Passion Riviera
LE BLOG DES MEMOIRES DE LA RIVIERA
  • Accueil
  • FRANCE
  • ITALIE
  • MONACO
  • A propos
  • Contact
Etiquette:

lavandières

Détourner le Paillon de Nice
FRANCE

Détourner le Paillon de Nice

par JMS 23 octobre 2025

Détourner le Paillon de Nice raconte un projet visant à gagner de la place pour construire de nouveaux bâtiments sur son cours.

 » La place Masséna ouvre sur un beau quai établi le long d’un large torrent nommé le Paillon qui traverse Nice dans toute son étendue.

Ce torrent, presque toujours à sec, dépare beaucoup le coup d’œil de cette ville, montrant presque toute l’année, entre deux magnifiques quais, son lit de cailloux, entre lesquels coule dans un coin à peine un mince filet d’eau, le reste servant aux blanchisseuses de Nice de lieu d’étendage pour faire sécher leur linge.

Le Paillon occupe donc à Nice un terrain précieux.

Aussi, est-il fortement question de détourner ce torrent et de le faire se jeter quelques kilomètres au- dessus de la ville et on en convertirait l’emplacement en un magnifique boulevard, bordé de belles maisons et ornés de squares et de jardins plantés d’arbres, avec un grand bâtiment destiné à servir aux étrangers de cercle et de lieu de réunion etc. etc.

Ce projet, s’il se réalise, promet à Nice un avenir brillant. »

Détourner le Paillon de Nice est un récit qui date de…1863. Il figure dans le livre de Clément Balme intitulé « Mon voyage à Nice ».

Le Paillon ne sera finalement pas détourné mais recouvert.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Séjour à Nice (5)
FRANCE

Séjour à Nice (5)

par JMS 8 novembre 2024

Séjour à Nice est un récit, en plusieurs épisodes, qui décrit les agréments de cette ville de la Méditerranée.

 » Il y a quatre choses qu’on ne peut guère oublier en parlant de Nice.

C’est là qu’est venu mourir le violoniste Paganini après avoir ému l’Europe entière par l’accent inimitable de son merveilleux archet.

C’est là qu’Alphonse Karr, après avoir longtemps cultivé sa revue Les guêpes, dont l’essaim bourdonnant et redouté a fait tant de cruelles piqûres, s’est mis à cultiver les fleurs.

Le touriste, en suivant le quai du Paillon, voit tout à coup une enseigne se dresser avec ces mots qui font sourire les Parisiens : Alphonse Karr, jardinier.

Si c’est une fantaisie, elle est lucrative. En tout cas, j’aime mieux le second commerce d’Alphonse Karr que le premier : il vaut mieux fournir aux abeilles leur miel qu’aux guêpes leur poison.

Le troisième souvenir de Nice qu’il est impossible d’omettre, c’est le Paillon lui-même.

Les Niçois lui ont construit un beau quai, sous prétexte que le Paillon est un fleuve, et ils se fâchent contre les voyageurs qui prennent ce lit sans eau, où les marchandes de fruits viennent étaler leurs tréteaux, pour une route, demandant pourquoi on s’est donné la peine de rejoindre par deux ponts les deux bords de ce ravin aride, qu’il faudrait arroser pour y faire pousser quelque chose.

Il faut convenir que pendant la plus grande partie de l’année le Paillon est un fleuve problématique ; sans doute il mérite le nom de fleuve en tant qu’il a une issue ouverte sur la mer ; il pourrait donc mêler ses flots à la Méditerranée, mais il ne profile ni de ce droit, ni de cette issue, par une raison très simple et très péremptoire, c’est que la plus grande partie de l’année, il n’a pas d’eau.

Cependant, ni les quais destinés à le contenir, ni les ponts qui traversent son lit ne sont des objets de luxe.

Le fleuve problématique devient, en effet, à la fonte des neiges, un torrent très-réel.

Quand la débâcle arrive, et que les eaux descendent en nappes brillantes du haut des montagnes, alors on peut prévoir d’une manière certaine que le Paillon va paraître.

