Démissions au Carnaval de Nice

par JMS
Démissions au Carnaval de Nice

Démissions au Carnaval de Nice est le dix-septième épisode d’articles consacrés à l’histoire du Carnaval de Nice.

« En 1876, parurent deux chars également remarquables : l’un représentait Catherine Ségurane, l’héroïne niçoise, défendant le château contre les Turcs ; l’autre représentait un vieux manoir en ruine où voletaient des chauves-souris.

L’attribution du premier prix entre ces deux chars divisa le Comité et la population.

La majorité du Comité se prononça pour le char de Ségurane.

La minorité du Comité concourut à une souscription ouverte dans la ville pour témoigner au char des Chauves-Souris l’admiration publique.

Une superbe bannière fut achetée qui, exposée chez M. Faissolla, miroitier, en face de l’Opéra, maintenait un rassemblement constant dans la rue St-François de-Paule.

A la suite de ces incidents, le Comité donna sa démission.

La crise se termina par la formation d’un autre Comité présidé par M. le duc de Castries, beau-frère du maréchal de Mac-Mahon, alors président de la République. M. Andriot Saëtone, dont le concours était jugé indispensable, conserva les fonctions de secrétaire.

L’année 1877 marque une date importante : le Comité des Fêtes avait si bien prouvé son utilité que, réalisant le vœu de tous, la municipalité de Nice l’officialisa en le rendant permanent.

C’est depuis cette année que le Comité des Fêtes du Carnaval de Nice est un rouage essentiel de la vie niçoise.

De même que les souverains fastueux ont des surintendants des Beaux-Arts, la Ville de Nice, centre des Pays d’Azur, cœur d’une région de plaisance, a créé de toutes pièces un organisme qui lui était nécessaire : une administration des réjouissances publiques. »

Démissions au Carnaval de Nice se poursuit avec l’épisode intitulé « Le Carnaval de Nice innove ».

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