Passion Riviera
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poésie

UNA CASSIA DOUI PERVENCA
FRANCE

Una cassia doui pervenca

par JMS 23 octobre 2025

Una cassia, doui pervenca est un poème en niçois de Touana de la Buffa sur la beauté des fleurs et la grâce des niçoises.

Una cassia, doui pervenca

 » En passegian, esto matin,

Ai cueillit au pas doù masage,

Perladi d’aigai. matutin,

Tre flou, per pougne au tiéu corsage :

Cassia d’or dont lou fueillage

Es la dentela dei jardin ;

Pervenca blu, qu’un peu sauvage

M’a pourjut dapé doù camin.

La flou d’or es la chivulura

Coronan la tiéu carnadura ;

Doui pervenca, lu gran uès blu

Per qu, de luen, m’escarmonissi.

Tant ben pcrmeté que lu fissi

Per non lu quitar jamai plus ! « 

Touana de la Buffa en 1921.

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Un poète niçois s'en va
FRANCE

Un poète niçois s’en va

par JMS 1 avril 2024

Un poète niçois s’en va est un récit qui raconte la vie d’Eugène Emanuel.

 » Eugène Emanuel naquit à Nice le 28 décembre 1817 et y mourut le 23 avril 1880.

Descendant de toute une lignée de Niçois, il était le petit-fils de Joseph Emanuel, qui fut maire de Nice, sous la Révolution, de 1797 à 1799 et qui mourut cette année-là victime de l’épidémie de typhus qui sévissait alors à Nice.

Serviteur de la justice

Eugène Emanuel, après de solides études au Collège Royal des Jésuites de Nice, une fois ses diplômes de droit conquis, débuta dans la magistrature comme greffier de justice de paix à Villars-du-Var, en 1842.

Il occupa successivement les postes de Saint-Etienne, de Contes, en 1849, et de Nice comme secrétaire de la judicature extra muros, en 1851.

Un décret royal du 16 juillet 1853 le nommait notaire à Nice. Par la suite, il fut greffier du Tribunal de première instance d’Oneille, de Modène, et termina sa carrière comme greffier de la Cour d’Appel de Gênes, où il prit sa retraite en 1875.

Serviteur de la poésie

Si Eugène Emanuel a écrit quelques ouvrages sur l’histoire de Nice, c’est surtout comme poète qu’il nous est connu, car nul ne sut comme lui chanter notre belle Nice, ses riantes collines, sa mer et son ciel.

Poète dans toute l’acception du mot, il a écrit dans un niçois savoureux et impeccable, li Cansoun Niçardi, toutes consacrées au terroir.

Peintre de la vie intérieure, il a décrit puissamment les douceurs du foyer natal, les sentiments du volontaire de 1848, et lorsqu’il évoque notre fin dernière, c’est avec des accents d’une simplicité majestueuse :

Un trau per si casa

Cercan toute la vida

Ma non pouden quielà

Jusqu’à coursa accomplida

Alors un trau

N’en dona lo repau

Mais ce qui domine dans toute son œuvre poétique, c’est ce sentiment d’amour, d’admiration et d’orgueil qu’il a pour sa Nice aimée : La Mieu Bella Niça ; La Pesca ; Segurana ; Beuluec et San Gioan, sont autant de tableaux puissamment brossés, chaudement colorés, véritables modèles de savoir poétique, frappés au coin de la plus pure inspiration. »

Un poète niçois s’en va est un texte issu du journal « L’Éclaireur du dimanche » du 8 juin 1924.

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Jacques Delille
FRANCE

Eloge à la beauté de Nice

par JMS 6 mars 2024

Eloge à la beauté de Nice révèle une des premières oeuvres littéraires qui lance la Côte d’Azur.

 » O Nice ! heureux séjour, montagnes renommées,

De lavande, de thym, de citron parfumées ;

Que de fois sous tes plants d’oliviers toujours verts,

Dont la pâleur s’unit au sombre azur des mers,

J’égarai mes regards sur ce théâtre immense !

Combien je jouissais ! soit que l’onde en silence,

Mollement balancée, et roulant sans efforts,

D’une frange d’écume allât ceindre ses bords ;

Soit que son vaste sein se gonflât de colère;

J’aimais à voir le flot, d’abord ride légère,

De loin blanchir, s’enfler, s’allonger et marcher,

Bondir tout écumant de rocher en rocher,

Tantôt se déployer comme un serpent flexible,

Tantôt, tel qu’un tonnerre, avec un bruit horrible,

Précipiter sa masse, et de ses tourbillons

Dans les rocs caverneux engloutir les bouillons.

