Quand Hyères avait son eau minérale est un article qui rappelle l’exploitation d’une source proche de la mer.
» Si ce pauvre Edmond Magnier, qui fit achever la construction du château de San Salvadour, près de Hyères, avait pu se douter que sa propriété contenait une source minérale, une fortune. Il n’aurait peut-être pas été obligé de vendre sa propriété.
Oui, San Salvadour possède une source dont l’eau, d’une limpidité et d’une pureté absolues, contient les éléments de guérison des maladies pour lesquelles l’emploi du sulfate de chaux, du bicarbonate de soude et du lithium est indispensable.
C’est en même temps une eau naturelle de table, d’un goût exquis, pas gazeuse, non salée, la plus riche en lithine et la plus buvable.
Sa découverte tient du roman.
Des étrangers ayant voulu boire de cette eau en furent empêchés par des indigènes, sous prétexte qu’elle donnait la pierre.
Le docteur Petit, auquel fut rapporté le propos, frappé de cette opinion, provoquât l’analyse de ce liquide et l’eau minérale lithinée de San Salvadour fut créée, en 1903.
Avec tous les médecins, nous dirons : « Si vous êtes malade buvez-en, si vous êtes bien portant buvez-en d’autant plus que vous préviendrez la maladie. »
L’eau lithinée de San Salvadour était indiquée pour la goutte, la gravelle, les rhumatismes et l’artériosclérose. L’exploitation cessa en 1914.
Quand Hyères avait son eau minérale est un texte foré dans le journal « Gil Blas » du 24 avril 1906.