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La Gestapo débarque à Nice
FRANCE

La Gestapo débarque à Nice

par JMS 29 août 2025

La Gestapo débarque à Nice est un récit tiré des mémoires de Simone Veil.

« Après la chute de Mussolini, dans l’été 1943, les Italiens signèrent un armistice et quittèrent la région.

On entra dans la tragédie.

Le 9 septembre 1943, la Gestapo débarquait en force à Nice, avant même les troupes allemandes.

Ses services s’installaient à l’hôtel Excelsior, en plein centre-ville, et déclenchaient sans coup férir la chasse aux Juifs que les Italiens avaient refusé de mettre en œuvre.

Les arrestations massives commencèrent aussitôt.

Elles étaient conduites par Aloïs Brunner, déjà célèbre à Vienne, Berlin et Salonique, avant de diriger le camp de Drancy.

Ma meilleure amie, camarade de lycée et éclaireuse comme moi, fut ainsi arrêtée dès le 9 septembre, ainsi que ses parents.

Je devais apprendre plus tard qu’ils avaient été gazés à leur arrivée à Auschwitz-Birkenau. »

La Gestapo débarque à Nice est un texte issu du livre « Une jeunesse au temps de la Shoah » de Simone Veil, publié en 2007.

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Exécution du chef niçois de la Milice
FRANCE

Exécution du chef niçois de la Milice

par JMS 18 juin 2024

Exécution du chef niçois de la Milice est un article qui revient sur la vie de l’officier de la Waffen SS Joseph Darnand.

 » Joseph-Aimé Darnand, né le 19 mars 1897 à Coligny (Ain), s’engagea en 1915 pour la durée de la guerre. Plusieurs fois blessé, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec huit citations, il reçoit la Légion d’honneur aux Invalides des mains du général Gouraud,

Il finit par s’Installer à Nice.

Engagement politique à Nice

A partir de 1925, devenu entrepreneur de déménagements, il adhère à l’Action Française et commence son activité politique. Il se rend fréquemment en Italie, d’où il ramène des armes qui sont livrées à divers groupements clandestins.

Darnand fréquente alors des Cagoulards notoires, mais Il n’appartient pas lui-même au C.S.A.R.

Le 13 juillet 1938, il est inculpé de complot contre la sûreté de l’Etat et arrêté.

Arrive la guerre, Darnand est bientôt chargé de la constitution d’un groupe franc de la 29ème D.I, avec lequel il effectue de nombreux coups le main.

Le 8 février 1940, à Forbach, l’un de ceux-ci, effectué avec son ami Agnelly, lui vaut d’être promu officier de la Légion d’honneur et de voir son courage célébré.

Fait prisonnier le ]9 juin 1940, il s’évade le 23 juillet du camp de Pithiviers et revient à Nice où Il reçoit trois nouvelles citations.

Dès son retour, Darnand a repris son activité politique.

Chef de la Milice

Bien que des rapports de police le présentent comme un aventurier et assurent que, durant la guerre d’Espagne, il fournit des armes aussi bien aux républicains qu’aux franquistes, il prend la tête du mouvement légionnaire, est nommé successivement membre du Tribunal d’Etat, inspecteur général des S.O.L., puis chef suprême de la Milice.

En 1944, Darnand devient membre du Conseil National, puis secrétaire d’Etat à l’Intérieur.

Une de ses premières activités sera de créer les forces du maintien de l’ordre, qu’il va employer à combattre par tous les moyens la Résistance.

Il devient alors le meilleur auxiliaire de la Gestapo.

Puis, vient la débâcle de la Wehrmacht. Avec 10.000 miliciens et leurs familles Darnand part pour l’Allemagne et devient un des membres du « gouvernement » formé par de Brinon à Sigmaringen. »

Extradé, il fut condamné le 3 octobre 1945 par la Haute Cour à la peine de mort, à la confiscation de ses biens et à la radiation de la Légion d’Honneur et de la Médaille Militaire.

Son exécution eut lieu le 10 octobre au fort de Châtillon.

Exécution du chef niçois de la Milice est un extrait du journal « France-Soir » du 4 juillet 1945.

