La tête de cheval de Cavalaire est un article qui rappelle l’origine de cette station balnéaire du Var.
» Cavalaire qui, il n’y a pas longtemps, n’abritait que quelques douaniers et de rares colons agricoles, est en passe de devenir une petite station hivernale.
Des constructions se sont élevées tout autour de la station du chemin de fer, et ce petit groupe d’habitations paraît devoir s’accroître.
Malheureusement le mouillage manque d’abri, et, par les gros temps d’est, les navires y courent les plus sérieux dangers. Toutefois ces parages sont très fréquentés par les pêcheurs.
Quoi qu’il en soit, ce rivage, a pu, grâce à sa situation, l’une des plus abritées de la côte, développer la grande culture.
Les domaines de Pardigon et de la Croix ont entrepris et mené à bonne fin la reconstitution des vignobles des Maures, si justement appréciés jadis, et leurs récoltes de primeurs approvisionnent depuis longtemps les marchés des grandes villes.
En dehors d’une vieille fortification construite par ordre de Richelieu, et aujourd’hui en ruine, il n’y a aucun vestige du passé à Cavalaire.
Cependant l’anciennce ville d’Heraclea Caccabaria, station de l’Itinéraire romain d’Antonin, paraît avoir occupé cette position.
De nombreux objets et médailles antiques, ainsi que les restes d’une jetée aujourd’hui enfouie sous les sables, en feraient foi.
La ville d’ailleurs, si tant est qu’elle ait existé en ce point, ne serait pas d’origine romaine, mais bien plutôt de fondation phénicienne ou carthaginoise, comme semblerait l’indiquer son nom rappelant à la fois le culte d’Hercule, fort en honneur à Carthage, et l’ancienne appellation de cette ville, Kaccabé ou « Tête de Cheval », dont le mot provençal « Cavalairo », n’est que la traduction. »
La tête de cheval de Cavalaire est un texte découvert dans le « Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies », puiblié entre 1890 et 1905.