Passion Riviera
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mer Méditerranée

Le nid de pirates de Porto Venere
ITALIE

Le nid de pirates de Porto Venere

par JMS 18 juillet 2022

Le nid de pirates de Porto Venere décrit les impressions de deux amis à la vue de la ville depuis l’île de Palmaria.

« Laurent et Thérèse se firent conduire à l’île Palmaria.

C’est un bloc de marbre à pic sur la mer et qui s’abaisse en pente douce et fertile du côté du golfe. Il y a de ce côté quelques habitations à mi-côte et deux villas sur le rivage.

Elle et lui devant Porto Venere

Cette île est plantée, comme une défense naturelle, à l’entrée du golfe, dont la passe est fort étroite entre l’île et le petit port jadis consacré à Vénus.

De là le nom de Porto Venere.

Rien dans l’affreuse bourgade ne justifie ce nom poétique ; mais sa situation sur les rochers nus, battus de flots agités, car ce sont les premiers flots de la véritable mer qui s’engouffrent dans la passe, est des plus pittoresques.

On ne saurait imaginer un décor plus frappant pour caractériser un nid de pirates.

Les maisons, noires et misérables, rongées par l’air salin, s’échelonnent, démesurément hautes, sur le roc inégal.

Pas une vitre qui ne soit brisée à ces petites fenêtres, qui semblent des yeux inquiets occupés à- guetter une proie à l’horizon.

Pas un mur qui ne soit dépouillé de son ciment, tombant en grandes plaques comme des voiles déchirées par la tempête.

Pas une ligne d’aplomb dans ces constructions appuyées les unes contre les autres et près de crouler toutes ensemble.

Tout cela monte jusqu’à l’extrémité du promontoire, où tout cesse brusquement, et que terminent un vieux fort tronqué et l’aiguille d’un petit clocher planté en vigie en face de l’immensité.

De marbre devant Porto Venere

Derrière ce tableau, qui forme un plan détaché sur les eaux marines, s’élèvent d’énormes rochers d’une teinte livide, dont la base, irisée par les reflets de la mer, semble plonger dans quelque chose d’indécis et d’impalpable comme la couleur du vide.

C’est de la carrière de marbre de l’île Palmaria, de l’autre côté de l’étroite passe, que Laurent et Thérèse contemplaient cet ensemble pittoresque.

Le soleil couchant jetait sur les premiers plans un ton rougeâtre qui confondait en une seule masse, homogène d’aspect, les rochers, les vieux murs et les ruines, à ce point que tout, l’église même, semblait taillé dans le même bloc, tandis que les grands rochers du dernier plan baignaient dans une lumière d’un vert glauque. »

Le nid de pirates de Porto Venere est un extrait du roman « Elle et lui » de George Sand, publié en 1859.

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Le village inconnu de Portofino
ITALIE

Le village inconnu de Portofino

par JMS 11 juillet 2022

Le village inconnu de Portofino est un article qui décrit ce lieu bien avant qu’il devienne une destination pour la jet-set.

« A peu près inconnu, situé loin de toute ligne de chemin de fer et de tout fil télégraphique, Portofino n’est pas même pourvu d’une route carrossable.

On n’y peut accéder que par mer ou par un sentier de piétons.

Portofino est un petit village très pittoresque, bâti au bord de la Méditerranée sur une éminence qui porte le même nom.

Il est exposé au Midi et abrité de tous côtés par de hautes montagnes, qui y maintiennent, en hiver, une température plus douce encore que celle de Nice, de Bordighera, de San Remo ou do Nervi.

Ce village, qui compte à peine mille habitants, est ignoré même des touristes ; mais ceux qui le visitent une fois y reviennent, frappés de la beauté enchanteresse du site et étonnés que les magnificences prodiguées par la nature y aient été jusqu’à présent dédaignées. »

Le village inconnu de Portofino est un texte trouvé dans le journal « Le Gaulois » du 2 octobre 1886.

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La Niçoise qui aurait pu être impératrice
FRANCE

La Niçoise qui aurait pu être impératrice

par JMS 4 janvier 2022

La Niçoise qui aurait pu être impératrice raconte la demande en mariage de Napoléon à une jeune fille de Nice.

« Six mois après le siège de Toulon, Napoléon fut nommé général de brigade en mars 1794. En cette qualité, il fut chargé de réorganiser les défenses de la côte, de Toulon à Menton.

