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Les dommages du Pont-Vieux à Nice
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Les dommages du Pont-Vieux à Nice

par JMS 16 février 2021

Les dommages du Pont-Vieux à Nice raconte l’histoire de cet ouvrage qui a subi de nombreuses avanies avec le temps.

« Détruit à maintes reprises par le canon ou les eaux en furie, le Pont-Vieux dût être plusieurs fois reconstruit, ou tout au moins réparé.

Emporté une première fois, le 9 octobre 1530, par les eaux du Paillon, son ennemi, il fut rebâti, l’année d’après, à l’aide d’une cotisation volontaire des habitants et placé, dès ce jour, sous l’invocation de Saint-Antoine.

En 1543, en 1565 et en 1706, après la guerre de la succession, il eut à subir de nouvelles avaries et de nouvelles réparations.

Ses arches furent refaites les unes après les autres ; la double pente rapide qui en rendait l’accès pénible a été aplanie ; enfin, on a fait disparaître, en 1744, la porte fortifiée établie sur la première arche, du côté des remparts.

La porte Saint-Antoine, qui établissait la communication entre les remparts et la vieille ville de Nice, a été démolie vers 1880 et remplacée par un large escalier.

Quant à la porte elle-même, elle a été reconstituée, au Château, à l’entrée du souterrain qui aboutit à la plate-forme de la Cascade. « 

Cette histoire qui raconte Les dommages du Pont-Vieux à Nice figure dans le journal  » L’Eclaireur de Nice  » du 4 septembre 1921.

On décide la destruction du Pont-Vieux au début des années 20 pour permettre la couverture du Paillon.

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Le Carnaval mondain de Nice
FRANCE

Le Carnaval mondain de Nice

par JMS 12 février 2021

Le Carnaval mondain de Nice est un nouvel épisode du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice. 

 » Le Carnaval de Nice reprit à partir de 1856, un regain d’élégance et de splendeur, grâce à la présence de l’Impératrice de Russie, mère du tsar Alexandre II.

Une impératrice au Carnaval de Nice

S. M. Alexandra Feodorowna, Impératrice douairière de Russie, vint passer l’hiver à Nice.

D’illustres visites lui furent rendues qui coïncidèrent avec l’époque du Carnaval.

Le roi Victor Emmanuel, accompagné de ses ministres Cavour et Rattazzi, arriva le 22 janvier pour saluer la souveraine, qui s’était installée à la villa de Orestis, promenade des Anglais

D’autres personnages princiers se trouvèrent en même temps à Nice.

Une période de fêtes s’ouvrit pour la ville.

La Municipalité déploya tous les efforts pour donner au Carnaval un caractère de luxe et d’apparat.

Des arrêtés très sévères furent édictés contre l’emploi des projectiles salissants et blessants.

Un cortège plus élégant, mais plus froid que d’ordinaire défila sur le Cours.

Bals mondains à Nice

Mais l’intérêt résida dans les fêtes mondaines organisées au théâtre et dans les salons.

Il y eut un grand veglione à l’Opéra.

Le roi Victor Emmanuel y assista de la grande loge centrale. A ses côtés avaient pris place le grand-duc Michel de Russie et des personnages de la Cour de l’Impératrice.

Les autres loges avaient une élite d’occupants.

Tous prirent grand plaisir au spectacle de milliers de danseurs travestis, emplissant de mouvement, de couleur et de gaîté la salle de notre théâtre.

Un autre grand bal eut fieu au Palais du gouvernement, donné par l’intendant général de Nice, qui était M. della Marmora, frère du général.

Et nos hôtes princiers organisèrent également des soirées dansantes en leur résidence. »

Le Carnaval mondain de Nice a une suite avec l’épisode « Les célébrités du Carnaval de Nice » du feuilleton de Passion Riviera sur les Mystères du Carnaval de Nice.

