La tour de Magan contre les pirates est une histoire qui rappelle que les Barbaresques faisaient des razzias sur nos côtes.
» Sur les côtes provençales, les inquiétudes commençaient avec le début du printemps.
En effet, les galères barbaresques, qui étaient rapides mais légères et basses sur l’eau, ne pouvaient pas affronter les gros temps de l’hiver.
Elles naviguaient seulement de la lune d’avril à la lune d’octobre.
C’est ainsi qu’à partir du mois d’avril, des expéditions partaient chasser l’esclave, comme en d’autres pays, on part à la pêche à la morue ou à la sardine.
Pour se prémunir contre les attaques dévastatrices des pirates barbaresques, un système de guet était organisé, le long des côtes de la Provence et du Comté de Nice, au moins depuis le XIVème siècle.
Il consistait dans une série de postes de guet établis depuis l’embouchure du Rhône jusqu’à la Turbie et pouvant communiquer entre eux à vue.
Une tour de guet était établie à Magnan, à proximité immédiate de la ville de Nice.
Lorsqu’un poste apercevait une galère suspecte, il la signalait par un feu aux postes voisins.
C’était dans la journée, un feu de bois vert auquel on ajoutait quelques poignées de poudre était allumé et produisait de la fumée .
La nuit, c’était un feu de bois sec qui donnait une flamme.
Dès que le poste voisin apercevait ce signal, il allumait aussitôt son feu, et ainsi de poste à poste.En une demie heure, le signal se transmettait de la Turbie au Rhône, ce qui parait remarquable de rapidité. »
La tour de Magnan contre les pirates est un texte trouvé dans la revue de la « Société d’Etudes Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var » de 2019.