Ce mouvement, ce bruit, cette mer turbulente,

Roulant, montant, tombant en montagne écumante,

Enivraient mon esprit, mon oreille, mes yeux ;

Et le soir me trouvait immobile en ces lieux. »

Eloge à la beauté de Nice est un extrait d’un poème en quate chants intitulé « Les Jardins » de Jacques Delille, publié en 1780.

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Tamaris-sur-Mer
FRANCE

Tamaris-sur-Mer

par JMS 15 novembre 2021

Tamaris-sur-Mer est un poème qui chante la beauté et le charmes de cette station balnéaire au bord de la mer Méditerranée.

« Pays de Tamaris…

Golfe où la vague est courte et paraît moins amère,

Plage où le soleil d’or brûle un sable d’argent,

D’avoir pu renoncer à vous j’ai bien souvent

Le désespoir et la colère…

Le souvenir de l’onde où se meurt votre ombrage,

Ô pins que le désir de vous voir a penchés,

M’a trop longtemps tenu pensif et détaché

Des jeux qui font ailleurs les plaisirs de mon âge…

Et vous, îlots têtus, qui flottez dans l’écume

Bellement couronnés de cheveux d’algue au front,

Archipels éperdus au bas des horizons ;

Voiles des barques dans la brume !

Jardins de Carqueiranne, ô côtes de Provence,

Où le ciel est plus bleu d’un lumineux espoir,

Fixeriez-vous encor mes yeux comme un miroir,

Pays de Tamaris, décor de mon enfance ?

Tamaris-sur-Mer est un poème de Jean Fabre, extrait de « L’Ile sonnante : petite revue des lettres » de novembre 1910.

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Poésie à la Principauté de Monaco
MONACO

Poésie à la Principauté de Monaco

par JMS 8 septembre 2021

Poésie à la Principauté de Monaco est une ode dédiée aux charmes de la Principauté composée par le poète Louis-Joseph Béor.

Voici quelques quatrains de sa poésie :

 » Auprès des peuples valeureux,

Les petits peuples ont leur gloire,

Ne sont-ils pas les plus heureux,

Les peuples qui n’ont pas d’histoire ?

Monaco ! Belle, je t’admire,

Le monde entier est ton amant,

De tous côtés, entendez dire,

Est-il-un endroit plus charmant !

Quand on laisse ce coin de terre,

Pays d’heureuse Liberté,

L’œil est triste et le cœur se serre,

Du regret de l’avor quitté ! « 

Poésie à la Principauté de Monaco est un extrait d’un poème de 1876.

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Le poète d’Antibes
FRANCE

Le poète d’Antibes

par JMS 28 juin 2021

Le poète d’Antibes rappelle le souvenir de Paul Arène qui vint y passer plusieurs hivers dans l’hôtel d’un de ses amis.

« Le poète Pierre Devoluy, qui fut l’ami de Frédéric Mistral, raconte les souvenirs sur son ami le poète Paul Arène, trop tôt disparu.

Les séjours du poète à Antibes

« Paul Arène s’en vint un jour habiter à Antibes.

Il adorait cette petite ville qui devait faire plus tard la joie de Georges Sand et de Guy de Maupassant.

Que d’heures exquises j’ai passées avec Paul Arène à Antibes en 1893 et en 1894.

Il venait y passer l’hiver, en partie chez son ami Riouffe, en partie à l’Hôtel National et d’Alsace.

Nous allions souvent tous deux nous promener autour d’Antibes qui n’était pas encore le pauvre oiseau plumé qu’on voit aujourd’hui, ses remparts ayant été abattus.

En particulier nous visitions l’ilette, cette délicieuse calanque qui a été comblée avec les déblais des remparts et au bord de laquelle une sorte de construction en bois figurant un bateau avait été le théâtre idéal de l’aventure de sa célèbre nouvelle « Le Canot des six Capitaines ».

Le poète pêche à Antibes

« Là, sur le petit promontoire, Arène me dit les choses les plus délicieusement simples, sur les pêcheurs la pêche, les poissons de roche, l’amour, les femmes.