Du 27 mars au 22 décembre 1794, il fut l’hôte, à Nice, du comte Joseph Laurenti, qui habitait l’immeuble qui porte aujourd’hui le n° 6 de la rue Bonaparte (ancienne route de Villefranche).

La famille Laurenti se composait du père, de la mère, d’un garçon et de deux filles.

L’aînée des demoiselles Laurenti s’appelait Emilie ; bien qu’elle n’eût que quatorze ans, elle était déjà charmante et très développée pour son âge.

Le jeune général, qui prenait ses repas avec la famille Laurenti, remarqua Mlle Emilie et conçut pour elle un doux penchant qui se résolût en une demande en mariage.

Un mémoire de son père nous apprend que  » la comtesse Laurenti », que Bonaparte aimait à appeler maman, « lui fit comprendre que l’âge de la jeune fille l’obligeait à ajourner ses projets « .

Inutile de rappeler qu’un an plus tard, Bonaparte épousait, à Paris, Joséphine Tascher, veuve du général Beauharnais. »

La Niçoise qui aurait pu être impératrice est un texte extrait du journal « L’Eclaireur du dimanche » du 22 mai 1921.

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Raz-de-marée sur Nice
FRANCE

Raz-de-marée sur Nice

par JMS 23 décembre 2021

Raz-de-marée sur Nice raconte comment la mer a violemment envahie des quartiers de la ville en causant de gros dégâts.

En ce 10 novembre, « la Ville de Nice courut le plus grand danger.

Le chemin neuf construit pour communiquer au Port, et qui est élevé de plus de quarante pieds, fut couvert par les vagues et dégradé en quelques endroits.

L’eau se répandit bientôt dans l’intérieur par la Porte Marine. Elle touchait à la voûte de cette porte.

La Garde qui allait être engloutie, fut obligée de faire une ouverture à la muraille pour se dérober au danger.

L’eau pénétra dans le Parc dont elle fit un vaste étang.

S’étendant ensuite de rue en rue, elle parvint, d’un côté, jusqu’à l’Eglise de Saint Jacques, de l’autre, jusqu’à la porte du Sénat et à celle des Théatins.

Les vagues s’élevaient à une hauteur si prodigieuse, qu’elles surmontaient le môle et retournaient à l’entrée du port.

Le torrent nommé Paillon, grossi par les eaux qui descendaient des montagnes, reflua et inonda les campagnes, tandis que la mer renversait les murailles des jardins, abattait les arbres et couvrait les terres de sable et de gravier. »

L’horreur du spectacle, auquel s’ajoutaient encore les cris des femmes et des enfants, répandit la consternation dans la Ville.

Toutes les boutiques furent à l’instant fermées.

Le peuple, conduit par la terreur et par la piété, accourut dans les églises pour implorer la clémence du Ciel.

Le dommage a été considérable.

L’inondation diminua en quelques heures après, et la mer rentra dans ses bornes.

Raz-de-marée sur Nice est un texte extrait de la « Gazette de France » du 31 décembre… 1773.

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Naufrage d'un navire à Villefranche
FRANCE

Naufrage d’un navire à Villefranche

par JMS 5 novembre 2020

Naufrage d’un navire à Villefranche décrit comment un bateau français a coulé à pic dans ce port pendant une tempête.

« Il y a quelques jours, le 30 octobre, il s’éleva un ouragan terrible dans les mers du Comté de Nice.

Un vaisseau de guerre anglais vint chercher asile dans le port de Villefranche, et trouva le moyen de s’y ancrer dans une position favorable.

Deux heures après, deux vaisseaux de guerre français, l’un de soixante-quatre canons, l’autre de moindre force, et une frégate, déjà fort maltraités par le mauvais temps, entrèrent dans le même port.

Ces vaisseaux n’eurent, ni le temps, ni la liberté de bien choisir leur mouillage, et ils furent obligés de jeter l’ancre dans un endroit du port parsemé de rochers à fleur d’eau, et exposé au vent qui soufflait toujours avec la plus grande violence.

Le chevalier de Blonay, commandant de la Marine, envoya sur le champ les chaloupes du port, pour avertir le commandant français du danger de sa situation, et lui porter du secours.

Mais ces chaloupes arrivèrent trop tard pour la frégate, qui s’était déjà brisée contre les rochers, et qui avait coulé à fond.

Elles sauvèrent cependant ceux de l’équipage, qui eurent la force de lutter quelque temps contre les vagues.

