Au trot vers Monaco est un article qui raconte la contruction de la basse corniche de Nice vers la principauté.
» La belle route qui doit relier Nice à Monaco, et qui n’était encore qu’à l’état de rêve il y a quelques années, se poursuit le long de la mer et à travers les crêtes des rochers, où les ingénieurs lui ont dessiné une périlleuse et splendide corniche.
Le chemin de fer ne suffisait pas à Monaco, il lui fallait une route carrossable ouverte de jour et de nuit.
Du côté de la France, elle s’avance déjà jusqu’au pied de ce nid d’aigles et de vipères qu’on appelle Eze.
Du côté de Monaco, où l’argent ne manque pas, cette route est attaquée sur plusieurs points à la fois, et la communication sera bientôt complète.
Alors on pourra en moins de deux heures se faire voiturer dans une rapide calèche le long de cette mer bienveillante et douce, dont les aspects varient à l’infini.
On mettra pied à terre à Monaco sur la place même du Casino de Monte-Carlo, et cela ne vous prendra pas plus de temps que si vous aviez fait la partie d’aller déjeuner à Ville-d’Avray, en traversant le bois de Boulogne au trot de vos chevaux. »
Au trot vers Monaco est un texte découvert dans le journal « La Gazette des eaux » du 6 janvier 1876.