Le corbeau de Nice est une histoire qui rappelle qu’un volatile a été une attraction de la Promenade des Anglais.
» Sur la Promenade des Anglais, à Nice, on se réchauffe au soleil, à ce bon soleil méridional qui ne nous abandonne jamais, même en hiver.
Les promeneurs sont nombreux dès dix heures du matin ; signe caractéristique, le grand chic est de ne pas arborer le pardessus.
Et, en vérité, il fait si bon, qu’on ne risque rien à délaisser ce vêtement inutile.
Une des distractions favorites des promeneurs, c’est le spectacle du corbeau, désormais légendaire, qui sautille en liberté entre le Jardin-Public et les bains Bonnet.
Toute cette partie de la promenade lui appartient ; il en fait l’inspection avec une assiduité merveilleuse.
Hé bonjour! monsieur du Corbeau lui eût crié le renard de la fable.
Mais celui-ci n’eût pas répondu ; il possède la rigidité austère d’un sergent de ville.
Il arrête… tout le monde!… »
Le corbeau de Nice est un texte délivré de la revue « La Gazette des eaux » du 12 décembre 1889.