Du rôle des femmes à Gênes

par JMS
Du rôle des femmes à Gênes

Du rôle des femmes à Gênes est un texte qui décrit les conventions sociales qui les encadraient dans cette cité.

« A Gênes, les femmes du peuple sortent avec un voile de toile peinte ou de mousseline gracieusement jeté en arrière de la tête, qu’on appelle mezzaro. Elles peuvent se promener seules avec ce voile.

De la mise des femmes

En général, les femmes mal mises confondent la richesse et les ornements. Elles se fardent avec du blanc, et sont couvertes même les jours ouvriers, de bijoux d’or et d’argent ; le dimanche, elles y ajoutent quantité de perles fines et de coraux.

Les dames plus aisées ont un voile blanc sur un bonnet, qu’on nomme zendale.

Les jeunes filles sont parées de leurs cheveux, et portent un petit éventail à la main.

Les contadines quittent le voile pour travailler, et se mettent la tête nue aux ardeurs du soleil.

La haute société, autant que possible dans toute l’Italie, suit, les modes françaises. Si nous ne pouvons plus exercer l’empire guerrier chez ces peuples, la preuve de leur constante admiration pour nos usages, est qu’ils cherchent toujours à les imiter.

De l’institution des chevaliers servants

Les jeunes personnes ne font point apparition dans le monde avant d’être mariées ; on les met fort jeunes en ménage, toujours par intérêt.

Il en résulte que les caractères et les goûts sont souvent fort dissemblables, et en outre, excités qu’ils sont par un climat peu tempéré, jugez de la bonté des mariages et des causes du sigisbéat.

Les femmes de soixante ans ont autant de prétentions, de coquetterie et sont aussi peu couvertes que celles du plus jeune âge.

Du rôle des maris

Les épouses sont tellement circonscrites dans l’administration domestique que le mari a le pouvoir absolu.

Une princesse n’avait pas seulement permission, d’ordonner le thé ou le chocolat ; le prince avait donné délégation à son aumônier pour ses soins culinaires, la maîtresse du palais ne pouvait commander le turbot à la sauce piquante, sans l’agrément d’un Mentor.

Les maris qui, dans bien des pays prennent si facilement ombrage, ici, ne sont point jaloux de la constante assiduité des chevaliers servants autour de leurs dames.

Ces sages maris portent chez autrui les prévenances que d’autres jeunes hommes ont déjà introduites dans leurs palais ; ils se rassurent ainsi et concluent de ce calcul qu’ils se surveillent respectivement, et conservent le bon ton et la décence. »

Du rôle des femmes à Gênes est une relation extraite du livre “Souvenirs de voyage”, par M. et Mme Mercier-Thoinnet, publié en 1838.

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