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carnaval de Nice

Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice
FRANCE

Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice

par JMS 13 février 2025

Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice est le septième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

« La fin de l’Empire, attristée par les revers, les modifications résultant du changement de régime produit en 1815, détournèrent un temps les esprits du Carnaval.

Une circonstance le raviva en 1821.

On a déjà mentionné les fêtes de cette année sans indiquer de quels graves événements politiques elles étaient la conséquence.

Nous l’exposerons brièvement.

Les étudiants de Turin, sous l’influence des carbonari, avaient organisé des manifestations pour demander une constitution ; la garnison de la citadelle avait pris parti pour eux ; une révolte éclatait en même temps dans la garnison d’Alexandrie, place forte du Piémont.

Le roi Victor Emmanuel Ier, abreuvé d’amertume, s’éloigna des provinces infidèles et vint se retirer à Nice.

En vue de distraire le souverain, on profita du Carnaval pour organiser toute une série de fêtes.

Il y eut surtout corso de gala sur le Cours.

Défilant devant le roi, qui se tenait au balcon du palais ducal, la noblesse et la bourgeoisie, en riches costumes, engageaient de voiture à voiture, des batailles à coups de fleurs et de bonbons eu vrai sucre candi, qu’on appelait coriandoli.

Il y eut aussi des veglioni au théâtre, au palais, et ces divertissements réussirent parfois à tirer le roi de ses sombres pensées.

Peu après, Victor Emmanuel 1er retourna à Turin où il abdiqua en faveur de son frère Charles-Félix, le prince en l’honneur de qui fut dressé, quelques années après, l’arc des Terrasses, au fond du Cours, et la statue de la place Bellevue au Port. »

Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Surveillance policière du Carnaval de Nice ».

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Plus d’ampleur pour le Carnaval de Nice
FRANCE

Plus d’ampleur pour le Carnaval de Nice

par JMS 12 février 2025

Plus d’ampleur pour le Carnaval de Nice est le sixième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

« En 1700 on démantela le Château de Nice. La ville perdit ainsi sa fonction de place de guerre.

Elle put alors s’étendre et des étrangers de distinction commencèrent à venir profiter de son soleil d’hiver. Parmi ces premiers hôtes, mentionnons le duc de Glocester, le duc d’York, Lady Fitzgerald, le prince de Carignan, l’archiduc de Milan.

Le Carnaval prit, alors plus d’ampleur ; il comprenait deux parties bien distinctes : les plaisirs populaires dans la rue et sur le Cours et les bals élégants au palais ducal et dans quelques salons.

En 1780, des nobles niçois se cotisèrent pour fonder un théâtre, qui est devenu l’Opéra actuel. Les grands veglioni datent de cette époque.

La Révolution interrompit ces réjouissances, mais elles furent reprises avec plus d’ardeur sous le premier Empire, lorsque Nice comptait dans sa colonie aristocratique la reine d’Etrurio, la duchesse de Modène, et Pauline Borghese, sœur de Napoléon Ier. »

Plus d’ampleur pour le Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Pluie de bonbons sur le Carnaval de Nice ».

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Moines et soldats au Carnaval de Nice
FRANCE

Moines et soldats au Carnaval de Nice

par JMS 11 février 2025

Moines et soldats au Carnaval de Nice est le cinquième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

« Le Carnaval fut toujours célébré â Nice et toujours il exerça une grande attraction sur toutes les classes de la population.

Nous nous bornerons à le prouver en rappelant deux faits.

Le mardi gras de 1672, les masques parcouraient le Cours et la Grau Carriera (Grand’Rue, actuellement rue de la Préfecture).

De tous les points de la ville on s’était réuni là, et les hommes d’armes chargés de garder la forteresse du Château, ne pouvant résister à la tentation, étaient descendus se mêler à la foule. Profitant de ce manque de surveillance, vingt forçats enfermés dans les bastions, brisèrent les portes, et s’évadèrent.

La chronique dit qu’on put les arrêter.

Il paraît que les religieux n’étaient pas moins tentés que les soldats par les plaisirs du Carnaval.

En effet, une ordonnance rendue le 14 février 1667 par Mgr della Chiesa, évêque de Nice, interdisait aux moines et aux prêtres de se masquer pendant le Carnaval sous peine de suspension, d’amende et même de prison en cas de récidive. »

Moines et soldats au Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Plus d’ampleur pour le Carnaval de Nice ».

