Marchandises de luxe pour Monaco est un récit qui raconte les changements apportés par l’arrivée du train à Monaco.
» Le chemin de fer de Nice à Monaco et à la frontière d’Italie n’est pas encore livré au publie ; mais cependant les travaux sont à peu près terminés.
Le 9 juin dernier, le prince de Monaco et la princesse mère ont pu être conduits à Nice par la voie.
Le train spécial se composait du wagon-salon de S. A. S., de deux wagons destinés aux personnes de la suite du prince et de trois fourgons placés sur truc.
Le parcours s’est accompli en trente-deux minutes, mais lorsque le service sera définitivement organisé, il s’effectuera en vingt minutes.
On prétend, ceci est un bruit de Nice, que le gouvernement français ajourne, par certain scrupule, l’ouverture de cette ligne.
Il y a deux stations dans le court trajet d’un kilomètre que fait la voie de fer sur le territoire de la principauté enclavée.
L’une est pour la ville de Monaco; l’autre a été faite, sur les sollicitations de M. Blanc, pour le service spécial du Casino des Spelugues.
On conçoit que le gouvernement, qui n’admet pas les jeux publics en France, ne puisse guère consacrer une station qui n’a d’autre objet qu’une maison de jeu.
On dit que M. Blanc en est fort ému, mais il aurait trouvé un terme moyen, ce serait de faire déclarer la station des Spelugues ouverte seulement aux marchandises, la gare de la ville étant réservée aux voyageurs, et alors on classerait comme marchandises les cocottes qui constituent le principal arrivage à destination du Casino de Monaco. »
Marchandises de luxe por Monaco est un texte plumé dans le revue « La Gazette des eaux » du 2 janvier 1868.