Les figues du Midi de la France est un article qui détaille les différentes variétés cultivées entre Marseille et la Côte d’Azur.
» Dans notre Midi, on compte que pour récolter entièrement tous les fruits d’un figuier qui mûrissent successivement, il faut vingt à trente jours.
Si l’on ajoute à ce chiffre huit à douze jours pour la dessiccation, c’est sur un mois à un mois et demi qu’il faut se baser avant l’arrivée des pluies.
Cependant, cela peut varier selon les variétés.
Il y a, bien sûr, la marseillaise ou figue d’Athènes, que l’on rencontre, principalement, aux environs de Marseille et de Toulon, sur les terrains secs, les coteaux calcaires, schisteux.
En plaine, elle mûrit trop tard et n’a jamais une belle couleur. Elle est de moyenne grosseur, plutôt petite, même, mais très sucrée, très délicate. Elle mûrit en septembre et perd sa couleur verte pour devenir blanche en se desséchant.
On la confond, quelquefois, avec la blanquette, moins estimée.
Dans les environs de Nice, on apprécie beaucoup la bellone , qui se récolte fin août sur des terres fraîches. Les courtiers paient jusqu’à 60 francs les 100 kilogrammes, une fois séchée, 40 à 60 francs la deuxième qualité et 25 à 35 francs la troisième.
La mouissone violette, qui se récolte en septembre, sur des terrains frais, est bien connue aussi aux environs de Toulon, à Roquevaire, etc., avec sa peau plus souple que la bellone, mais plus petite et de moins belle apparence.
Il y a encore la coucourelle et la rolandine blanche, cette dernière vaut de 40 à 50 fr. les 100 kilogrammes.
Enfin, la Salerne est très répandue dans le Var et les Alpes-Maritimes ; sa peau blanche est fine. D’aucuns la placent immédiatement après la marseillaise. »
Les figues du Miidi de la France est un texte découvert dans le livre « Les conserves de fruits pour la consommation familiale et pour la vente » d’Antonin Rollet, édité en 1912.