Voyage à Hyères

par JMS
Voyage à Hyères

Voyage à Hyères est une récit qui décrit cette station hivernale comme elle était au début du XIXème siècle.

« Voyons ce qu’on disait d’Hyères en 1836.

J’ai justement sous les yeux des notes d’un géographe qui travaillait au Guide pittoresque du voyageur en France, édité par Firmin Didot frères.

La ville d’Hyères est bâtie en amphithéâtre sur le penchant méridional qui regarde la Méditerranée et jouit d’une perspective délicieuse sur uue plaine magnifique, sur la mer et sur les riantes îles auxquelles elle donne son nom.

Le printemps y est continuel, et l’hiver, qui, dans les autres contrées de la France, attriste et engourdit la nature, respecte ce canton favorisé et y laisse presque toujours régner une température douce qui y entretient la verdure et la végétation.

Les hautes cîmes des palmiers balançant leur brillant feuillage, dominent un jardiu sans limites où abondent les fleurs éclatantes et les fruits dorés de l’oranger. C’est un immense jardin, que termine seul l’azur des eaux confondu avec l’azur du ciel.

L’intérieur de la ville n’a rien de séduisant.

La plupart des rues sont étroites, escarpées, tortueuses et fort mal pavées.

La place Royale, vaste et symétrique, mais triste et mal entretenue, est décorée d’une colonne supportant le buste de Massillon.

Le faubourg est le quartier le plus propre et celui que préfèrent les étrangers ; on y voit des hôtels d’où l’on jouit d’une perspective admirable sur une plaine couverte d’orangers, de citronniers, de vignes et d’oliviers. »

Voyage à Hyères est un texte extrait du journal « Paris-touriste » du 25 novembre 1883.

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