Repos à Collobrières est un article qui vante les attraits de ce village des Maures, dans le département du Var.
» Collobrières, au centre des Maures, au carrefour des routes qui le traversent, est une très vieille cité.
Ce fut d’abord un groupement de huttes, devenues ensuite des maisons petites et ramassées que l’on voit encore, construites au sommet d’un éperon que surplombe la vieille église romane, dominant à la fois la rivière du Collobrier et la route.
Le village s’est peu à peu étendu dans la vallée et au flanc du coteau, formant un ensemble à la fois harmonieux et pittoresque, grâce à ses grandes allées du platanes, les bords ombragés de la rivière et les bois de châtaigniers qui s’étendent jusqu’aux abords du village.
Collobrières bénéficie d’un climat tempéré l’hiver, grâce au voisinage de la mer, et d’une fraîcheur caractéristique l’été, grâce à la rivière qui le traverse et à la brise de la mer qui s’y fait sentir heureusement.
Outre sa vieille église, il est intéressant de visiter ses vieilles maisons voûtées, ainsi que le musée qui est surtout constitué par les œuvres d’un maître peu répandu, qui a légué la plus grande partie de ses œuvres, très vivantes d’ailleurs, à Collobrières: le peintre Agosta.
Mais ce qui accroît particulièrement le charme de la petite cité, c’est sa position dans le Massif des Maures.
En effet, multiples sont les excursions longues et courtes qui s’offrent au villégiaturant, venu à Collobrières pour y chercher le repos, la fraîcheur, le bon air et se remettre des fatigues de la vie intensive de la ville et des affaires. »
Repos à Collobrières est un texte découvert dans la revue « Le Var illustré » du 1er juin 1927.