Le Nice du temps jadis est un récit qui rappelle , avec nostalgie, une époque aujourd’hui révolue.
» Nous sommes, ainsi que chaque année, retourné sur cette Riviera où nous ramènent l’habitude, la tradition, à moins que ne soit le plaisir —les trois, peut-être.
Nice ôtait ses masques. Les fleurs de la bataille achevaient de se faner. Sur la place Masséna, des ouvriers démontaient les tribunes du Carnaval et des étrangers regagnaient leur Vienne et leur Berlin, par Milan…
Mais il retait encore bien des hivernants et tout ce peuple de Nice qui augmente, qui s’étend et permet à cette ville d’avoir un double visage luxueux et populaire.
Quand on a connu Nice, sans ces noms de victoire aux plaques de ses rues, une Nice sans automobiles, sans hôtels combles, sans bousculade, avec de jolies femmes précautionneuses installées dans des victorias, on n’en subit que mieux cette moderne exubérance.
Et c’est dans le vieux Nice qu’on retrouve encore les impressions d’enfance, celles qui ranimaient la trop subtile Marie Bashkirtseff.
Oui, c’est au marché aux fleurs, au marché de la place Charles Félix et dans les rues environnantes, si napolitaines, qu’on ressaisit les images qu’on a connues jadis. »
Le Nice du temps jadi est un texte trouvé dans le journal « La Vie parisienne » du 13 mars 1926