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Histoire

Tentative d'assassinat à Nice
FRANCE

Tentative d’assassinat à Nice

par JMS 13 mai 2024

Tentative d’assassinat à Nice raconte une agression contre le consul général de Russie.

 » Une tentative d’assassinat a été commise aujourd’hui vers midi sur M. de Rewitzky, consul général de Russie à Nice, par un nommé Alexandre Owen, âgé de trente-quatre ans, se disant ingénieur à Monaco.

Owen s’était rendu au consulat, au 33 de la rue Meyerbeer, pour solliciter un secours et parler au consul.

On l’introduisit auprès de M. de Rewitzky, qui lui remit un secours de 15 francs.

Il insista ensuite, afin qu’on envoyât une dépêche à sa mère, à Odessa, pour qu’elle connût le dénuement dans lequel il se trouvait.

Le consul rédigea la dépêche, mais les termes employés n’étaient probablement pas à la convenance du solliciteur, qui s’emporta et déclara ne pas vouloir être traité comme un domestique.

Comme il voyait le quémandeur très surexcité, le consul sortit de son bureau, traversa la salle d’attente du public, qui était déserte à ce moment, et alla auprès du chancelier Vilister, dans une pièce voisine, dont il ferma à demi la porte.

Owen saisit la poignée de la porte, qu’il essaya d’ouvrir complètement ; ne pouvant y parvenir, il passa sa tête entre cette porte et le chambranle, puis il avança sou bras droit qui était armé d’un revolver et fit feu dans la direction de M de Rewilzky.

La balle atteignit le consul à l’annulaire de la main gauche, puis elle alla se loger ensuite dans le mur.

Le chancelier sauta par la fenêtre située au premier étage. M. Vilister ne se fit heureusement aucun mal dans sa chute ; il courut au bureau de police du quartier et prévint le commissaire de police M. Allègre.

Pendant ce temps, le coupable était maintenu par le consul de Russie, aidé du baron Offenberg et d’un employé du consulat, M. Alfred Léa. »

Tentative d’assassinat à Nice est un texte extrait du journal « Le XIXe siècle » du 5 juin 1902.

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Le talisman de Six-Fours
FRANCE

Le talisman de Six-Fours

par JMS 8 mai 2024

Le talisman de Six-Fours est une histoire qui raconte le recours à un collier pour se protéger de certaines maladies.

 » A Six-Fours c’est pour la guérison des maux de gorge qu’on a recours à l’intercession de saint Pierre.

Sur la haute colline où est perché comme un nid d’aigle le village de Six-Fours, non loin de la moderne forteresse qui défend les approches de la rade de Toulon, s’élève la plus ancienne église du diocèse, un des plus antiques monuments chrétiens que possède la Provence.

Elle est consacrée à saint Pierre ès-liens et classée parmi les monuments historiques.

C’est là que les habitants de Six-Fours viennent, principalement le jour de la fête patronale de saint Pierre ès-liens, San Peyré intrant avoust, prier leur patron de les préserver des angines et leurs enfants du croup.

Ce jour-là, après avoir assisté à la messe, les mères font bénir au célébrant un collier de ficelle composé de treize nœuds en l’honneur de Notre Seigneur Jésus Christ et des douze apôtres.

Ce collier, appelé collier de Saint Pierre, doit préserver des maux de gorge ou guérir ceux qui en sont déjà atteints.

Il rappelle le souvenir des liens dont le premier vicaire du Christ fut miraculeusement délivré dans les prisons de Jérusalem et des chaînes qu’il porta dans la prison Mamertine à Rome avant de subir le martyre.

Les Six-Fournais le conservent comme un précieux talisman. »

Le talisman de Six-Fours est un texte trouvé dans le journal « L’Écho du Var » du 6 août 1893.

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En coche vers Levens
FRANCE

En coche vers Levens

par JMS 25 avril 2023

En coche vers Levens est un récit qui raconte un voyage en attelage depuis Nice jusqu’à ce village de l’arrière-pays.

 » Un coche, un de ces vieux coches de jadis, non la majestueuse diligence Laffitte et Gaillard, qui, du Nord au Midi, véhicula nos pères — mais une patache poudreuse, détraquée, aux essieux grinçants, coiffée d’une bâche de toile tachée et rapiécée comme une cape de pauvresse, attelée de Irois haridelles couvertes de harnais raboutés de ficelles, et conduite par un cocher en blouse bleue, huché sur une dangereuse banquette sans tablier, au tremplin vermoulu, roulait au petit trot et à grand bruit de grelots et de ferrailles.

En route vers Levens

En quel pays, béni de Dieu el inconnu de l’insupportable troupeau des touristes charriés par l’Agence Cook, pouvait courir ce véhicule d’antan ?

Il était si picaresque, si démodé, il détonnait si étrangement au milieu des riches attelages niçois et montecarliens, que l’envie me prit subitement de visiter la contrée ignorée, éloignée de toute civilisation, où il allait décharger ses voyageurs primitifs, insoucieux du moderne confort.

Une place restait vide sur la banquette, et je me hissais à côté du cocher.

Quand nous eûmes laissé loin les dernières maisons du faubourg et quitté les rives pierreuses et altérées du Paillon pour nous enfoncer dans la montagne, je me demandais où le coche allait me conduire.

