A cheval sur la Promenade des Anglais est une histoire qui rappelle qu’il y avait une allée cavalière sur cette belle artère de Nice.
» Les amateurs du sport hippique sont nombreux à Nice.
Témoin le succès de nos réunions d’Hiver et du Printemps à l’Hippodrome du Var.
Mais, en dehors de ceux qui suivent avec intérêt les meetings de plat et de trot, il y a ceux, et ils sont fort nombreux, qui, non contents des saines émotions qui ne manquent pas de leur procurer l’arrivée triomphale du « grand favori » ou la surprise finale de l’« outsider », aiment l’hippisme en tant que sport et seraient heureux de le pratiquer.
Il ne tient qu’à eux, me direz-vous, de se satisfaire.
L’allée cavalière de la Promenade des Anglais ne leur offre-t-elle pas une piste, sinon idéale, du moins suffisante ?
Eh bien ! non, la piste de la Promenade des Anglais n’est pas suffisante.
Certes elle peut servir, elle sert même, mais ce n’est là qu’une demi-satisfaction accordée à l’équitation qui, pour un pays comme le nôtre, méritait mieux que cela.
Une corporation, très intéressée à cette question, celle des Maîtres-Cochers a du moins, émis cet avis et, faisant plus, après avoir posé la question a su la résoudre.
En une de ses récentes réunions, le Syndicat des Maîtres-Cochers a préconisé, pour l’aménagement d’un terrain hippique, l’ancien champ d’aviation de la Californie.
Fortement appuyée par de nombreux sportsmen et par la plupart des officiers de notre garnison qui seraient eux aussi, heureux de profiler de cette innovation, : nous ne doutons pas que les pouvoirs publics, n’encouragent l’initiative du Syndicat des Maîtres-Cochers. »
A cheval sur la Promenade des Anglais est un texte trotté depuis le journal « La Vie mondaine à Nice » du 30 novembre 1911.