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Mort du Jojo de Nice
FRANCE

Mort du Jojo de Nice

par JMS 15 avril 2024

Mort du Jojo de Nice est un récit qui raconte les exploits d’un jeune résistant jusquà sa mort tragique.

 » Joseph Arnaldi est né le 2 août 1926 à Beausoleil.

Elève du lycée de Nice pendant l’année 1941-1942, il constitua avec une dizaine de condisciples un groupe indépendant baptisé Jojo dont il prit la direction et qu’il affilia plus tard aux Groupes Francs de la Résistance française.

Agissant parfois avec le mouvement Combat, Arnaldi et ses camarades accomplirent une œuvre impressionnante, notamment des sabotages et l’établissement d’une carte des positions ennemies de Saint-Laurent-du-Var à Menton.

Le groupe accumule un important arsenal clandestin et repêche par 10 mètres de fond des armes jetées par les Italiens au moment de leur départ.

Le 6 juin 1944, Arnaldi demanda à cinq de ses amis d’aller recueillir des armes parachutées dans la région du Férion.

Le parachutage n’eut pas lieu, mais les cinq jeunes gens furent arrêtés par des miliciens sur le chemin du retour et livrés aux Allemands.

Torturés par la Gestapo, ils ne parlèrent pas.

Ils furent alors envoyés à Saint-Laurent-du-Verdon où, le 11 juin, ils furent fusillés par les Allemands résolus à se venger des pertes que les maquisards leur avaient infligés dans ce village.

Arnaldi continua son action avec une résolution de plus en plus affirmée.

Il participa les armes à la main à la libération de Nice, le 28 août 1944.

Il poursuivit l’ennemi qui battait en retraite ; le 16 septembre 1944, il traversa les lignes allemandes pour faire sauter le pont de la Mortola en Italie, mais il fut tué au cours d’un accrochage.

Son corps pût être ramené quelques jours plus tard.

Célébrées à l’église Notre-Dame, les obsèques de Joeph Arnaldi, héros de moins de vingt ans furent une des cérémonies les plus émouvantes de la période de la Libération. »

Mort du Jojo de Nice est un texte extrait du livre « Les Niçois dans l’histoire » publié en 1988 sous la direction de Michel Derlange.

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Le Mémorial des déportés juifs de Nice
FRANCEMONACO

Le Mémorial des déportés juifs de Nice

par JMS 21 février 2024

Le Mémorial des déportés juifs de Nice reprend un texte de Serge Klarsfeld affiché sur un panneau auprès de ce Monument.

« Après l’armistice de 1940, le département des Alpes-Maritimes où se trouvait la zone non occupée dite zone libre a été une terre de refuge pour de nombreux juifs.

A la mi-juillet 1942 de grandes rafles eurent lieu à Paris et dans la province de la zone occupée entraînant l’arrestation par la police de l’Etat Français et la déportation par les autorités allemandes de plus de 15000 juifs en un mois.

Le gouvernement de Pierre Laval sous l’autorité du Maréchal Pétain ayant accepté le transfert des camps de transit de Drancy en zone occupée de 10000 juifs considérés comme apatrides (allemands, autrichiens, polonais, tchèques, russes, baltes et indéterminés, les camps de juifs de la zone libre furent vidés et 4000 internés furent dirigés sur Drancy par trains spéciaux de wagons de marchandises et dans des conditions abominables.

Rafles à Nice

Il en fut de même pour 6000 juifs raflés le 26 août 1942 dans une gigantesque opération menée par la police de Vichy dans les quarante départements de la zone libres des familles entières furent arrêtées à l’exception des juifs ayant un conjoint français ou un enfant né en France.

A Nice furent regroupés à la Caserne Auvare les juifs appréhendés dans les Basses-Alpes, dans la Principauté de Monaco et dans les Alpes-Maritimes.

Les 554 juifs transférés à Drancy à partir de la Gare St Roch (Riquier) le 31 août 194, furent déportés vers le camps d’extermination d’Auschwitz Birkenau ( 16 des Hautes-Alpes, 45 de Monaco, et le reste en provenance des Alpes-Maritimes).

Une certaine tolérance permis à Nice aux juifs qui le souhaitaient, d’abandonner leurs enfants plutôt que de partir avec eux, exception qui fut utilisée par la plupart des parents.