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Le Pan Bagnat de Nice
FRANCE

Le Pan Bagnat de Nice

par JMS 1 février 2021

Le Pan Bagnat de Nice raconte l’histoire de ce mets qui après avoir connu une période de déclin, a retrouvé de l’attrait auprès des touristes.

Le pan bagnat – on fait résonner le t final – est-il un hors d’œuvre niçois ou un goûter ?

« Je ne pense pas que ce mets qu’on croquait à belles dents devant le comptoir d’un débit en buvant un verre de vin, n’ait jamais constitué un hors-d’œuvre car la salade de tomates, à laquelle on mélange des filets d’anchois, du thon haché ou en morceaux, des olives, des poivrons et des oignons, le remplace avantageusement sur les tables niçoises, surtout dans les banquets, fort nombreux durant l’été.

Le « pan bagnat » est plutôt un goûter.

Un plat populaire de Nice

Certes, il est toujours en faveur dans les milieux niçois, surtout dans les bastides et les cabanons, mais il a, malgré tout, beaucoup perdu de sa vogue et pour cause. Les boulangers ne fabriquent plus de ces petits pains fendus d’un sou qu’on appelait à Nice des « bouts » et qui servaient à les faire.

De plus, on a supprimé la tolérance dont jouissaient les pêcheurs du comté de Nice, depuis l’annexion, de pêcher avec des filets à mailles fines et de prendre, en mer, de grosses quantités de fretin d’anchois et de sardines avec lequel on faisait une sorte de rémoulade appétissante qu’on appelle pissalat et dont on enduisait les deux tranches de la miche.

On mangeait le pan bagnat pour boire un verre de vin. En effet, il excite à boire, comme d’ailleurs tous les mets traditionnels du pays niçois.

Figurez-vous, il coûtait, dix, quinze ou vingt centimes, selon la grosseur du pain. Aussi, l’usage en était courant.

Tous les marchands de vin du vieux-Nice étaient approvisionnés pour le servir sur le champ.

Socca et pissaladière

L’ouvrier et l’employé en faisaient leur petit déjeuner du matin et lorsque, l’après-midi, la fringale les prenaient, ils repiquaient au zinc, quand la fantaisie ne leur venait pas d’acheter sur les vieux boulevards du Pont-Neuf et du Pont-Vieux, la socca et la pissaladière des marchands débitaient en plein air par tranches aux passants pour deux sous.

La socca est un peu tombée en désuétude, en tous cas elle n’a pas fait le chemin de la pissaladière, qui figure maintenant parmi les hors d‘œuvres de choix des meilleures familles niçoises.

La socca est restée en pleine rue où le marchand ambulant continue à la détailler aux enfants et aux femmes du peuple, friands de cette tourte de farine aux pois chiches que l’autre tourte en pâte feuilletée, imprégnée d’huile d’olive, et garnie d’oignons hachés, de crème d’anchois et d’olives noires ou vertes, tend de plus en plus à supplanter.

Mais revenons au pan bagnat , prétexte à longues beuveries sous les tonnelles des auberges de banlieue pendant les journées dominicales.

Le pan bagnat ? Mais c’était l’objet de toute partie de plaisir !

Vin et Pan Bagnat

Dans les festins traditionnels des environs de Nice, qui ont perdu aujourd’hui leur caractère familial, on en faisait une consommation prodigieuse. Mieux que les fougassettes de Grasse ou de Vence et les nougats de Saint-Paul, qui s’étalaient aux éventaires dressés autour du bal, il était la faveur du public.

Il y avait même des auberges qui s’étaient spécialisées. Elles étaient renommées. C’étaient l’auberge Augustin Cotto, à Saint-Maurice, tout près du parc Chambrun, saccagé aujourd’hui par des lotisseurs ; l’auberge Giraud, à Saint-Roch, celles de Cauvin, au Ray, de Séassaud, à la Californie, du Printemps, à Mont-Boron et de Bovis, à Cimiez qui reste, telle qu’elle était dans tout son pittoresque rural, au milieu des villas envahissantes.