— Tiens, au fait ! cocher, où allons-nous ?

Il m’examina d’un œil assez effaré, et, pour toute réponse, fouetta ses haridelles.

Ce brave homme, habitué à parcourir trois cent soixante-cinq fois par an la même route, ignorait évidemment le plaisir de se laisser aller à l’aventure des chemins nouveaux et les joies de l’imprévu.

La patrie de Masséna

Cependant, à une seconde question, il se décida :

— Nous allons à Levens.

— La patrie de Masséna ?

—- Sûr que ce n’est pas Nice !

Puis il ajouta fièrement : « Nous sommes parents de Masséna, nous autres. Je m’appelle Masséna aussi, moi ! Vous n’avez pas vu mon nom ? Il est peint sur la voiture ? »

Et il me raconta qu’il était copropriétaire du coche avec un confrère, son concurrent jadis.

Mais les affaires allaient si mal et les voyageurs se faisaient si rares qu’ils s’étaient arrangés à n’avoir plus qu’une voiture.

« Souvent nous partons et revenons vides. Hier, j’ai fait dix sous. »

Pendant six lieues la route va montant, traversant des gorges, côtoyant des précipices par des paysages tantôt agrestes et riants comme des cadres d’idylle, tantôt déserts et sauvages.

Arrivée à Levens

Nous avons laissé Saint-André, Tourette, Saint-Clair, et là-bas, devant nous, plaquée sur un fond de déchiquetures bleues, surgit Levens, dans les vapeurs dorées du couchant.

Le vieux fief des Grimaldi couvre de ses grises bâtisses la crête d’un rocher aux flancs rayés de jardins, et entouré de sommets alpins.

Un débris de tour sarrasine Je domine, et les vignes verdoient parmi les ruines des murailles écroulées.

Çà et là, une meurtrière décoiffée, un angle de bastion, un coin de poterne témoigne du passé troublé de la paisible bourgade. »

En coche vers Levens est un texte tiré du livre  » Au pays de Cocagne : principauté de Monaco  » d’Hector France, publié en 1902.

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La Pensée de Nice
FRANCE

La Pensée de Nice

par JMS 29 avril 2021

La pensée de Nice est une charge journalistique contre le journal Il Pensiero di Nizza suspect de souhaiter le rattachement du comté de Nice à l’Italie.

On fait une réclame formidable à un obscur petit canard niçois, intitulé II Pensiero di Nizza  ou la Pensée de Nice en français, pour un article d’insultes à la France, que ledit obscur petit canard a publié.

Un journal en italien à Nice

Il Pensiero est rédigé en italien, il paraît à Nice. C’est l’organe des cinq cents bourgeois de Nice qui, nés italiens, avant l’annexion, n’ont pas oublié leur première patrie, et sont demeurés séparatistes.

Le journal de ces Français antifrançais a l’aspect, la composition, la mise en pages d’un journal italien.

Il met en première place le récit et la discussion des choses du royaume cisalpin. Les affaires de la France sont reléguées par les rédacteurs du Pensiero sous la rubrique Etranger. On les y cherche entre les dépêches de Russie et les nouvelles de la république de Haïti.

Le fondateur du Pensiero, qui fut longtemps son inspirateur, est M. Borriglione, député, maire de Nice, chevalier de la Légion d’honneur.

M. Borriglione, BourrilIon comme prononcent les gens du peuple à Nice, a longtemps été le chef du parti séparatiste dans les Alpes-Maritimes.

Il donna en 1870 une preuve éclatante de ses sentiments italiens et de sa haine contre la France.

A son instigation, une trentaine de notables de Nice écrivirent à Garibaldi, lui demandant d’envahir les territoires réunis par l’Empire à la France.

Appel à Garibaldi

Garibaldi répondit qu’il était à la fois patriote et républicain qu’en lui le patriote souhaitait le retour de Nice à la patrie italienne, mais que le républicain ne voulait pas démembrer une République pour asservir une province de plus à la monarchie, même italienne.

Malgré cet échec, les séparatistes continuèrent, Borriglione en tête, à crier « Vive l’Italie » dans le Pensiero. Mais on se lasse de tout.

M. Borriglione, devenu un personnage en France, abandonna le journal séparatiste, qui passa en d’autres mains.

Les abonnés du Pensiero sont très peu nombreux.

Le journal antifrançais ne vit que des subventions de quelques fidèles à l’Italie, et des annonces des banquiers et des commerçants italiens.

Pour conserver ces subsides, il est obligé de crier très haut ses préférences italiennes.

Aussi, tous les numéros du Pensiero sont-ils faits seulement d’insultes à la France.

Depuis longtemps, les journaux de Nice ont renoncé à entrer en polémique avec le Pensiero. »

La Pensée de Nice est un texte extrait du journal « Le Gaulois » du 30 juillet 1882.

Le journal Il Pensiero di Nizza paraîtra de 1871 à 1895.

« Par décision spéciale en date du 16 novembre 1895, délibérée en conseil des ministres, par application de la loi du 29 juillet 1881, article 14, et de la loi du 22 juillet 1895, le président du conseil, ministre de l’intérieur, a interdit la circulation en France du journal Il Pensiero di Nizza, publié à Nice en langue italienne. »

Extrait du « Journal Officiel de la République Française » du 17 novembre 1895.

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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