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Levens

Le photographe amoureux de la Riviera
FRANCE

Le photographe amoureux de la Riviera

par JMS 28 octobre 2025

Le photographe amoureux de la Riviera rend hommage à Jean Gilletta dont les photographies rappellent

un temps aujourd’hui disparu.

 » Mon père et mon oncle Louis m’ont donné à l’univers photographique de mon tonton Gilletta.

Dans l’atelier, je regardais des heures entières les albums de photos et de cartes postales.

Toute une époque, à jamais révolue, qui sans l’œuvre de Jean Gilletta nous serait invisible !

Mon père m’expliquait les transformations : demeures princières devenues des immeubles, fabuleux

jardins réduits à des lotissements de petites maisons, pinèdes envahies de constructions, perspectives

campagnardes et fleuries des routes faisant place à des automobiles bruyantes…

J’ai eu ma chance de pouvoir contempler la Nice d’hier, étonnant équilibre, singulière harmonie d’un

temps où la ville se tenait autour de son port, nichée entre la mer et les collines.

Ainsi, j’ai pu tisser ma trame niçoise : mes Gilletta m’ont fait aimer la couleur des persiennes et leur

ombre sur les murs, l’extraordinaire lumière rosée dans laquelle se couchent les fins d’après-midi…

Les odeurs aussi : odeur du marché aux fleurs du cours Saleya, délicatement sucrée, odeur de la

pissaladière et de la socca, rue Pairolière et, surtout, odeur salée de la mer sur les galets. »

Le photographe amoureux de la Riviera est un extrait d’une préface de Janine Gilletta consacrée à son grand-oncle. Elle figure dans le livre « Jean Giletta et la Côte d’Azur » de Jean-Paul Potron, paru en 2017.

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En coche vers Levens
FRANCE

En coche vers Levens

par JMS 25 avril 2023

En coche vers Levens est un récit qui raconte un voyage en attelage depuis Nice jusqu’à ce village de l’arrière-pays.

 » Un coche, un de ces vieux coches de jadis, non la majestueuse diligence Laffitte et Gaillard, qui, du Nord au Midi, véhicula nos pères — mais une patache poudreuse, détraquée, aux essieux grinçants, coiffée d’une bâche de toile tachée et rapiécée comme une cape de pauvresse, attelée de Irois haridelles couvertes de harnais raboutés de ficelles, et conduite par un cocher en blouse bleue, huché sur une dangereuse banquette sans tablier, au tremplin vermoulu, roulait au petit trot et à grand bruit de grelots et de ferrailles.

En route vers Levens

En quel pays, béni de Dieu el inconnu de l’insupportable troupeau des touristes charriés par l’Agence Cook, pouvait courir ce véhicule d’antan ?

Il était si picaresque, si démodé, il détonnait si étrangement au milieu des riches attelages niçois et montecarliens, que l’envie me prit subitement de visiter la contrée ignorée, éloignée de toute civilisation, où il allait décharger ses voyageurs primitifs, insoucieux du moderne confort.

Une place restait vide sur la banquette, et je me hissais à côté du cocher.

Quand nous eûmes laissé loin les dernières maisons du faubourg et quitté les rives pierreuses et altérées du Paillon pour nous enfoncer dans la montagne, je me demandais où le coche allait me conduire.

— Tiens, au fait ! cocher, où allons-nous ?

Il m’examina d’un œil assez effaré, et, pour toute réponse, fouetta ses haridelles.

Ce brave homme, habitué à parcourir trois cent soixante-cinq fois par an la même route, ignorait évidemment le plaisir de se laisser aller à l’aventure des chemins nouveaux et les joies de l’imprévu.

La patrie de Masséna

Cependant, à une seconde question, il se décida :

— Nous allons à Levens.

— La patrie de Masséna ?

—- Sûr que ce n’est pas Nice !

Puis il ajouta fièrement : « Nous sommes parents de Masséna, nous autres. Je m’appelle Masséna aussi, moi ! Vous n’avez pas vu mon nom ? Il est peint sur la voiture ? »

Et il me raconta qu’il était copropriétaire du coche avec un confrère, son concurrent jadis.

Mais les affaires allaient si mal et les voyageurs se faisaient si rares qu’ils s’étaient arrangés à n’avoir plus qu’une voiture.

« Souvent nous partons et revenons vides. Hier, j’ai fait dix sous. »

Pendant six lieues la route va montant, traversant des gorges, côtoyant des précipices par des paysages tantôt agrestes et riants comme des cadres d’idylle, tantôt déserts et sauvages.

Arrivée à Levens

Nous avons laissé Saint-André, Tourette, Saint-Clair, et là-bas, devant nous, plaquée sur un fond de déchiquetures bleues, surgit Levens, dans les vapeurs dorées du couchant.

Le vieux fief des Grimaldi couvre de ses grises bâtisses la crête d’un rocher aux flancs rayés de jardins, et entouré de sommets alpins.

Un débris de tour sarrasine Je domine, et les vignes verdoient parmi les ruines des murailles écroulées.

Çà et là, une meurtrière décoiffée, un angle de bastion, un coin de poterne témoigne du passé troublé de la paisible bourgade. »

En coche vers Levens est un texte tiré du livre  » Au pays de Cocagne : principauté de Monaco  » d’Hector France, publié en 1902.

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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