Sherlock Holmes à Monaco

par JMS
Sherlock Hommes à Monaco

Sherloock Holmes à Monaco est une histoire qui raconte une visite du célèbre écrivain Sir Arthur Conan Doyle dans la principauté.

 » Sir Arthur Conan Doyle, le créateur de Sherlock Holmes, est aussi ’auteur de romans historiques célèbres, qui lui ont valu une notoriété universelle.

L’écrivain anglais est aussi un sportman fameux qui partage ses loisirs entre les plaisirs du Golf, du jardinage et de l’automobilisme.

« Faites vos jeux… rien ne va plus! » La bille d’ivoire ralentit sa course folle, sous le feu des orbites congestionnés, puis soudain se fixa. « Le zéro! ».

Devant moi se dressa un homme puissant; haute taille, carrure large, gestes lents, regard direct d’un bleu-vert métallique aux luisances des flots des mers lointaines.

Sir Arthur Conan Doyle me tendit la main.

C’était à Monte-Carlo, il y a quelques jours à peine dans les salles de jeu fameuses où l’univers porte et son or et ses passions et ses chimères.

Le créateur de Sherlock Holmes, derrière son masque impassible scrutait la foule des joueurs, foule insexuée, tiquante,crispée, tordue, tragique ou hilare, et la barre épaisse de ses moustaches s’inclinait parfois en un sourire glacial.

Mépris, amusement pitié ? Les trois peut-être, ou bien encore satisfaction de tenir la chance, car Sir Conan Doyle gagnait…

Venez-vous, me dit-il.

Quelques minutes plus tard nous nous promenions sur les Terrasses fleuries du Casino dans les rayons tièdes du soleil oblique.
L’écrivain anglais rompit le silence :

Quel pays féerique ! s’exclama-t-il. Féériqne cette mer, féérique ce ciel, féériques ces roches abruptes, féérique cette ville de palais et de jardins où rien d’imprévu ne choque l’œil, où tout s’harmonise dans le plus somptueux des cadres.

Décidément Monte-Carlo vous plait. Pensez-vous en faire le théâtre d’un de vos prochains ouvrages ?

Sir Arthur eut un geste vague.

Peut-être, mais pour l’instant je n’y songe pas. Je suis venu ici passer quelques jours de vacances, à l’hôtel Métropole, me reposer dans le plus strict incognito, oublier le monde et m’en faire oublier. »

Sherlock Homes à Monaco est un texte trouvé dans la revue « Pall-Mall illustration » du 8 janvier 1909.

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