Mort d’un marchand d’armes à Monte-Carlo est un article qui raconte la vie de Basil Zaharoff.
» Basil Zaharoff est un enfant des bas-fonds d’Istanbul, né de parents grecs, qui a été l’un des hommes les plus riches du monde dans les années 1920.
Après de ternes débuts professionnels, il se reconvertit dans la vente d’armes à la fin du XIXème siècle, et s’investit dans cette nouvelle mission sans état d’âme.
Un marchand de canon
Comme il le disait : il n’y a de puissance au monde que la corruption !
Utilisant corruption et espionnage pour son commerce, il faisait attiser par la presse des conflits politiques et fournissait ensuite des armes aux deux parties. Il en fut ainsi dans les guerres gréco-turques, des Boers, et russo-japonaise.
Il s’est ensuite diversifié dans le pétrole, la banque et devint armateur après la Première Guerre mondiale, accumulant ainsi une colossale fortune.
Un homme amoureux
Pendant des décennies, l’homme d’affaires a caché sa liaison avec une noble espagnole, la duchesse de Marchena.
Quand celle-ci perdit son époux, ils se marièrent, alors que Zaharoff fêtait ses soixante-quinze ans.
Voulant couronner son grand amour, l’ancien marchand d’armes proposa ni plus ni moins au prince Louis II le rachat de la Principauté, où il avait ses habitudes… Il avait déjà racheté la Société des Bains de Mer qui traversait une passe diffficile.
Le souverain ne l’entendit pas de cette oreille, et refusa tout net d’abandonner le Rocher à ce triste personnage.
Basil fut consterné et furieux par le refus du prince. Usant d’une méthode à laquelle il a déjà eu recours par le passé, il engage alors une vaste campagne de presse contre Louis II et la principauté.
Durant toute l’année 1925 et une grande partie de l’année 1926, il achète des articles à charge dans « L’Impartial », un hebdomadaire national qui paraît à Nice.
Au début de l’été 1926, tout s’arrête.
Entre-temps, un terrible événement est survenu qui a ravagé Basil Zaharoff : Maria est morte, emportée par la tuberculose. Son projet n’a désormais plus aucun sens.
Meurtri, il abandonne alors toutes ses activités et se retire définitivement des affaires.
Il mourra dix ans plus tard dans sa suite de l’Hôtel de Paris à Monaco, où Louis II avait accepté qu’il continuât de résider. »
Mort d’un marchand d’armes à Monte-Carlo est un texte tiré du journal « Monaco tribune » du 27 août 2019 à l’occasion d’une chronique consacrée à la sortie du livre « Basil Zaharoff L’incroyable histoire du plus grand marchand d’armes du monde » de Tristan Gaston-Breton. Il s’inspire aussi d’un article de Wikipédia consacré à ce personnage.