Eau polluée à Nice

par JMS
Eau polluée à Nice

Eau polluée à Nice est un histoire qui raconte comment la ville est alimentée en eau potable.

 » Un canal à ciel ouvert, de plus d’un mètre de profondeur et de 1m 50 de largeur, détourne, à hauteur de Saint-Jean-la-Rivière, une partie des eaux de la Vésubie qui, après un trajet de 25 kilomètres environ, viennent s’emmagasiner dans le vaste réservoir de Saint-André, distant de Nice de 3 kilomètres.

De là elles sont dirigées par tuyaux de fonte, d’une part sur Nice, d’autre part sur la principauté de Monaco et Menton.

Les eaux de la Vésubie, nées de sources, roulant sur un lit de rochers et de graviers, sont originairement d’excellente qualité.

Elles sont malheureusement soumises plus loin à plusieurs causes de souillure.

Les riverains de la Vésubie et du canal ont, par exemple, la coutume de détourner une partie des eaux pour laver les étables renfermant leurs troupeaux de bœufs et de vaches, et les eaux ainsi utilisées reviennent à la rivière ou au canal chargées de matières excrémentitielles d’origine bovine.

Quand les prairies longeant le cours d’eau viennent d’être couvertes de fumier, on les inonde dans le but de faciliter la pénétration de l’engrais dans le sol.

L’eau dans laquelle le fumier a macéré retourne forçément à la rivière ou au canal.

Ces deux causes de contamination ne seraient pas les seules, parait-il : on y a trouvé des cadavres d’animaux.

Ces eaux si contaminées ne traversent malheureusement aucune galerie filtrante, aussi sont-elles constamment boueuses à la suite des pluies.

Cette eau de la Vésubie a donc mauvaise réputation.

A Nice, il est interdit de la boire ; elle n’y est employée que pour les lavages et les arrosages des rues.
Les Niçois ne consomment que l’eau de Saint-Thècle, reconnue meilleure. »

Eau polluée à Nice est un texte sourcée depuis le revue « La Gazette de l’eau » du 5 janvier 1893.

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