Tirs d’obus sur Sainte Maxime est une histoire qui raconte comment des tirs de la Marine nationale ont touché le littoral de la commune.
» Le feu s’est déclaré hier-soir à bord du yacht « Hippocampe », amarré dans le port de Sainte-Maxime.
L’officier-commandant le sous-marin « Âtalante », s’est mis à la disposition, du propriéLaire pour couler le navire, qui constituait un grave danger pour les embarcations voisines, avec ses 4 tonnes d’essence dans ses réservoirs.
Quelques instants plus tard, l’ « Hippocampe » en feu était emmené au large.
Mais, la brise s’élevant et le courant aidant, l’ « Hippocampe » virait de bord et repartait tout seul vers la côte.
C’est alors que les canonniers de l’ « Âtalante », crurent plus prudent de couler le bateau en feu.
Une quinzaine de coups de 75 retentirent dans la baie de Saint-Tropez.
Malheureusement, trois seulement atteignirent leur but, les autres tombèrent sur la côtede Sainte-Maxime.
Il y eût alors un vent de panique sur Sainte-Maxime.
Le premier obus, était à peine tombé sur le toit de la maison d’un plombier que tout le monde était déjà réfugié dans les caves de la petite plage.
Un second obus vint couper les fils électriques d’une ligne à haute tension.
Un troisième tomba sur la place du village, à moins de cent mètres de la terrasse d’un palace.
D’autres obus sont tombés sur la voie du chemin de fer, à côté de l’école, mais n’éclatèrent pas.
Enfin, un projectile atteignit une scierie, y causant d’importants dégâts.
Personne, heureusement, ne fut blessé.
On évalue les dégâts à plus de 600.000 francs. «
Tirs d’obus sur Sainte-Maxime est un texte tiré du journal « La Dépêche » du 19 juillet 1936.