Pêche aux oursins à Monaco

par JMS
Pêche aux oursins à Monaco

Pêche aux oursins à Monaco est une histoire qui raconte cette activité pratiquée tant par les pêcheurs professionnels que par les touristes.

” Voici venir à Monaco la saison de pêche favorable à la cueillette des oursins, ces châtaignes de mer dont les gourmets aiment à manger l’intérieur, contenant une chair granuleuse ressemblant fort à une laitance rougeâtre, renfermée dans une douzaine de compartiments sphéroïdes.

Oursins monégasques

L’oursin se trouve donc en grande abondance sur les plages et les rochers de Monaco. Son test est hérissé de piquants, et c’est à cause de cela que quelques fantaisistes l’ont appelé le hérisson des coquillages.

Les oursins de Monaco sont souvent de la grosseur d’une pomme, et c’est à cause de cette grosseur qu’ils sont prisés davantage par les amateurs. Les piquants de l’oursin sont courts, rayés et de couleur généralement violette.

Sur les côtes de l’Océan, c’est surtout au printemps que l’oursin abonde sur les marchés ; mais sur le littoral de la Méditerranée, où le printemps et l’hiver sont une même saison, c’est au mois de décembre et de janvier que la pêche de l’oursin est la plus productive.

Repas entre amis

L’oursin se plaît dans les sables, aussi bien que dans les interstices des rochers, entre deux pierres ou au milieu des algues ; rien n’est donc plus facile que de les pêcher soit avec une épuisette, soit avec la main, qu’il faut avoir soin de tenir gantée.

Je parle ici pour les amateurs.

Quant aux pêcheurs de Monaco, les uns emploient tout simplement un long bâton au bout duquel est fixé un double crochet en fer qu’ils plongent dans le corps de l’oursin.

Les autres se contentent de prendre un long roseau à l’extrémité duquel ils pratiquent une incision cruciale ; puis, au moyen d’un bouchon, ils écartent les quatre pointes produites par l’incision et plongent sur l’oursin cette fourche à quatre dents.

Il arrive bien souvent à ces derniers de manquer leur coup et d’être obligés de revenir à la charge ; mais comme la difficulté plaît aux… pêcheurs, ils recommencent gaiement, et finissent par ramener leur proie convoitée dans le cabas où elle va rejoindre ses congénères.

Un pêcheur obstiné et chanceux peut ordinairement rapporter au logis, après deux ou trois heures de chasse aux oursins, de dix à douze douzaines de ces crustacés, et quand les ovaires sont pleins, — ces ovaires rougeâtres et d’un goût exquis, — le pêcheur et ses amis, — car on ne mange jamais des oursins tout seul, — se régalent comme des dieux.”

Pêche aux oursins à Monaco est un texte pêché dans le journal “La Chasse illustrée” du 30 novembre 1867.

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