Feux de forêt sur la Côte d’Azur est un récit qui raconte comment une multiplicité d’incendie ont accaparé l’énergie des pompiers et de la troupe.
» Grâce à la chute du vent survenue avant hier dans la nuit, les nombreux incendies qui ravageaient sur plus de trente points les forêts des Alpes-Maritimes se sont enfin apaisées.
La situation qui, mardi à la fin de la journée, était tout angoissante était devenue hier à la même heure des plus rassurantes.
Des feux sous contrôle
L’incendie du massif de Tanneron, dont les pointes extrêmes atteignaient à l’est Pégomas, Auribeau, La Roquette-sur-Siagne, est maintenant virtuellement terminé. Des troncs d’arbres achèvent lentement de se consumer.Tout danger est écarté.
Au vallon des Vaux, il n’a plus brûlé hier que des foyers partiels qui menacèrent néanmoins un moment Saint-Laurent et le Cros de Cagnes.
Le feu de Villeneuve-Loubet, s’étendant vers la Colle-sur-Loup, a menacé un instant lé quartier du Pont de pierre et le parc Saint-Donnat qui ont été heureusement préservés.
Pas de victime à déplorer
Dans le massif du Cheiron, de grandes étendues boisées continuent de flamber mais sans menacer aucune habitation.
Dans la vallée de la Tinée, des incendies nombreux ont éclaté lundi et mardi, plus particulièrement à Clans et à Ilonsé. Ils paraissent maintenant maîtrisés.
Dans le Var, la nuit de mardi à mercredi a été marquée par un terrible incendie.
Il a ravagé la coquette station de Cavalaires, détruisant les pinèdes du Cap et des Pradels, anéantissant plusieurs villas.
La troupe a été amenée partout à pied d’œuvre.
Les hommes fatigués par trente ou quarante heures d’efforts ininterrompus ont pu être relevés.
A Grasse .et à Antibes en particulier, des détachements sont rentrés et sont prêts à parer à toute éventualité, si, le vent recommençant à souffler, de nouveaux foyers d’incendie venaient à être signalés.
Terminons en notant que, aussi bien dans les Alpes-Maritimes que dans le Var, aucun accident de personnes n’a été signalé.
Feux de forêt est un texte allumé depuis le journal « L’Intransigeant » du 20 août 1927.