Le marché aux fleurs de Nice est un article satirique sur les achats des touristes aux moyens limités.
» Le marché de Nice, le matin, est la promenade des voyageurs modestes qui veulent envoyer quelques fleurs au loin, une « pincée » de mimosas, des violettes et le traditionnel piquet de fleurs d’oranger.
Il y a là des Allemandes et des dames du Pas-de-Calais qui s’en vont chez un expéditionnaire, écrire des noms et des adresses, pendant une heure, sur les étiquettes des paniers et des boîtes.
Ainsi, Mme Tarte, à St-Omer, recevra, dans trois jours, un œillet à l’odeur soufrée qui ne reviendra pas dans l’eau, mais qui vient, quand même, de la « Côte d’Azur ».
Et semblera superbe aux amies de Mme Tarte qui le respireront avec envie. »
Le marché aux fleurs de Nice est un texte poussé depuis le journal « La Vie parisienne » du 3 février 1906.