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C'est quoi le Carnaval de Nice ?
FRANCE

C’est quoi le Carnaval de Nice ?

par JMS 10 février 2025

C’est quoi le Carnaval de Nice ? est un article qui donne une définition bien gratinée de cette fête du début de l’année.

 » Epoque joyeuse de l’année pendant laquelle les vieilles dames mettent des masques ténébreux et les jeunes femmes des culottes collantes.

Le sexe fort passe son temps à jeter des fleurs ou des pelites rondelles de papier sur le sexe faible. Et le sexe faible passe ses journées et ses nuits à riposter avec les mêmes armes…

Les corps à corps ne sont pas interdits !

Il y a de grands corsos carnavalesques pendant lesquels on trimballe un misérable monstre en carton-pâte qui s’appelle S. M. Carnaval et on voit défiler des chars comme le Char de la Joconde, le char des Belles-Mères, le char du Soleil , le char du Bouillon Kub, etc., etc…

Il y a aussi les redoutes, les veglioni, les bals où toutes les femmes portent le même costume et de la même couleur, ce qui autorise toutes les confusions…

Il y a encore la Journée des confettis de plâtre, réservée aux indigènes de Nice et des environs…

Et tout cela, sous la protection d’un fort détachement d’hétaïres montmartroises qui assure la défense de Nice et du littoral de janvier à avril. »

C’est quoi le Carnaval de Nice ? est un texte satirique découvert dans le journal « La Vie parisienne » du 7 février 1914.

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Les princes au Carnaval
FRANCE

Les princes au Carnaval

par JMS 7 février 2025

Les princes au Carnaval est le troisième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

« Pendant le Carnaval de Nice, l’autorité elle-même relâchait ses lisières pour organiser des fêtes brillantes lorsqu’il s’agissait de divertir un grand personnage. L’histoire nous en fournit maints exemples.

Rappelons que le souverain de Provence, Charles II (1289-1309) aimait beaucoup Nice où il venait souvent passer une partie de l’hiver.

On se multipliait alors pour rendre le carnaval attrayant.

Celui de 1294 est resté célèbre, parce que le prince y prit part en compagnie de la noblesse de Provence ; tous les seigneurs, richement équipés, entourés de leurs chevaliers, défilèrent devant le souverain.

Les vieilles chroniques conservent aussi le souvenir du Carnaval de 1487, Nice était passée alors sous la domination savoyarde : Je duc Charles Ier était venu pour mettre le château en état de défense, car il craignait que comme suite de l’invasion du royaume de Naples par Charles VIII, roi de France, la guerre se propageât jusqu’ici.

La période du Carnaval arriva et la paix persistait. Les syndics organisèrent alors des bals, des cavalcades, des tournois, des défilés brillants qui eurent pour théâtre la plate-forme du château et le Cours. »

Les princes au Carnaval se poursuit avec l’épisode intitulé « Le duc de Savoie à Nice ».

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Les castes du Carnaval de Nice
FRANCE

Les castes du Carnaval de Nice

par JMS 6 février 2025

Les castes du Carnaval de Nice est le second épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

 » Pendant le cours du Moyen Âge, le Carnaval se célébra, mais par castes.

En effet, la noblesse avait ses bals particuliers ; la bourgeoisie se réunissait chez les plus huppés de nos marchands ; et le peuple courait les rues en des déguisements sommaires.

Tout cela était réglementé, même dans les menus détails.

C’est ainsi que ta noblesse avait le droit d’éclairer ses fêtes d’une multiplicité de torches. Mais la bourgeoisie ne pouvait allumer plus de cinq flambeaux. Quant au bas peuple, il n’avait droit qu’à deux flambeaux.

Les abbés de chaque caste, qui étaient les organisateurs des fêtes du Carnaval étaient responsables de toute infraction aux règlements.

Plus d’un abbé fut enfermé dans les tours du Château de Nice, pour expier des incidents ou des paroles qui avaient déplu à l’autorité. »

Les castes du Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Les princes au Carnaval ».