C’est encore aujourd’hui une tradition que nul ne saurait enfreindre que d’aller déguster le pan bagnat chez Bovis, le jour du grouillant festin des Cougourdons, le 25 mars. Là, ce n’était plus de petits pains, mais de grosses miches rondes d’une et deux livres qui apaisaient l’appétit des familles réunies et des bandes de jeunes gens en goguette.

Le tout s’arrosait d’un Montaleigne parfumé, d’un Falicon ensoleillé, d’un Villars du Var capiteux ou d’un Bellet généreux, si généreux qu’on en boit, rien qu’à Nice, beaucoup plus que la colline vineuse de Saint-Romain peut en produire.

Tous les mets locaux sont conçus pour exciter l’appétit et pour provoquer la soif, qu’il s’agisse du pan bagnat, du lapin sauté, des raviolis, du stockfisch. Ils forment des repas massifs et réclament des estomacs complaisants. Avec eux, la mévente des vins n’est pas à craindre. »

Le Pan Bagnat de Nice est un article issu de la revue « La semaine à Paris » du 1er octobre 1929.

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Des cierges pour le Carnaval de Nice.
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Des cierges pour le Carnaval de Nice.

par JMS 14 juillet 2020

Des cierges pour le Carnaval de Nice décrit le jeu des moccoletti consistant à éteindre la bougie de son voisin portée au bout d’un roseau.

« La voiture prenait la file et s’engageait dans la piste du Corso, au milieu de la foule tassée de chaque côté de la chaussée et sur les gradins de l’amphithéâtre.

Nuit crépusculaire sur le Carnaval de Nice

La lune n’était pas levée, et sous un ciel diamanté d’étoiles les tribunes demeuraient enveloppées dans une ombre crépusculaire.

Le fond de la place avait l’air d’un lac noir où s’agitaient des masses confuses.

A travers les gradins de l’estrade, des vendeurs de moccoletti circulaient, offrant leurs paquets de minces cierges emmanchés à des roseaux.

Çà et là, une lueur trouait la nuit ; les moccoletti jetaient dans l’obscurité le scintillement falot de leurs lumignons soufflés à chaque instant, puis se rallumant pour s’éteindre encore.

En bas, des pierrots blafards se trémoussaient au milieu de la piste où alternaient deux orchestres.

En cette pénombre, des voitures de masques vagues et silencieuses comme des fantômes, défilaient, drapées de blanc, éclairées de lanternes blanches, capricieusement décorées : l’une d’elles était enguirlandée de virginales fleurs d’amandier ; une autre, vaste berceau tendu de mousseline, contenait un pâle foisonnement de nourrices et de bébés ; une troisième, capitonnée de fourrures, traînait des hôtes disparaissant sous des pelisses neigeuses.

Flocons sur le Carnaval de Nice

Les masques des voitures et les dominos des tribunes se lançaient des boules de papier qui s’émiettaient tout à coup en l’air, et des giboulées floconnantes s’éparpillaient sur les blanches apparitions de ce fantastique défilé.

Les danses mêmes des masques autour des équipages prenaient des apparences de rêves sous la tremblante clarté des étoiles ou à la clignotante lueur des moccoletti. 

Après avoir deux fois longé la piste, le landau gagnait le Cours Saleya où les pâles files de piétons et d’équipages se fondaient comme de la neige dissoute dans l’éblouissante phosphorescence de la lumière électrique.

Les rayons incandescents traversaient dans toute sa longueur la rue Saint-François-de-Paule et baignaient d’une coulée d’argent en fusion la lente procession des voitures.

Sous cette clarté métallique et vibrante, les jolies femmes emmitouflées de dentelles, les moines blafards et les pierrots enfarinés apparaissaient comme des personnages de la Comedia dell’arte.»

Des cierges pour le Carnaval de Nice est un extrait du feuilleton « Charme dangereux » d’André Theuriet, paru dans le journal « La Charente » du 25 juillet 1891.

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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