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Belles femmes de Nice
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Belles femmes de Nice

par JMS 8 avril 2024

Belles femmes de Nice est un récit où l’écrivain Alphonse Karr vante la grâce des Niçoises.

 » C’est un charmant spectacle que de voir tous les matins, au point du jour, le départ, pour le marché de Nice, de centaines de femmes.

Il y a surtout de jeunes filles, pour la plupart grandes, souples, bien faites et souvent jolies, portant sur leurs têtes avec une aisance parfaite, de grandes corbeilles pleines quelquefois de légumes, mais le plus souvent de fruits et de fleurs.

Ces belles filles ont presque toutes de longs et épais cheveux bruns ou noirs ; de ces cheveux entourés de velours noirs, elles se font une couronne au-dessous de leurs bandeaux : c’est une des plus ravissantes coiffures que j’aie jamais vues.

Elles ont aussi des chapeaux et des bonnets si jolis et de si bon goût que, sous ces trois aspects et sous ces trois degrés de la coiffure féminine, les cheveux, le bonnet et le chapeau, les bourgeoises qui, à Nice comme partout, ont adopté religieusement les modes françaises, sont outrageusement battues et ne peuvent soutenir la comparaison.

Les paysannes portent avec cela de très grandes boucles d’oreilles en or.

Je vous assure que cela vaut la peine de se lever de bon matin. »

Belles femmes de Nice est un texte trouvé dans le livre « Promenades hors de mon jardin » d’Alphonse Karr, publié en 1856.

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Le patois des niçoises
FRANCE

Le patois des niçoises

par JMS 30 mars 2023

Le patois des niçoises est un article relatif aux propos polémiques d’un voyageur qui prétend que le nissard n’est pas une langue.

 » Les peuples qui assujettirent successivement le comté de Nice, depuis sa fondation par les Phocéens de Marseille jusqu’à nos jours, lui laisssèrent tous un lambeau de leur langue ; mais ce tout réuni n’a formé qu’un déplorable habit d’arlequin, qui s’est usé avec le temps.

Et cependant, on parle encore ici un langage baroque, langage bâtard qui choque les oreilles de tout le monde et épouvante le philologue ou l’observateur qui veut s’en rendre compte.

Ce n’est point le français, la langue d’oc n’a rien à voir là ; c’est encore, moins l’italien, mais un affreux amalgame d’idiomes, morts en général.

Lorsque j’entends de jeunes dames aux grands yeux noirs, au teint frais, aux lèvres purpurines, causer dans cet argot barbare, je me figure être parmi quelque peuplade indienne, tant les jardins de Nice, aux folles et éblouissantes végétations, prêtent à cette comparaison.

Je comprends que l’on lise Mistral, Trussy, Roumanille, Aubanel, etc. ; mais je ne puis admettre que les femmes dépoétisent leurs grâces ravissantes par l’usage d’un patois suranné.

Les dames de Nice ont su pourtant emprunter, avec la rapidité d’un changement à vue de théâtre, les modes parisiennes, qui leur vont à ravir.

Elles ont acquis l’élégance des gravures de mode…Pourquoi n’en feraient-elles pas de même du langage ? « 

Le patois des niçoises est un article tiré du journal « Le Papillon » du 10 octobre 1862.

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La paysanne de Nice
FRANCE

La paysanne de Nice

par JMS 22 décembre 2022

La paysanne de Nice est un récit qui rappelle les belles traditions qui entouraient la table de Noël.

« Elle venait avec un potiron puiser de l’eau à une source voûtée près de laquelle nous nous étions assis.

De l’eau à la source

— Diou v’ajude coumaire ! lui dis-je en patois, vous venez à l’eau de bonne heure, il paraît qu’on travaille à Calèna (Noël).

— « Hé, signoria, il faut bien un peu se réjouir, voilà six mois que j’économise pour cette soirée. »

Nous bavardâmes pendant une heure, et je bus à son potiron.

Les étrangers et les français du nord ne peuvent comprendre combien, dans notre partie de la Provence, à Nice, les mots Calèna, Cachia-fuec et Gros Soupa éveillent d’émotion et de joyeuses remembrances.

En Bretagne on fait l’arbre de Noël ; en Languedoc on fait le réveillon ; à Aix et à Marseille on mange la dinde traditionnelle ; dans notre département on fait Calèna ou le Gros Soupa.

A Noué si mangea de tout, De fruch ben maï que de ragoût dit le Noël qu’on chante aux veillées de cette époque. — quelques plats maigres et le dessert.

De merveilleux desserts

Mais quel dessert ! Tous les fruits secs, toutes les confitures, toutes les tourtes et tout le talent de la cuisinière doivent y figurer !

Dans notre jeune âge, mes sœurs et moi supputions, déjà huit jours à l’avance, tous les comestibles différents qu’on pourrait servir ; vous comprenez : si mangea de tout, es lou soir de la soulagno.

Quand nous avions découvert une friandise non encore mentionnée sur nos listes, nous courions en battant des mains la signaler à notre bonne mère, et notre bonne mère souriait.

Nos petits amis en faisaient autant chez eux : qui n’en a pas fait autant ? »

La paysanne de Nice est un texte extrait du journal « La Semaine niçoise » du 24 décembre 1898.

Ce récit a une suite intitulée « Le Gros Souper de Nice »

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...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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