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Le Carnaval païen de Nice
FRANCE

Le Carnaval païen de Nice

par JMS 5 février 2025

Le Carnaval païen de Nice est le premier épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

 » Le Carnaval, celle imitation des réjouissances païennes, se célèbre à Nice depuis un temps immémorial, de sorte que sa splendeur actuelle n’est peut-être que l’effet d’un long entraînement.

Les premiers Conciles de l’Eglise fulminaient contre l’habitude maintenue par les paysans de notre Midi, de se déguiser et de courir de maison en maison, en se livrant à des bouffonneries.

Certaines localités des Alpes-Maritimes étaient déjà célèbres aux premiers siècles de notre ère pour ces divertissements : Grasse où l’on célébrait des fêtes de Jupiter, les Jovines ; Arluc, où des fêtes en l’honneur de Vénus donnaient lieu à des incidents trop suggestifs, auprès desquels notre Carnaval moderne est anodin et vertueux ; Nice qui, en digne fille des Phocéens grecs, célébrait avec pompe ses dieux Lares et Pénates.

Pour appuyer les peines ecclésiastiques prononcées par les pères des Conciles, le pouvoir séculier lança des édits sévères qui eurent pour effet de réduire ces réjouissances en des fêtes médiocres. »

Le Carnaval païen de Nice se prolonge avec l’histoire intitulée « Les castes du Carnaval de Nice ».

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Le Carnaval de Nice est bien vivant (3)
FRANCE

Le Carnaval de Nice est bien vivant (3)

par JMS 9 octobre 2024

Le Carnaval de Nice est bien vivant (3) reprend le contenu d’une lettre adressée par une Parisienne Jeanne de Soisy à une amie de province.

 » Tu ne peux te faire une idée, chère Yvonnette, de l’effet prestigieux de ce spectacle du Carnaval de Nice.

Tous ces dominos roses, bleus, jaunes, blancs, qui circulent dans les rues et sur la plage, toute cette foule bigarrée — car il est fort peu de personnes qui sortent pendant les jours gras avec leurs vêtements ordinaires —tous ces drapeaux, ces bannières, ces oriflammes flottant dans l’espace ; tous ces chars multicolores de formes bizarres, marchant au pas au milieu de la foule, tout ce bruit de musique, de cris, de voix humaines, se mêlant au bruit sourd des vagues, tout cela forme un tableau qui éblouit et cause un inoubliable saisissement.

Le carnaval finit à Nice et à Menton d’une façon très pittoresque.

On l’amène, au début des jours gras, sur une barque couverte de fleurs et tout illuminée.

Il est personnifié par un mannequin de bois à la face souriante, qui, assis sur un trône d’où il peut dominer l’ensemble de la fête, préside aux batailles et aux réjouissances publiques.

Le soir du mardi gras voit disparaître cette royauté éphémère : au milieu du feu d’artifice, sur un bûcher flambant, le mannequin s’allume et brille d’une dernière lueur, aux cris de la foule, qui, peu à peu, s’apaise et s’écoule lentement.

Après ce dénouement qui rappelle le paganisme, tout rentre dans le calme.

Dès le mercredi des Cendres, dès aujourd’hui, on vit de souvenirs, et, jusqu’à l’année suivante, on parlera des fêtes passées et de celles qu’on préparera pour le carnaval prochain.

Dans le Midi, la grande affaire, la chose capitale de l’hiver, c’est le carnaval : à Nice, surtout, car c’est la ville de plaisir.

Les différentes stations hivernales de la côte ont chacune une physionomie distincte.

Non seulement au point de vue du paysage, mais surtout comme élément social.

Menton est le pays des vrais malades ; la vie y est simple, bourgeoise, tranquille ; on s’y promène aux heures ensoleillées, mais, après cinq heures du soir, les avenues, les rues sont désertes ; chacun rentre chez soi, et l’on vit en famille.

Nice et Monte-Carlo sont les deux grands centres de la haute vie, faite de mouvement et de plaisirs.

Les mondains de tous les pays s’y donnent rendez-vous, pour s’amuser ; les nations, les sociétés les plus diverses s’y coudoient fraternellement.

Tous les peuples, tous les mondes y fusionnent dans une sorte de bienveillance cosmopolite.

Cannes, au contraire, demeure la station aristocratique par excellence ; c’est le faubourg Saint-Germain de la côte méditerranéenne.

