Guerre en Italie avec Garibaldi

par JMS
Guerre en Italie avec Garbaldi

Guerre en Italie avec Garibaldi rappellent comment 25 niçois ou mentonnais ont participé aux combats qui ont permis d’achever l’indépendance italienne aux dépens de l’Autriche.  

” Voici les noms de ceux de nos concitoyens qui prirent part à la glorieuse expédition avec Garibaldi :

AUGER EDOUARD, né à Nice, d’Alexandre-Auguste Auger et de Thérèse Daren. Caporal au 56ème régiment, 8ème compagnie. Incorporé le 28 mai 1866. Agé de 22 ans.

BARALE AMBROISE, de Nice. Soldat au 3èmerégiment, 126ème compagnie. Incorporé le 30 mai 1866. A pris part à la rencontre du 3 juillet 1866. Est signalé présent sur la liste nominale des soldats de la 126ème compagnie, dressée le 5 juillet 1866 à Anfo, et paraphée par le capitaine-commandant G. Adolfo Venturini.

BOET MICHEL-LOUIS, de Nice. Soldat au 3e régiment, 18ème compagnie. Blessé à la main gauche, le 21 juillet, à Bezzecca.

BRACCO VICTOR, fils de Louis et de feu Gares ou Garis Margueritte. Né à Nice. Soldat au 26ème régiment, 26ème bataillon, 76ème compagnie. Incorporé le 12 juin 1866. Agé de 27 ans.

Niçois en guerre en Italie avec Garibaldi

BRERO LAZARE, fils de Fidèle Brero et de Carmela Mirsica. Né à Nice en 1842. Incorporé le 25 mai 1866. Il figure, le 9 juin 1866, avec une punition de deux jours de prison simple, appliquée par l’adjudant-major « pour avoir manqué la théorie ».

CARAVADOSSI FÉLIX, de Nice. Caporal au 26ème régiment, 78ème compagnie. A pris part au combat de Bezzecca, où il se conduisit avec une rare vaillance. Blessé, il reçut la médaille d’argent de la Valeur Militaire avec cette citation : « Par la rare valeur qu’il a déployée dans la journée pour se libérer des ennemis qui l’avaient fait prisonnier, brisa l’arme d’un soldat de l’escorte et, bien que blessé d’un coup de fusil, retourna parmi ses compagnons d’armes et continua à se battre. »

DUGO ANGE, né à Nice de feu Vincent et de feue Thérèse Luisoni. Soldat au 26ème régiment. Incorporé le 21 mai 1866. Agé de 25 ans.

FIGHIER’A CÉSAR, de Nice. Soldat au 1er bataillon de bersaglieri volontaires, 16ème compagnie. Incorporé le 11 juin 1866. Il est noté présent dans la liste nominale des hommes composant la compagnie le 31 juillet 1866, signée par le lieutenant Joseph Uziel.

Troisième guerre d’indépendance italienne

FISSORE PAOLO, né à Nice de Joseph Fissore et de Joséphine Durante. Soldat au 16ème régiment, 4ème bataillon et 15ème compagnie. Incorporé le 21 mai 1866. Agé de 21 ans.

GANDINI ADOLPHE, né à Nice, fils de Jean Gandini et de Jeanne Sander. Incorporé le 28 mai 1866 dans la compagnie volante. Soldat au 32ème régiment. A participé- au combat du 3 juillet 1866.

GIOAN AUGUSTIN, de Nice. Soldat au 3ème régiment, 16ème compagnie. Il figure à l’hôpital de Salo, dans la liste dressée à Caffaro, le 4 juillet 1866, par le commandant de sa compagnie, le capitaine Rafaelli Joseph.

GIOFFREDO ANTOINE, né à Nice de Jean Gioffredo et de Françoise Gastalon. Soldat volontaire au 28ème régiment, 78ème compagnie. Incorporé le 25 mai 1866.

GIUSTINIANI GABRIEL, de Nice. Soldat au 3ème régiment. Incorporé le 23 mai 1866 dans la compagnie volante. A pris part au combat du 3 juillet 1866.

MARINÏ EUSÈBE, de Nice, né en 1847 de Pierre Marini et de Elisa Camais. Soldat au 3ème régiment, 16ème compagnie. Incorporé le 23 mai 1866 dans la compagnie volante.

MAURAN CHARLES, de Nice, fils de feu Joseph Mauran et de la feue Joséphine Pettacchia.Soldat au 2ème régiment, 7ème compagnie.

MEREU LUCIEN, de Nice. Capitaine au 2ème régiment. Commandant la 7ème compagnie. Nommé capitaine le 31 mai 1866. A pris part à la bataille de Bezzecca et fut, pour sa bravoure, décoré de la médaille d’argent de la Valeur Militaire, avec la citation suivante : « Per valore dimostrato e pèr buona direzione data alla gua compagnia ». Dans la proposition d’avancement du 2 septembre 1866, signée par le commandant du régiment Acerbi on lit : « E’ un ufficiale molto sagace, attivo e pieno di coraggio. Commandera assai bene un bataglione, essendo anche molto pratico del servizio militare. »

Conflit austro-prussien de 1866

MEREU HONORÉ, de Nice. Soldat au 2ème régiment, 7ème compagnie, âgé de 20 ans, fils de feu Raimondo Mereu et de Madeleine Salvi. A pris part à la bataille de Bezzecca, au cours de laquelle il fut blessé grièvement et fait prisonnier par l’ennemi. A reçu la médaille d’argent de la Valeur Militaire avec la citation suivante : « Circondato dal nemico continuo à difendersi con la baionetta fincliè, gravemente ferito, fu fatto prigioniero. »

MILON ALEXANDRE, de Nice. Soldat au 2ème régiment, 7ème compagnie. Incorporé le 20 juin 1866.

PARODI LAURENT, de Menton. Soldat au 2ème régiment.

RAYBAUD NEPONUCÈNE, de Nice. Capitaine au 2ème régiment. Nommé capitaine le 29 mai 1866. Le 3 juillet est élevé au commandement de la compagnie du dépôt à Salo.

RAYNAUD FÉLIX, de Nice. Soldat au 2ème régiment, 3ème bataillon, 12ème compagnie.

ROSANO LOUIS, de Menton. Caporal au 3ème régiment. Figure à la compagnie formée à Anfo, le 4 juillet 1866, par le lieutenant Joseph Fontana.

Mentonnais en guerre en Italie avec Garibaldi

VACCHERI PAUL, né à Nice de Joseph Vaccheri et de Madeleine Grassi. Agé de 28 ans. Soldat au 2ème régiment, 78ème compagnie. Volontaire incorporé le 2 mai 1866.

VERAXI LOUIS, né à Nice, en 1843, de feu J-B. Verani et de Maria Borel. Caporal au 31ème régiment. Incorporé le 25 mai 1866 dans la 4ème compagnie.

VIAL GEORGES, né à Nice en 1847 de Joseph Vial et de Antonietta. Soldat au 36ème régiment. Incorporé le 1er mai 1866 dans la 12ème compagnie. A pris part au combat du 3 juillet 1866.

Telle est la liste des braves dont Nice peut, à juste titre, s’enorgueillir et qui firent partie de cette glorieuse phalange de héros dont le patriotisme élevé planait au-dessus des frontières, véritables soldats de J’humanité, offrant crânement leur vie pour le noble idéal du Droit des nations et de l’Indépendance des peuples opprimés.”

Guerre en Italie avec Garibaldi, qui relate la troisième guerre d’indépendance italienne, pendant le conflit austro-prussien de 1866, est un extrait du journal “L’Eclaireur du dimanche” du 4 juin 1922.

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