Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice est le septième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.
« La fin de l’Empire, attristée par les revers, les modifications résultant du changement de régime produit en 1815, détournèrent un temps les esprits du Carnaval.
Une circonstance le raviva en 1821.
On a déjà mentionné les fêtes de cette année sans indiquer de quels graves événements politiques elles étaient la conséquence.
Nous l’exposerons brièvement.
Les étudiants de Turin, sous l’influence des carbonari, avaient organisé des manifestations pour demander une constitution ; la garnison de la citadelle avait pris parti pour eux ; une révolte éclatait en même temps dans la garnison d’Alexandrie, place forte du Piémont.
Le roi Victor Emmanuel Ier, abreuvé d’amertume, s’éloigna des provinces infidèles et vint se retirer à Nice.
En vue de distraire le souverain, on profita du Carnaval pour organiser toute une série de fêtes.
Il y eut surtout corso de gala sur le Cours.
Défilant devant le roi, qui se tenait au balcon du palais ducal, la noblesse et la bourgeoisie, en riches costumes, engageaient de voiture à voiture, des batailles à coups de fleurs et de bonbons eu vrai sucre candi, qu’on appelait coriandoli.
Il y eut aussi des veglioni au théâtre, au palais, et ces divertissements réussirent parfois à tirer le roi de ses sombres pensées.
Peu après, Victor Emmanuel 1er retourna à Turin où il abdiqua en faveur de son frère Charles-Félix, le prince en l’honneur de qui fut dressé, quelques années après, l’arc des Terrasses, au fond du Cours, et la statue de la place Bellevue au Port. »
Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Surveillance policière du Carnaval de Nice ».