolérance sur la Côte d’Azur

par JMS
Maisons de tolérance sur la Côte d'Azur

Maisons de tolérance sur la Côte d’Azur est un article qui détaille l’impact de la prostitution sur ce territoire.

 » L’incarcération de Carbone, de Lussatz et de Spirito a révélé qu’ils appartenaient au milieu très spécial des nervis qui, de la Cannebière à la Pergola de Menton, se livrent aux multiples rackets susceptibles de les enrichir vite et sans danger.

Femmes, jeux, stupéfiants, contrebande diverses, spéculations sur les adjudications locales, tout y est.

Pour ne citer qu’un exemple : il existe à Marseille et tout au long de la Côte d’Azur près de trois mille maisons de tolérance, dont seulement sept à huits cents sont officiellement connues de la police.

Imagine-t-on tout ce que ce trafic laisse sous-entendre en matière de marchandages politiques, de rivalités, de luttes d’influence et quel pactole il représente pour ceux qui touchent de près ou de loin à cette indignité.

Et sait-on encore que depuis que l’Espagne a fermé ses portes à tous ces jolis chevaliers et à leurs compagnes, Marseille a ravi à Barcelone son titre de reine des escales.

Si bien même qu’on ne rencontre plus aujourd’hui sur le vieux port que Polonaises, Italiennes et Espagnoles — sans compter les Cubaines et les Brésiliennes, car l’Amérique nous rend nos politesses — qui toutes attendent le prochain convoi d’Egypte ou d’Orient. »

Maisons de tolérance sur la Côte d’Azur est un texte découvert dans « 1933 : le magazine d’aujourd’hui » du 18 avril 1934.

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