Les Sablettes à Carqueiranne est un histoire qui raconte le bonheur de séjourner dans cette station d’hiver de la Côte d’Azur.
» Carqueiranne ?
« Un petit port où s’amarrent côte à côte barques de pêcheurs et barques de plaisance, une plage où les pins se penchent sur les flots, un renom de bonnes bouillabaisses… ».
Evidemment, Carqueiranne, c’est un peu cela, mais il y a autre chose et mieux.
D’abord, Carqueiranne est le nom du village distant de la mer de près d’un kilomètre : le hameau qui mire dans les flots ses villas et ses cabanons, le hameau qui s’enorgueillit de ses pins et de sa bouillabaisse a nom « les Sablettes ».
Il est pittoresque et charmant et le touriste, descendu en hâte de la gare où le déposa le petit train éternellement essouflé, s’émerveillera du paysage et aussi du panorama.
Il errera, charmé, sous les quelques arpents de pinède que leurs propriétaires ont bien voulu ne pas enclore de murs, et s’il est renseigné, il visitera le féerique jardin de MM. Jahandiez, la splendide roseraie de M. Coufourier, l’atelier de ce magnifique artiste qu’est Stany Sassy.
Après quoi, assis sous les pins vénérables du « Restaurant Richiardi », il savourera la plus exquise des bouillabaisses, tout en contemplant l’horizon où se profilent mollement par delà les collines de Giens, les îles d’Hyères. »
Les Sablettes à Carqueiranne est un texte trouvé dans la revue « Le Var illustré » du 1er juin 1927.