C’est là que se réunissent, en hiver, les grandes familles de France et les Anglais de la haute société.

La moitié de la ville est anglaise, pour ainsi dire ; cela se voit jusqu’aux enseignes des magasins, qui pour la plupart sont faites dans la langue anglaise.

Les habitants ne sauraient mieux reconnaître que Cannes a été mis à la mode par lord Brougham.

En dépit de l’élégance qui règne dans cette station et du ton parfait qui préside à toutes ses fêtes, ne va pas en conclure que l’on s’y ennuie.

La gaieté française ne perd jamais ses droits. A quelque caste qu’elle appartienne, elle inspire à tous cet inépuisable besoin d’amusements et de joyeux ébats, qui nous distingue du peuple anglais, lequel, tout en s’amusant, a parfois l’air de s’ennuyer.

Tu connais le mot qu’on prête à ce gentleman anglais : « Qu’est-ce que cela vous fait que je m’ennuie, pourvu que cela m’amuse ! »

Cannes est donc, comme ses voisines, une ville de divertissements, avec cette nuance que les étrangers qui y séjournent sont plus ou moins nobles, tandis qu’à Monaco et à Nice, c’est de tous les mondes, au hasard de la fortune et de la santé, que se forme la colonie de mondains attirés par la beauté du pays et l’attrait du plaisir.

A Nice, comme à Cannes, il est des salons très recherchés, qui donnent le bon ton, et qui sont regardés comme les lieux de rendez-vous aristocratiques de la côte méridionale.

Ainsi qu’à Paris, le five o’clock est adopté ici.

Le menu est à peu près le même — un peu plus fleuri — sous un ciel un peu plus bleu, et c’est tout.

Mais ce tout est quelque chose !

A bientôt, ma chérie, et mille tendresses.

Jeanne de Soisy. »

Le Carnaval de Nice est bien vivant (3) est le dernier des trois épisodes consacrés à une lettre envoyé par une Parisienne en villégiature à Nice. Cette lette a été découverte dans « La Gazette des femmes » du 10 mars 1886.

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Le Carnaval de Nice est bien vivant (2)
FRANCE

Le Carnaval de Nice est bien vivant (2)

par JMS 8 octobre 2024

Le Carnaval de Nice est bien vivant (2) reprend le contenu d’une lettre adressée par une Parisienne Jeanne de Soisy à une amie de province.

 » Les batailles de fleurs ne sont que le prélude des réjouissances carnavalesques.

On réserve, pour les jours gras, la bataille des confetti, moins poétique, mais follement gaie, les cortèges, les cavalcades, puis dans les jardins, on se livre au jeu des moccoletti, qui est une fantaisie très amusante et très pittoresque.

Ce jeu consiste à porter à la main une petite bougie allumée et à tâcher de la défendre tout en essayant do souffler la bougie du voisin ou de la voisine.

Cela donne lieu à une course de feux follets, au milieu de laquelle on se poursuit, on s’évite, on se heurte en poussant des cris de joie à chaque bougie éteinte, et tout ce brouhaha au son des orchestres en plein vent qui font danser le peuple.

Ces danses durent d’ailleurs toute la journée du dimanche et du mardi gras, et ne s’interrompent même pas pendant la bataille des confetti, qui est, comme les batailles de fleurs, un divertissement mondain.

Il faut, pour y prendre part, avoir soin de revêtir un domino et se couvrir le visage d’un masque, sans quoi, il serait impossible d’affronter cette lutte, qui malgré sa courtoisie est des plus violentes.

Elle se fait à pied et en voiture.

La fête commence par un défilé de chars remplis de personnages costumés d’une manière pittoresque ; les uns représentent des princes et des princesses de féeries ; les autres, des bergers et des bergères de l’antiquité ; d’autres encore figurent l’Olympe et tous les dieux de la fable ; ceux-ci sont en polichinelles, ceux-là sont en singes, d’autres en guerriers ; la diversité est infinie, comme l’imagination des méridionaux ; chaque char porte un orchestre et un corps de ballet.

Des voitures particulières, fort joliment décorées, suivent ces chars, et sont occupées par des personnes déguisées également.

