Monaco avant 1860 est un article qui décrit son territoire avant son amputation au profit de la France.
» Monaco est une petite ville de 1,200 habitants ; ses rues sont propres, ses maisons bien bâties.
On y remarque le palais à demi ruiné et abandonné, trois églises, une caserne et la promenade Saint-Martin.
La ville, vue du port, présente comme une longue ceinture de pierres et de bastions au-dessus de laquelle s’élève un amas de maisons blanches.
On y arrive par deux portes : la porte Saint-Antoine et la porte Neuve.
Le port est à demi envahi par les sables; il est encore fréquenté par quelques pêcheurs.
En suivant la route de la Corniche, due au génie de Napoléon, on arrive au village de Roquebrune ou Rocca Bruna, très – pittoresquement situé sur les derniers plans d’un bloc de rochers.
Ses rues sont étroites, tortueuses et escarpées ; on pénètre dans les maisons par des escaliers à pic.
L’église, qui est ancienne, se fait remarquer par la simplicité de sa décoration intérieure.
En suivant le long de la mer une route délicieuse à travers des forêts d’oliviers, de platanes , de lauriers-roses, on arrive à Menton, la ville la plus importante de la principauté.
Elle est située au fond d’un joli golfe et ne compte pas moins de 4 à 5.000 habitants.
Cette petite ville fait un commerce assez important de vins, d’huile, d’oranges et de cédrats.
Ses pêcheurs vont vendre leurs poissons dans les ports voisins, et il s’y fait un certain commerce de cabotage avec Gênes et Sète.
Le tonnage du port est d’environ 60 bâtiments ; il y a aussi des chantiers de construction.
Plus avant dans l’intérieur des terres, le hameau de Monti, situé sur la rive gauche de la Careï, compte à peine 600 habitants. »
Monaco avant 1860 est un texte extrait de la « Géographie universelle de Malte-Brun » dans son édition de 1858.