Souris d’hôtel à Monaco est une histoire qui raconte comment la police a mis fin aux activités d’une voleuse.
» On vient d’arrêter, à Monaco, une jeune et élégante couturière de Nice, Maria Vietti.
Son passage dans divers palaces de la Principauté était toujours marqué par la disparition de bijoux et de sommes importantes..
Avec une curiosité toute professionnelle, les policiers fouillèrent la jeune femme et découvrirent sur elle, soigneusement caché, un porte-billets contenant exactement la somme qui venait d’être dérobée à un client de l’hôtel où la souris avait été arrêtée.
A Monte-Carlo, à Juan-les-Pins et à Cannes, Maria Vietti menait une existence de grand luxe.
A Nice, où elle était propriétaire d’un appartement, dans un palace, son existence était tout autre. Elle faisait figure de commerçante et, sur sa porte vitrée, une large plaque en cuivre indiquait sa raison sociale : « Maria Vietti. couturière. »
Une perquisition effectué à son domicile permit de trouver de nombreux bijoux valant 150.000 francs environ, faisant partie d’un vol de 270.000 francs, dont, au mois de juillet, avait été victime une personnalité de la colonie britannique de Monaco, Mme Burfiende Sherwood.
Cependant que ces édifiantes constatations étaient faites, Maria Vietti. dans sa cellule, tentait de se donner la mort. Brisant l’assiette dans laquelle lui avait été apporté son repas, elle se tailladait la poitrine au-dessus du sein gauche, avec un éclat de faïence.
Elle ne put cependant retenir ses cris et fut immédiatement secourue par le gardien-chef de la prison. »
Souris d’hôtel à Monaco est un texte repiqué dans le journal « La Dépêche » du 15 septembre 1938.