Strawberry fields forever à Hyères est un article consacré aux aléas de l’agriculture dans cette partie de la Côte d’Azur.
« Des légumes sont cultivés en grande quantité dans les jardins maraîchers situés au sud et à l’ouest de la ville de Hyères.
Ces cultures, généralement entourées de hauts murs de pierre, ont remplacé les orangeraies qui, il y a dix-huit ans — comme je l’apprends du Dr Griffith —, couvraient une grande partie de la plaine.
Il ne semble pas, toutefois, que la disparition des orangeraies soit due aux effets du climat. Elle a peut-être été causée en partie par les ravages d’une maladie, mais selon le Dr de Valcourt, la concurrence du commerce des oranges de Blida, en Algérie, a rendu la culture de ces arbres peu rentable à Hyères.
Quoi qu’il en soit, on ne trouve plus guère d’orangers que dans quelques jardins, tandis que le pêcher, le prunier, le fraisier et l’artichaut ont pris leur place.
De vastes étendues sont consacrées à la culture de la petite fraise « hautbois » à Hyères ; elles approvisionnent le marché parisien en premières barquettes, et leur culture ainsi que leur récolte occupent un grand nombre de travailleuses.
À plusieurs endroits, les jardins sont protégés des vents violents — notamment à l’entrée de la vallée de Hyères — par des haies denses de grands cyprès qui, avec leur feuillage d’un vert sombre intense, confèrent au paysage un caractère singulier. »
Strawberry filds forever est un récit qui remonte à… 1879. On peut le découvrir dans The Riviera, un ouvrage écrit par Edward Isaac Sparks.