Trois convois de juifs partirent ensuite de Nice le 6 septembre (64), le 7 octobre (42), le 10 novembre (11) pour le camp de rassemblement de Rivesaltes. Ils furent pour la plupart déportés après leur transfert à Drancy.

Pendant l’Occupation du Sud-Est de la France entre novembre 1942 et le 8 septembre 1943 et grâce aux autorités militaires italiennes opposées à la politique anti-juive des Allemands, de L’Etat Français et même de Mussolini, aucun juif ne fut déporté de la région préfectorale de Nice, à l’exception du journaliste Théodor Wolff extradé à cause de son opposition au nazisme à Berlin.

Déportation depuis Nice

A partir de l’occupation allemande de Nice (9 septembre 1943), à la suite de l’armistice signée entre l’Italie et l’Allemagne, les juifs français et étrangers furent arrêtés par la police secrète allemande, la Gestapo, et par ses supplétifs français ainsi que la Milice.

Les victimes de ces rafles extrêmement brutales furent internées dans l’Hôtel Excelsior, à proximité de la gare centrale de Nice, d’où elles furent transférées à Drancy dans des wagons attachés à des trains de voyageurs.

Pendant cette période (9 septembre 1943 au 28 août 1944) plus de 3000 juifs furent déportés (dont 31 de Monaco) et certains furent même assassinés sur place.

Ce mémorial porte les noms, prénoms, noms de jeune fille, âge et lieu de naissance de 3602 victimes déportées à partir des deux gares de Nice.

Ce mémorial, hommage de la Ville de Nice aux victimes de la Shoah, contribuera à un travail indispensable de transmission de la mémoire aux jeunes générations et de lutte contre les extrêmes.

Serge Klarsfeld. »

Le Mémorial des déportés juifs de Nice se trouve sur la colline du Château à l’entrée du cimetière israélite et a été inauguré le 30 janvier 2020.

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Les pendus de Nice
FRANCE

Les pendus de Nice

par JMS 5 septembre 2023

Les pendus de Nice est une histoire rappelle la tragique exécution de résistants par les forces d’occupation allemande.

 » Il faisait très beau, ce vendredi 7 juillet à Nice.

Des barrages imposants de police empêchaient toute circulation au carrefour de l’avenue de la Victoire et de la rue de l’Hôtel-des-Postes.

La foule, curieuse, s’amassait aux alentours. Tout le monde voulait voir ce qui allait se passer.

Soudain, une voiture de la Gestapo arrive au coin des Galeries Lafayette, en face du bar Caressa, suivie d’un camion.

Deux hommes sortent les premiers de la conduite intérieure noire ; Ils sont livides.

Des soldats allemands et des civils les encadrent.

Exécutions en pleine ville

Les deux hommes montent sur la plate-forme du camion.

Pendant ce temps, avec une échelle, un Allemand a accroché deux cordes à un réverbère.

La foule n’ose prononcer une parole devant une pareille barbarie.

La corde est passée autour du cou d’un des malheureux.

Avec un courage sublime, il saute hors du camion. Son corps se balance. La mort est instantanée.

Un cri étouffé des curieux, et c’est tout.

L’autre homme, les mains liées derrière le dos, attend son tour.

Il ne voit pas ce qui se passe.

Mais le cri de la foule lui fait tourner la tête juste au moment où son camarade s’élance dans le vide.

Il s’évanouit.

Les bourreaux sans pitié le relèvent, lui passent la corde autour du cou, serrent de toutes leurs forces et jettent le corps par-dessus le camion.

A la tombée de la nuit seulement, les deux cadavres furent enlevés par le même camion. »

Ainsi, mourraient les résistants FTP Séraphin Torrin et Ange Grassi, arrêtés le 4 juillet comme otages à Gattières.

Ils furent pendus, en plein jour, par les Allemands, aux réverbères des arcades de l’avenue de la Victoire, devenue depuis l’avenue Jean Médecin, et laissés là pendant plusieurs heures.

Les pendus de Nice est un texte découvert dans le journal « France-soir » du 6 octobre 1944.

