Les Olympiades féminines de Monte-Carlo rappelle cet évènement sportif organisé face au à la mysoginie du baron Pierre de Courbertin.
» Elles ont obtenu le plus franc, le plus complet succès.
Et cela c’est l’avis, non seulement des sportifs qui trouvèrent dans les diverses parties du très complet programme matière à s’enthousiasmer, mais encore c’est l’opinion nette de tous ceux qui n’ont vu dans les Olympiades féminines qu’un spectacle d’une beauté pure et d’une belle leçon de santé physique.
Ces fêtes de la grâce et de la forme féminines ont démontré au surplus la belle énergie, l’endurance et la souplesse des sportswomen de France, en même temps que l’entraïnement supérieur des Anglaises, l’agilité des Italiennes et la beauté plastique des Suisses.
Dans les sauts en hauteur, Mlle Kuzcl a fait l’admiration de tous ceux qui ont eu l’a bonne fortune de pouvoir y assister.
On a pu, dans la même forme de sport où excelle une Française, Mlle Constant, de Caen, qui vient de battre le record avec 1m. 47, apprécier la valeur pthysique de l’Anglaise Miss Hatt .
Dans les épreuves de courses, Miss Lines se fit valoir par une vitesse nettement supérieur ; succès que lui disputèrent, non sans un particulier brio, Mlle Mapierre, du Femina Sport de Paris et Mlle Thérèse Brulé.
Le lancement du poids des deux mains a souligné nettement la supériorité sur les autres athlètes, de Mme Gouraud-Moriss.
Nous avons eu plaisir, dans les mêmes démonstrations, à applaudir Mlle Bertovo, de Riviera-Sport, Niçoise gracieuse en même temps d’une endurance remarquable.
Mais il faut encore, au cours de ces Olympiades de la grâce, dont il faut féliciter vivement les organisateurs des spectacles harmonieux et pleins d’attraits, des visions de la Grèce antique évoquée à Monaco, à la fois par la pureté du ciel, par la couleur unique de la mer et aussi par la beauté des jeunes athlètes dont la perfection des lignes était égale à celle des statues de Praxitèle. »
Les Olympiades féminines de Monte-Carlo sont un texte découvert dans la revue « L’Éclaireur du dimanche » du 3 avril 1921.
Face au refus du baron Pierre de Coubertin de permettre aux athlètes féminines de participer aux Jeux Olympiques et grâce à l’acharnement de la Française Alice Milliat, une rencontre sportives a réuni, du 24 au 31 mars 1921, par M. Marcel Delarbre, avec le soutien du prince de Monaco et de la Société des Bains de Mer.
Une centaine de sportives venant de France, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’italie, de Suède et de Norvège ont pu ainsi s’affronter.
Devant le succès international de l’évènement, largement couvert par la presse, les femmes feront leur entrée officielle dans les Jeux Olympiques modernes, en 1928, à Amsterdam.