Le capitaine du vaisseau anglais s’empressa aussi d’envoyer ses chaloupes pour secourir les vaisseaux français, et on remarque qu’elles n’ont pas peu contribué à sauver le vaisseau de soixante-quatre canons, qui s’est trouvé pendant quelque temps dans le plus imminent danger.»

Naufrage d’un navire à Villefranche est une relation que l’on peut lire dans la « Gazette de France » du 15 novembre… 1762.

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Mulets à la niçoise
FRANCE

Mulets à la niçoise

par JMS 3 novembre 2020

Mulets à la niçoise donne cette délicieuse recette de poisson trouvée dans un vieux livre de cuisine datant du début du XXème siècle.

Nettoyer les mulets, ne les laver pas et essuyer les avec une serviette.

Assaisonner les avec du sel, du poivre, de la muscade et de l’huile d’olive, avant de les mettre à griller sur un grill.

Dresser les, dès qu’ils sont cuits des deux côtés, sur un plat.

Hacher un gros cèpe brun ou des champignons, un oignon, du persil, une lame d’échalotte et une petite truffe blanche du Piémont, avant d’assaisonner avec une pincée de chapelure.

Arroser le tout avec une verre de vin blanc dans lequel aura fondu une cuillère à café de viande.

Verser la sauce dans le plat avec les mulets.

Mettre au four pendant 5 minutes avec du beurre, puis server bien chaud.

Mulets à la niçoise est une recette de cuisine extraite de La Cuisine française, livre édité en 1906.

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Echanges de tirs à Nice
FRANCE

Echanges de tirs à Nice

par JMS 15 octobre 2020

Echanges de tirs à Nice est une histoire qui raconte les moyens utilisés pendant le Carnaval pour lancer des confettis.

 » On lance les confettis au moyen de sortes de pelles creuses et d’espèce de frondes qui les envoient aux plus grandes distances.

Les pelles se composent d’un godet profond en fer-blanc attaché à un jonc flexible. On remplit le godet de confetti, et en faisant ployer le jonc on obtient une force de projection considérable.

Les frondes permettent de viser l’adversaire, et, si éloigné qu’il soit, de l’atteindre avec facilité.

Par moment, la bataille devient d’une fureur presque sauvage.

Les combattants, montés sur des chars élevés ou placés aux fenêtres des deuxièmes et troisièmes étages, abusent de leurs avantages pour faire pleuvoir sur la foule de véritables cascades de plâtre.

On s’anime, on s’échauffe à la lutte, on leur répond avec une violence égale à la leur.

Il y a pourtant, si l’on craint d’être accablé, un moyen de demander grâce : c’est d’envoyer un bouquet à son adversaire.

Alors on s’arrête et la paix est faite.

Les femmes surtout arrivent vite à cette poétique capitulation ; il serait très inconvenant de continuer à se battre lorsqu’on a donné ou reçu un bouquet.

Les fleurs sont le drapeau blanc par lequel les vaincus avouent leur défaite en demandant les honneurs de la guerre. »

Echanges de tirs à Nice provient du livre « Les stations d’hiver de la Méditerranée » de Gabriel Charmes, publié en …1885.

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De l'eau douce au large de Monaco
MONACO

De l’eau douce au large de Monaco

par JMS 29 septembre 2020

De l’eau douce au large de Monaco raconte une communication scientifique de l’Académie des Sciences à Paris.

Cette Académie a, en effet, « entendu une communication de M. Armand Gautier sur la densité en iode de l’eau de mer.

Le prince de Monaco a fait puiser des eaux de la Méditerranée par 800 et 900 métros de fond.

Le fond de la Méditerranée se trouve à 900 et quelques mètres, tout près du rocher de Monaco.

Les eaux ont été analysées à Paris, et M. Gautier, conformément à son hypothèse, a rencontré près de 2 milligrammes d’iode libre par litre.

La densité en iode de la Méditerranée atteint son maximum non pas près de la couche du fond, mais à 800 mètres environ de la surface.

M. Gautier en conclut donc, qu’à proximité du rocher de Monaco, il doit y avoir au fond des sources d’eau douce qui, évidemment, proviennent de la terre ferme voisine.

De l’eau douce au large de Monaco restitue une séance de l’Académie des Sciences à Paris relatée dans le « Journal des débats politiques et littéraires » du 5 juillet 1899.

La présence de cette eau douce a-t-elle été depuis confirmée ? Et dans l’affirmative, pourrait-on la récupérer ?