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La Gestapo à Nice
FRANCE

La Gestapo à Nice

par JMS 26 juillet 2023

La Gestapo à Nice est un récit qui raconte les atrocités commises par cette police politique de l’Allemagne nazie.

 » Théodor Schœrer, ex-secrétaire de police à Augsbourg avait été nommé sous-chef de la Gestapo à Nice en 1943.

Il est actuellement incarcéré à la prison Chave, à Marseille, où il attend d’être déféré devant le Tribunal Militaire de la 9e Région.

La population du département des Alpes-Maritimes se souvient du rôle néfaste qu’il tint dans la répression féroce contre les patriotes.

Plusieurs d’entre eux furent torturés par lui et son complice Naegel.

C’est lui qui s’est rendu, ainsi, coupable de la mort des deux héros Torrin et Grassi, pendus à Nice, le 7 juillet 1944, de la mort de Robert Thivin, et des fusillades du plateau de la Dina, près de Puget-Théniers, en mai 1944. »

La Gestapo à Nice est un texte découvert dans le journal « Le Cri des travailleurs » du 29 août 1948.

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Couvre-feu sur Nice
FRANCE

Couvre-feu sur Nice

par JMS 23 juin 2023

Couvre-feu sur Nice est un récit qui raconte l’exécution d’un agent de la Gestapo.

 » A la suite du meurtre d’un agent de la Gestapo à Nice, tous les théâtres, tous les cinémas de la ville, ont été fermés.

Le couvre-feu a été imposé à 20 heures.

En outre, 20 personnes ont été déportées en Allemagne.

Et une prime de 500.000 francs est offerte à celui qui aidera à l’arrestation des assaillants de l’agent. »

Couvre-feu sur Nice est un texte extrait du journal « Alger républicain » du 8 avril 1944.

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La mort d'Alexis de Tocqueville
FRANCE

Mort d’Alexis de Tocqueville à Cannes

par JMS 7 avril 2020

Mort d’Alexis de Tocqueville à Cannes relate les derniers moments de l’auteur de De la démocratie en Amérique .

Repos forcé à Cannes

 » Les médecins, qui, après la première atteinte de sa maladie, l’avaient envoyé en Italie, dans le golfe de Sorrente, pour y rétablir sa santé compromise, l’envoyèrent alors dans le midi de la France, sur les côtes de la Méditerranée.

Il s’y rendit avec fatigue, mais avec espérance, et, toujours préoccupé de ce qui lui restait à faire, il écrivait sur ce chemin de la mort :

« Je vais à Cannes pour y passer l’hiver. Si je suis passablement portant, j’y travaillerai d’une manière efficace. »

Il demeura cinq mois à Cannes, dans une villa charmante dont le séjour, d’abord favorable, semblait promettre la guérison de son mal. Il y était avec sa fidèle compagne, qui ne le quittait pas, et il y recevait de longues visites de ses deux frères et de ses amis les plus chers, qui lui apportaient, avec les témoignages de leur tendre attachement, les douces distractions, de leurs entretiens.

Mort d’Alexis de Tocqueville

La terrible maladie n’en suivait pas moins son cours et le conduisait par degrés à l’issue fatale qu’on craignait autour de lui et dont, seul, il conservait l’heureuse ignorance.

Peu à peu les symptômes s’aggravèrent, l’affaiblissement s’accrut, il ne pouvait plus marcher, et, pour ajouter à sa tristesse, son épouse, que les fatigues et le chagrin avaient rendue malade, était retenue dans sa chambre par une inflammation des yeux qu’offensait le plus petit rayon de lumière.

Il était arrivé au dernier terme du mal, et il s’en croyait guéri.

Le 16 avril 1889, sur le fauteuil où il était étendu, au milieu des rêves d’avenir que lui inspirait son imagination invinciblement confiante, il expira doucement sans s’apercevoir des approches de la mort.

Ainsi finit, jeune encore et sans avoir terminé tout à fait sa tâche, le noble, le pur, le regrettable Alexis de Tocqueville. « 

Mort d’Alexis de Tocqueville à Cannes est extrait du livre « Nouveaux éloges historiques » de François-Auguste Mignet, édité en 1877.

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Catherine Ségurane

...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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