Roulette musicale à Monaco raconte comment jouer au casino de Monte-Carlo sans l’avouer.
» Les concerts de Monte-Carlo sont excellents, surtout le jeudi, où la musique classique seule défraye le programme.
Les matinées attirent tous les abonnés du Conservatoire en villégiature à Nice, à Menton, à Cannes, à Antibes, voire à Bordighera et à San Remo.
On dit que Mozart, Beethoven, Haydn, Mendelssohn, Wagner, etc., ont bon dos, et qu’un nombre immense de maris, de femmes, de fils, de pupilles, qui prétendent aller le jeudi à Monte-Carlo pour le concert classique, se contentent de prendre un programme à l’entrée afin de le rapporter, le soir, comme pièce de conviction.
Eh bien ! franchement, ils ont tort.
Le concert vaut la roulette et le trente-et-quarante. Il vaut mieux même dans ce pays enchanté où, si l’on pouvait se distraire de la préoccupation des jeux, tout porterait au rêve et à l’harmonie. «
Roulette musicale à Monaco et un texte extrait du livre « Les stations d’hiver de la Méditerranée » de Gabriel Charmes, daté de 1885.