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Dans le train à crémaillère de Monaco à La Turbie
FRANCEMONACO

Dans le train à crémaillère de Monaco à La Turbie

par JMS 24 septembre 2020

Dans le train à crémaillère de Monaco à La Turbie rappelle l’existence de ce moyen de transport surtout utilisé par les touristes.

En voiture pour La Turbie

« Nous traverserons rapidement ces jardins du Casino de Monaco, et nous nous dirigerons vers un édifice moderne, coiffé de deux tours orientales, à la faïence émaillée de bleu.

Là nous trouverons le railway qui fait, en vingt-trois minutes, l’ascension de la Turbie.

Une compagnie anonyme, au capital de 1.600.000 francs, a reçu, en janvier 1892, la concession de cette ligne.

Le système de traction adopté est connu sous le nom de Riggenbach. Il est au service des voyageurs depuis le 18 février 1894.

Regardez cette tour à demi démantelée de la Turbie, à l’aspect gris et lourd, qui nous invite à monter.

Elle est à près de cinq cents mètres au-dessus de nos têtes. C’est là que nous allons.

On voit peu la mer en partant, la vue est courte et limitée, le coup d’œil est à droite.

D’ailleurs, la bonne disposition des wagons permet de se porter sur divers points et de regarder dans tous les sens.

Le train quitte Monaco

L’ascension est lente.

Sur les banquettes se presse une colonie étrangère nombreuse.

Les Anglaises consciencieuses ont le nez plongé dans leur Murray, cherchant à raisonner leurs émotions et à éviter toute erreur dans leurs enthousiasmes.

Un silence anxieux règne dans les rangs. Involontairement on se demande ce qu’il adviendrait si le convoi venait à reculer. Le convoi ne reculera pas le système adopté a fait ses preuves.

Le train glisse sur deux rails.

Dans l’intervalle deux autres rails constituent une crémaillère alternée où s’engrène, soit à l’aller, soit au retour, une roue dentée, qui ne permet pas de rétrograder.

En cas de surprise, une paire de freins à air comprimé arrêterait le mouvement descendant des wagons.

Nous avons fait halte à une station sans importance, la Bordina.

Deux immenses fils se courbent au-dessus de la vallée. C’est le télégraphe qui relie la Turbie aux villes de la côte.

Sur la terrasse à La Turbie

Nous arrivons promptement au débarcadère.

Près du terre-plein est une terrasse en demi-lune, d’où l’on embrasse un segment de mer incomparable et d’où l’on peut aussi se donner le plaisir de suivre l’exode pédestre des voyageurs redescendant à Monte-Carlo.

Un entrepreneur avisé a élevé à cet endroit un observatoire en planches.

On voit avec un puissant grossissement la Corse, que l’on aperçoit d’ailleurs, à l’œil nu, d’une moindre élévation, quand le temps est clair, chose fréquente en décembre. »

Dans le train à crémaillère de Monaco à La Turbie  est un texte extrait du livre » La Provence et ses voies nouvelles » de Jules Cauvière, publié en 1898.

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Le Casino de la jetée-promenade à Nice
FRANCE

Casino de Nice sur les flots

par JMS 15 septembre 2020

Casino de Nice sur les flots rappelle qu’une jetée-promenade a longtemps contribué à la notoriété de la ville.

 » Vers la mer, une construction audacieuse reliée au rivage par une large passerelle, de création récente, attire les yeux des nombreux promeneurs de la promenade des Anglais.

C’est le casino de la Jetée-Promenade. Elevé en pleine mer, une superbe terrasse l’entoure de toutes parts.

De cette terrasse, la vue est splendide : d’un côté, la vaste mer et son large horizon, de l’autre, les sinuosités du rivage depuis le port jusqu’à la petite station de Cannes.

D’une élégance parfaite, la Jetée offre à l’étranger des réjouissances du meilleur goût: ses concerts de l’après-midi sont très suivis, ses représentations théâtrales toujours très applaudies.

Un vaste chalet oriental luxueusement aménagé et décoré avec un soin exquis, voilà bien la Jetée-Promenade.

Durant les fêtes, notamment, la Jetée ne néglige rien pour assurer aux étrangers des soirées agréables.

 Aussi, dès une heure de l’après-midi, c’est un va-et-vient continuel de jolies mondaines et de gentlemen, heureux de passer quelques instants sur cette magnifique terrasse pour admirer la surface changeante des flots. »

On trouve le texte de cet article Casino de Nice sur les flots dans le livre  » La Côte d’Azur en 1897  » de Georges Fontaines.

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