Les menhirs de Collobrières est un récit qui décrit ces étranges mégalithes du département du Var.
» Une surprise attendait M. Casimir Bottin un des pionniers de l’archéologie préhistorique, lorsqu’il voulut aller revoir un certain menhir qu’il avait remarqué, à l’extrémité sud-ouest de la plaine Lambert, à Collobrières, dans le Massif des Maures.
Il y avait toujours là une aiguille pointue en gneiss micacé, dressée comme une colonne de section légèrement ovalaire, sur 2,90 m de haut et 1,36 de pourtour.
Miracle !
La colonne s’était doublée d’une autre, grande 3 m de haut et de 1,70 m de tour.
Renseignements pris, cette dernière avait été découverte récemment, couchée presque à fleur du sol, et le propriétaire, à grands frais, et à force de machines, l’avait fait remettre dans sa position supposée primitive, à 10 m environ de l’autre.
Dommage seulement qu’une aussi intéressante opération se soit passée en dehors de tout contrôle préhistorique, et sans fournir à la science le grand profit qui, sans frais,, pouvait lui être offert ! «
Un autre menhir a été découvert, en 1987, et replanté au bord de la route qui permet d’accéder à la plaine Lambert.
D’après une légende locale, les menhirs marquent l’entrée d’un souterrain creusé par les moines et conduisant à la Chartreuse de la Verne.
Les menhirs de Collobrières est un texte exhumé du « Bulletin de la Société préhistorique de France » du 1er janvier 1908.