Naufrage d’un navire à Nice

par JMS
Naufrage d'un navire à Nice

Naufrage d’un navire à Nice est un récit qui raconte comment un trois-mâts a été drossé à la côte.

 » Mercredi, à une heure de l’après-midi, le trois-mâts norwégien Lyn, commandé par le capitaine Hunsen, venant d’Arkangel avec un chargement de bois de construction s’est jeté à la côte, au Lazaret, à l’est des établissements de bains de mer.

Le Lyn était en vue de Nice. Le vent soufflant de la partie sud-ouest avec mer un peu houleuse, le navire s’avançait assez rapidement sous ses basses voiles.

Le capitaine faisait alors hisser le pavillon pour réclamer un pilote.

Le pilote de Nice sortait immédiatement du port, mais les rafales de vent l’obligèrent à se réfugier à Villefranche, tandis que le pilote de ce dernier port entrait le vapeur grec Kefalonia.

Le Lyn, pourtant, s’approchait toujours avec son pavillon de pilote hissé.

Ce que voyant, le marin Ozello, qui plusieurs fois avait rempli, dans des cas forcés, les fonctions de pilote, armait une embarcation et, aidé de quatre vigoureux rameurs, sortait du port de Nice et gagnait la pleine mer.

Mais, quand il arrivait à bord du Lyn, ce navire était à peine à 150 mètres du phare.

Ozello, aussitôt sur le pont du Lyn, et vu la vitesse acquise du navire, comprit qu’il n’arriverait pas à lui faire doubler le phare.

Voyant le danger qu’il courait, il commanda de mouiller l’ancre. Malheureusement, celle-ci s’engagea dans la sous-barbe, et ce n’est qu’à la suite d’un coup de tangage qu’elle tomba à la mer.

Mais, par suite de ce contre-temps, le Lyn, poussé par les vagues, talonna sur les roches du Lazaret.

Après plusieurs pénibles tentatives, ce bâtiment a pu être renfloué dimanche, grâce à l’habileté d’un intrépide marin, M. Antoine Rioci, et l’intelligent concours des autorités maritimes et du vapeur Commerce II. »

Naufrage d’un navire à Nice est un texte hissé depuis la revue « La Gazette des eaux » du 11 janvier 1894.

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