Maison close à Ollioules est un article consacré au miieu de la prostitution de Marseille et Toulon.
» Aujourd’hui a commencé, devant la Cour d’assises du Var, le procès d’Ange Salicetti, accusé d’avoir tué, le 25 septembre 1937, le nommé Graziani, propriétaire de plusieurs maisons de tolérance sur la Côte d’Azur.
Ce drame est un épisode sanglant de la lutte entre bandes rivales du milieu marseillais.
Un consortium des tenanciers de maisons spéciales régit toute l’activité des trafiquants de chair humaine dans cette région, avec interdiction aux petites bandes ou aux isolés de « travailler » seuls.
Tous les moyens sont bons pour se débarrasser d’un individu gênant, qui ne veut pas se soumettre à la loi du milieu.
C’est ainsi que, le 17 août 1936, des individus en auto abattaient lâchement, boulevard de Strasbourg, à Toulon, le nommé -Mohamed Gourachi.
La bande dont faisait partie Gourachi devait, un an plus tard, venger la victime.
Le 25 septembre 1937, devant la porte de « La Source ». établissement spécial, situé dans les gorges d’Ollioules, le meurtrier présumé de Mohamed Gourachi est abattu à coups de revolver.
C’est Grasiani, tenancier de maisons closes à Toulon et à Marseille, appartenant aux équipes qui soutenaient le maire Escartefigues dans sa campagne électorale.
Ange Salicetti est dénoncé et arrêté.
Le 28 mars i938. le dénonciateur, Raffaeli était à son tour assassiné, à Marseille, devant la porte de son garage.
Salicetti, accusé du meurtre du « caïd de maisons closes Graziani, comparatt aujourd’hui devant les jurés qui siègent à Draguignan.
En raison des mauvaises fréquentations qu’avaient également: l’accusé et la victime, un service d’ordre très important est disposé autour du palais de justice.
Le président procède à l’interrogatoire et l’accusé, très pâle, répond calmement.
Il nie énergiquement être l’auteur du crime et affirme que son accusateur Raffaeli a menti. »
Maison close à Ollioules est un récit tiré du journal « L’Humanité » du 17 janvier 1939.