Le dimanche il était rare que nous n’allions point, sous les pins de Notre-Dame de la Garoupe savourer la vraie bouillabaisse avec les pêcheurs et que nous mangions dans les traditionnelles écuelles de liège.

Arène savait tout des pêcheurs et de la pêche.

Il adorait séjourner dans les petits cafés de la porte marine à Antibes, y entendre ce peuple si original et si coloré.

Arène mourut à Antibes en 1896, dans cet Hôtel National et d’Alsace où j’avais connu près de lui de si belles heures. »

Le poète d’Antibes est un extrait du journal « Le Journal » du 17 février 1942.

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Poème pour Bordighera
ITALIE

Poème pour Bordighera

par JMS 6 avril 2021

Poème pour Bordighera est un texte de Charles Garnier où il fait de cette ville de la Riviera italienne un Paradis terrestre. Charles Garnier est un célèbre architecte. Au nombre de ses constructions, il y a l’Opéra de Paris.


« Bordighera
Quand Adam fut chassé du Paradis terrestre,
Dieu lui dit : Ce jardin, que tu vas regretter,
Tu ne le verras plus, je le mets sous séquestre;
Mais j’en sais un plus beau que tu peux souhaiter. –
De quel côté?
Vers l’ouest, marche, équestre ou pédestre.
Tu le rencontreras, marche sans t’arrêter
Jusqu’à la douce plage où la montagne alpestre,
Se baigne dans la mer, qui la vient refléter.
Adam partit, il vit Malte, Naples, Sorrente,
Ce n’est pas mal, c’est vrai mais l’Éden valait [mieux;
Allons toujours. –
Que vois-je?
Oh pays merveilleux! Flots d’azur, palmiers verts, fruits d’or, flore odorante.
L’Éden est enfoncé! je reste ici; hurrah!
Je le crois fichtre bien : c’était Bordighera ! »


Poème pour Bordighera figure dans un supplément littéraire du journal « Le Figaro » du 22 mars 1884.


Enfin, on rappellera que Charles Garnier a aussi construit l’Opéra de Monte-Carlo.

De plus, il vivait avec sa famille à Bordighera dans une villa qui porte désormais son nom, la villa Garnier.

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Poème d'amour de Jules Romains pour Nice
FRANCE

Poème d’amour de Jules Romains pour Nice

par JMS 14 mai 2020

Poème d’amour de Jules Romains pour Nice met en rime l’attachement que cet écrivain a gardé pour cette ville où il a enseigné.

« Toi surtout, Nice, dis-nous, de ta bouche parfumée,

Que tu acceptes le temps, que tu te plais à toi-même ;

Que jamais rien n’a valu ces loisirs et cet azur ;

Qu’il n’y a jamais rien eu de plus beau que cette foule

Qui s’abandonne au soleil devant les palais de stuc,

Tandis que la file d’autos infiniment luisante

Fait le bruit d’un seul baiser courant le long d’un bras nu.

Nice allègre, nette et lisse,

Le tourment qui nous habite,

Aide -nous à l’assoupir,

Aide-nous à déplisser

Le front d’homme qui médite ;

Le front blanc trop haut montant

Qui mesure et contredit.

Nice de la Halle aux Fleurs,

Désencombre aussi le cœur

Plein de raisons fourmillantes ;

Désenchevêtre les nerfs,

Desserre l’étau des tempes.

Bouche amollie et ardente,

Belles lèvres de ce Temps,

Afin de nous apaiser,

Promenez votre baiser

Sur nos paupières battantes. »

Poème d’amour de Jules Romains pour Nice est composé de vers qui proviennent d’un recueil intitulé L’homme blanc.

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Brève n°31 de Passion Riviera
FRANCEITALIE

Brève n°31 de Passion Riviera

par JMS 16 décembre 2019

Brève n°31 de Passion Riviera révèle de courts fragments de l’histoire de la Riviera et de ses habitants au cours du temps.

« Les Italiens sont des Français de bonne humeur. »

Mots de l’artiste Jean Cocteau, qui a régulièrement séjourné sur la Côte d’Azur en particulier à Menton.

Brève n°31 de Passion Riviera espère vous donner envie de consulter régulièrement le blog Passion Riviera.

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Catherine Ségurane

...Catherine Ségurane est une héroïne niçoise qui s'illustra lors du siège de Nice en 1543...

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