La carrière de Saint-Jean-Cap-Ferrat est un article qui rappelle qu’une exploitation industrielle a existé sur le territoire de la commune.
Depuis 1899, une carrière de calcaire à ciel ouvert est exploitée au Cap-Ferrat, en baie de Lilong, à l’anse des Fosses, entre la pointe du Cap et celle du Colombier.
En 1901, on construit sur la mer un quai de chargement qui repose sur sept piles. Il permet d’embarquer les blocs de pierre sur des chalants.
Ces blocs de pierre vont notamment servir à la construction de jetées pour le port de Monaco. En effet, la darse nord n’est pas sûre car elle est exposée à des forts courants de fonds et de surface et ne permet donc pas d’accueillir des navires.
Pas moins de 400 ouvriers seront à pied d’œuvre, une grosse partie à la carrière du Cap-Ferrat et l’autre à Monaco.
La carrière a cessé son activité vers 1914-1920. Le quai et ses équipements ont été progressivement démantelés. Seules quatre des sept piles sont encore visibles aujourd’hui.
La carrière de Saint-Jean-Cap-Ferrat est un texte extrait du « Bulletin du Cercle généalogique et héraldique de la Principauté de Monaco » d’octobre-novembre 2019.