Aussitôt un messager entre dans le lit du fleuve el exécute une fanfare ; c’est un avis donné aux marchands qui ont usurpé le domicile du fleuve absent de déguerpir au plus vite, parce que le Paillon, de retour des montagnes, va rentrer chez lui.

Il y rentre, en effet, et en maître. Il remplit en un instant de ses flots bouillonnants son lit un moment auparavant vide, précipite son cours torrentueux, qui souvent franchit les quais, et va déraciner au loin les orangers et les aloès qu’il entraîne vers la mer, où il se jette avec furie. »

Séjour à Nice (5) se poursuit avec l’épisode Séjour à Nice (6).

Cette histoire peut aussi vous séduire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
L'eau sale de Nice
FRANCE

L’eau sale de Nice

par JMS 3 octobre 2024

L’eau sale de Nice est une histoire qui rappelle que la ville n’a pas toujours été d’une propreté exemplaire.

 » Décidément Nice, que les affiches et les journaux intéressés nous vantent tant, est loin de répondre au torrent d’éloges que la publicité lui fait.

Ainsi, l’auteur bien connu, Alphonse Karr, dont la partialité pour la cité niçoise n’est un mystère pour personne, donnent-il des détails peu ragoutants ans sa revue « Les guêpes ».

Nice conserve dans la partie la plus fréquentée un cloaque immonde au-dessus duquel les oiseaux n’osent pas passer dans la crainte d’être asphyxiés, et qui fait faire aux promeneurs un long détour pour l’éviter.

La ville entière est traversée par le torrent du Paillon —ce torrent qui, les jours d’orage, roule des eaux furieuses, ne présente le plus souvent aux yeux que des chèvres qui y broutent et du linge qui y sèche.

A son embouchure seule, s’étend une flaque infecte produite par les égouts de la ville, qui s’y donnent rendez-vous.

La mer amoncelle un mur de galets qui emprisonne ce marais fangeux et pestiféré et l’empêche de s’écouler.

Cette mare infecte a un usage qu’il vous serait impossible de deviner et difficile de croire, même après que je vous l’aurai dit :  C’est là qu’on lave, en grande partie, le linge de la ville, qui n’a pas de lavoirs publics. »

L’eau sale de Nice est un texte trouvé dans le journal « L’Écho des Pyrénées » du 18 février 1875.

Cette nouvelle histoire peut aussi vous séduire.

0 FacebookTwitterPinterestEmail
Episode 24 des Mystères de la Riviera
FRANCE

Episode 24 des Mystères de la Riviera

par JMS 14 février 2020

Episode 24 des Mystères de la Riviera s’intéresse à un quai aujourd’hui disparu dans une ville de la Riviera.

Le long d’un fleuve, vers 1880, les badauds pouvaient se promener tout en longeant l’hôtel de France.

Mais dans quelle ville sommes-nous ?

Et comment s’appelle le quai sur lequel il y a foule ?

Les réponses à ces questions sont disponibles en cliquant ICI.

Episode 24 des Mystères de la Riviera n’oublie pas que le fleuve coule toujours sous nos pieds.

0 FacebookTwitterPinterestEmail

NOS ILLUSTRES

NOS ILLUSTRES

Catherine Ségurane

...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

TOUJOURS EN CONTACT

Facebook Twitter Instagram Email

Articles les plus lus

  • 1

    Villefranche est le port de la Savoie

  • 2

    Etat de siège dans la vieille ville de Nice

  • 3

    Maisons closes à Nice

  • 4

    Pas de sépulture pour le musicien de Nice

  • 5

    La déesse de l’Esterel

Catégories

  • FRANCE (1 332)
  • ITALIE (125)
  • MONACO (352)
  • Facebook
  • Twitter
  • Instagram
  • Email

Passion Riviera - Le blog des mémoires de la Riviera


Retour en haut de la page
Passion Riviera
  • Accueil
  • FRANCE
  • ITALIE
  • MONACO
  • A propos
  • Contact
Ce blog utilise des cookies pour améliorer votre expérience. En continuant de naviguer sur ce blog, vous acceptez l'utilisation de ces cookies.