La bonne saumure d’Antibes

par JMS
La bonne saumure d'Antibes

La bonne saumure d’Antibes est un récit qui raconte la longue histoire de ce condiment.

 » La saumure d’Antibes fut de tout temps renommée.

Horace et Pline la mentionnent. Ce dernier, ainsi que Martial et Perse, la nomme mûris, murin ; Plaute, muriatica.

Celse dit: « C’est eau de mer, de source, miel et sel. »

On en faisait trois sauces : alec, pour le peuple; saumure et garum, pour les riches.

Les patriciens romains n’en voulaient point d’autres. C’était un délice, un condiment hors ligne, accessoire obligé des fins repas qui ont fait la gloire de Lucullus.

Antibes n’a rien perdu de cette antique illustration.

Maintenant encore elle assaisonne les mets chers aux gourmands de son pissalé, saumure d’anchois dissous dans l’eau salé, qui l’emporte dans la faveur des gastronomes sur les beurres d’anchois dont la Ciotat, Hyères et Marseille ont la spécialité. »

La bonne saumure d’Antibes est un texte trouvé dans dans le « Journal des voyages et des aventures de terre et de mer » du 19 mars 1899.

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