Poitrinaires à Nice est une histoire qui rappelle que des malades venaient soigner leur tuberculose sous des cieux plus cléments.
» Depuis longues années la ville de Nice est considérée comme le rendez-vous des phthisiques riches qui, fuyant l’hiver des pays septentrionaux, viennent ici chercher un adoucissement à leurs maux sous un ciel tiède, môme en janvier.
A ce point de vue, les choses sont restées et resteront longtemps encore ce qu’elles étaient il y a dix ans, il y a vingt ans…
Mais une modification s’est faite depuis quelques années, avec l’arrivée des étrangers : Anglais, Américains, Russes, etc., etc. ont compris que point n’était besoin d’ètre poitrinaire pour venir jouir d’un hiver semblable à un beau printemps.
Aussi, depuis trois ans surtout, les familles riches abondent à Nice pendant l’hiver, et elles y ont amené avec elles la connaissance du confortable, car, il faut bien le dire, les Nizzards ne sont pas nés avec l’instinct du confortable, tant s’en faut.
Mais, ce beau pays si recherché par les étrangers pendant la saison d’hiver, ne pourrait-il pas offrir quelque avantage pendant l’été ?
Ces bains de mer que nous autres Parisiens allons chercher sur les côtes de la Manche et de l’Océan, ne pourrions-nous pas les trouver ici, entourés de plus d’attraits encore que n’en présentent les rivages septentrionaux de la France ? «
Poitrinaires à Nice est un texte toussé depuis la revue « La Gazette des eaux » du 2& octobre 1858.