Les combattants se lancent des confetti et en jettent sur les passants au moyen de frondes et de pelles creuses qui les envoient aux plus grandes distances.

Ces frondes permettent de viser au loin et d’atteindre l’adversaire soit qu’il se trouve à une fenêtre, sur un balcon, dans les tribunes ou dans les voitures.

Elles se composent d’un godet creux en fer-blanc, attaché à un jonc flexible ; en faisant ployer le jonc, on obtient une force de projection considérable.

Tu sais que les confetti sont des bonbons de plâtre, qui s’écrasent, s’ils sont frais, et font balle, s’ils sont vieux.

Si les piétons reçoivent de véritables cascades de plâtre, ils soutiennent la lutte et ripostent avec la même ardeur.

Cette pluie de plâtre ne vaut pas la pluie de fleurs des premières batailles. I

l y a pourtant un moyen de faire cesser les hostilités et de demander grâce : c’est de lancer un bouquet à son adversaire ; ce bouquet est le drapeau blanc du guerrier qui, en s’avouant vaincu, demande les honneurs de la guerre.

Devant cette capitulation fleurie, le combat cesse, et la paix est conclue. »

Le Carnaval de Nice est bien vivant (2) se poursuit dans un second épisode, intitulé « Le Carnaval de Nice est bien vivant (3) ».

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Le Carnaval de Nice est bien vivant (1)
FRANCE

Le Carnaval de Nice est bien vivant (1)

par JMS 7 octobre 2024

Le Carnaval de Nice est bien vivant (1) reprend le contenu d’une lettre adressée par une Parisienne Jeanne de Soisy à une amie de province.

 » Ma chère Yvonnette, à ceux qui prétendent que le carnaval disparaît, je conseillerai de venir à Nice pour se convaincre du contraire.

Nice est le grand centre du carnaval, sur la côte méditerranéenne ; curieux d’assister à ces fêtes célèbres, nous y sommes venus passer la semaine des jours gras, sans pour cela dédaigner les fêtes plus intimes, mais aussi charmantes, de notre Menton.

Le carnaval méridional se compose essentiellement de deux batailles : la bataille de fleurs et la bataille des confetti.

On s’arrange de façon à ce qu’elles alternent à Menton et à Nice, afin que les étrangers puissent assister à l’ensemble des fêtes.

Nous avons ainsi admiré, d’abord à Menton, les décorations charmantes des voitures mentonnaises, toutes fleuries de roses, de violettes, de camélias, d’anémones, etc., etc.

Sur la plage ensoleillée, c’était charmant de voir défiler ces deux rangées de voitures l’une en face de l’autre, marchant en sens inverse et se lançant à la volée une quantité innombrable de bouquets.

Dans ces chars tout enguirlandés, dont les roues, les harnais, les chevaux disparaissent sous les fleurs, les femmes, les jeunes filles sont elles-mêmes habillées de la fleur que leur fantaisie a choisie pour la décoration de leur voiture ; leur toilette est une sorte de gracieux déguisement de circonstance.

Lorsque la bataille s’engage, une pluie de bouquets remplit l’espace et va tomber dans les équipages ou sous les pieds des chevaux, au milieu des éclats de rire des combattants ; et aussi à la grande joie des gamins qui, au risque de se faire écraser, s’élancent pour ramasser les fleurs tombées.

A Nice, le nombre de ces voitures fleuries est incalculable ; c’est évidemment plus beau comme vue d’ensemble ; ce qui doit se dépenser de fleurs pour ces poétiques combats est inimaginable.

Mais la nature est si riche, dans ce pays béni, qu’on ne craint pas d’épuiser les jardins, certains que sont les habitants de voir le lendemain une récolte nouvelle remplacer celle dont ils ont disposé.

Un prince anglais a fait venir, de Florence, dix mille camélias blancs pour décorer sa voiture, qui figurait un yacht et était traîné par deux éléphants.

Après ces batailles, le jury décerne le prix à la plus belle des voitures, et des bannières d’honneur aux autres, suivant leur mérite ; puis les voitures primées défilent par rang de récompense devant le public qui les acclame et… c’est fini.

Le Carnaval de Nice est bien vivant (1) se poursuit dans un second épisode, intitulé « Le Carnaval de Nice est bien vivant (2) ».

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