Hyères n’a pas le niveau est un article qui invite la Municipalité de la ville à rattraper son retard par rapport à ses rivales de la Côte d’Azur.
» Hyères est la station hivernale française par excellence, et on lui donne ce titre à dessein pour la distinguer des autres stations qui, sauf Cannes, sont bien plus italiennes ou cosmopolites que françaises, malgré vingt années d’annexion.
Hyères est à 14 kilomètres de Toulon, qui, lui, est à 17 h. 20 de Paris, train de 8 h. 55 du matin ou de 7 h. 15 du soir, et à 944 kilomètres de la capitale.
Elle est spécifiquement desservie par un chemin de fer s’embranchant à Toulon sur celui de Marseille à Gênes.
Située dans un cadre magnifique, qui fait l’émerveillement des hivernants, cette ville devenue moderne est bien propre, bien coquette.
Outre son climat partculièrement doux, Hyères possède une des plus belles plages du monde, à laquelle, malheureusement, il manque un établissement de bains, des cabines, un service, que possèdent les plus ignorées plages de Normandie ou de Bretagne.
Uun casino et des distractions à la mode lui font aussi défaut, pour lutter de pair avec les stations hivernales ses rivales, dont beaucoup n’ont,malgré leur vogue, aucun des agréments et des beautés de cette mignonne petite ville.
Malgré ces manques, ses attraits font que Hyères devrait être plus fréquentée.
La municipalité intelligente qui préside à ses destinées devrait chercher dans la publicité les attractions, les créations nouvelles, les moyens de réveiller le touriste et d’attirer le malade ; car il ne suffit peut-être pas, pour cela, d’éclairer le boulevard de la Gare à la lumière électrique. »
Hyères n’a pas le niveau est un texte extrait du journal « Paris-touriste » du 25 novembre 1883.